À l’instar d’autres responsables politiques de l’opposition, Jean Ping a rejoint, samedi 12 octobre, la contestation lancée récemment sur les réseaux sociaux contre la décision de transférer à la Caisse des dépôts et consignation (CDC) certains titres fonciers appartenant à l’État». Le leader de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) craint de «voir les Gabonais sans racines sur leur propre sol».

La campagne citoyenne “Touche pas à ma terre !” intéresse Jean Ping. © D.R.

 

Jean Ping, le 12 octobre 2019, à Libreville. © Gabonreview

Lancée récemment sur les réseaux sociaux, la campagne “Touche pas à ma terre !” continue d’engranger des soutiens parmi les politiques. Ce samedi, c’est Jean Ping qui a rejoint la cause, jugeant «alarmante» la décision du Conseil des ministres du 2 octobre de transférer gracieusement à la CDC l’ensemble des titres fonciers appartenant à l’État, à l’exception de ceux affectés à l’usage des services publics, des collectivités locales et des forces de défense et de sécurité. L’opposant dit ne pas croire au «prétexte» de l’intérêt général censé justifier cette décision.

«Le peuple gabonais a appris à se méfier du masque de l’intérêt général, dont se prévalent les décisions de la mafia qui a pris le contrôle de l’administration et de l’État», prévient le patron de la CNR, selon qui cette «mesure dangereuse n’a d’autre nom que l’accaparement des terres» et le dépouillement des populations «pour cause d’utilité privée».

Dubitatif quant au véritable but visé par les autorités, Jean Ping dit lire dans leur décision «le projet insidieux de voir les Gabonais sans racines sur leur propre sol». Aussi, affirme-t-il comprendre et soutenir la campagne actuellement en cours, qui pourrait se traduire par des actions concrètes sur le terrain.

«La mobilisation qui se lève de partout, exprime l’inquiétude légitime, de se voir spolier dans les mois qui viennent, le patrimoine foncier, cédé aux plus offrants des intérêts sans visage et sans nom, au détriment du Gabon, mis à mal dans sa souveraineté et son unité», explique-t-il, disant soutenir «avec force» cette mobilisation citoyenne. Beaucoup y voient une récupération politique de la part de l’opposant.

 
 

2 Commentaires

  1. Quand Jean PING ne parle pas mais observe, on le traite de tous les noms d’oiseau ; et quand il parle et donne son avis sur une question qui défraye la chronique, on parle de récupération politique. Le problème du foncier est-il devenu le fond de commerce d’un clan ?

  2. SERGE MAKAYA dit :

    Quand Marion Maréchal s’attaque à une compatriote (franco-gabonaise : Danièle Obono, député en France)… Et nous, nous acceptons des français, libanais, britanniques, etc… au Gabon… A LIRE SVP : “La Sorbonne nous a apporté une preuve exemplaire de ce phénomène en nommant l’année dernière le Député Danièle Obono, issue de LFI et proche des indigénistes, au conseil d’administration d’une de ses unités de formation et de recherche au titre de “personnalité qualifiée” extérieure.”

    https://www.issep.fr/le-mot-de-marion-marechal-lissep-ecole-de-la-connaissance-plutot-que-de-lideologie/

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