Agacés par le racket dont ils sont victimes au quotidien, les membres de la Coalition des syndicats des transporteurs terrestres de l’administration publique et du secteur privé ont promis d’entrer en grève dès le 6 mai prochain. Conscient de la paralysie que pouvait engendrer cet état de fait, le ministre des Transports les a rencontrés afin de trouver une issue favorable à tous. Il est possible que la grève n’ait plus lieu.

La séance de travail avec le ministre et les partenaires sociaux. © D.R.

 

«Nous ne sommes pas là pour faire la grève pour la grève. Notre objectif n’est pas de paralyser l’économie de notre pays. Nous voulons juste nous faire entendre», a déclaré Jean-Robert Menie, porte-parole de la Coalition des transporteurs terrestres de l’administration publique et privée. Le 30 avril, lui et les membres de cette coalition ont été reçus par le ministre des Transports, Justin Ndoudangoye suite au préavis de grève déposé la semaine écoulée.

Se plaignant des rackets intempestifs et de l’indifférence du gouvernement face à ce phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur, ils ont promis une grève des taxis dès ce 6 mai si rien n’est fait. En réponse à ce préavis, Justin Ndoudangoye a donc pris langue avec eux pour, dit-il, «conjurer le triste sort vécu par les conducteurs de taxis, de clandos et de camions qui se disent systématiquement rackettés à tous les points de contrôle de police et de gendarmerie sur l’ensemble du territoire». Reconnaissant qu’il y a des abus qui perdurent impactant de fait la mobilité des usagers, il a promis d’initier une démarche engageant l’autorité de certains de ses collègues. Notamment ceux de la Défense, de la Sécurité et des Eaux et Forêts, afin de convenir de la définition des points de contrôles communs où seraient aussi affectés des agents du Trésor public pour la perception des frais de contraventions.

«Nous allons donc revoir le cadre législatif et réglementaire pour savoir qui est autorisé à faire quoi en matière de contrôle. Il va falloir que l’on délimite les zones de contrôle des uns et des autres, que l’on procède à la réduction des contrôles, notamment en créant des espaces de contrôles communs où l’on peut avoir plusieurs forces par exemple, si besoin y est. Mais tout cela n’incombe pas au seul ministère des Transports», a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre. Justin Ndoudangoye a promis de travailler cette semaine avec les syndicalistes pour après, apporter les résultats sur la table du Premier ministre afin que dit-il, «le gouvernement se saisisse du dossier pour qu’une solution définitive soit trouvée».

«Nous entrons en séance de travail dès ce jeudi. C’est déjà là un signe de sa volonté de tout mettre en œuvre pour que nous puissions trouver satisfaction à nos revendications», a déclaré Jean-Robert Menie, qui s’est dit rassuré. «Avec la détermination du ministre, nous osons espérer que le bout du tunnel se dessine», a-t-il noté répondant à la question de savoir si la grève n’aura plus lieu. Toutefois, a-t-il signifié, «nous irons donc vers notre base pour lui faire le compte-rendu de cette réunion et nous prendrons la décision tous ensemble». Mais selon Justin Ndoudangoye, conformément à la législation en matière de droit de grève, ce début des négociations devrait entraîner la levée du préavis déposé, au regard surtout, a-t-il dit, de sa «ferme volonté de privilégier le dialogue permanent avec les partenaires sociaux».

Grève des taxis

 
 

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