Ces agents publics viennent de prêter serment à Libreville, avant leur prise officielle de service.

© Gabonreview/Steve Jordan

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Fraîchement sortis de l’Ecole d’administration (Ena) et de l’Ecole de préparation aux carrières administratives (EPCA), 40 inspecteurs et contrôleurs de travail ont récemment prêté serment, en présence de leur ministre de tutelle. «Je jure de bien et fidèlement remplir les devoirs de ma charge et de ne révéler, même après avoir quitté mon service, les secrets de fabrication et, en général, les procédés d’exploitation dont je pourrais prendre connaissance dans l’exercice de mes fonctions», a ainsi promis chacun des impétrants, en application de l’article 234 du Code du travail. Ce texte prévoit que les fonctionnaires tiennent pour confidentielle, toute dénonciation ou toute constatation par lesquelles ils ont eu connaissance d’un défaut dans l’installation ou d’une infraction aux dispositions législatives et règlementaires. Toute violation de ce serment est passible de sanction, conformément à la législation en vigueur.

Conscient de la lourde tâche qui attend cette nouvelle cuvée d’inspecteurs et contrôleurs, le procureur général n’a pas manqué de leur prodiguer quelques conseils. «Le travail que vous avez à faire n’est pas le vôtre, mais celui de l’Etat. Nous voulons des dossiers bien ficelés, en règle avec la loi, lorsqu’il y a des désaccords entre le travailleur et son employeur. Chaque fois que vous serez en difficulté, pensez à ce serment», a lancé Apollinaire Nziengui. Un exercice auquel s’est également prêté le président du tribunal. «Etre humain, c’est être honnête. Vous n’êtes pas là pour vous servir, mais servir l’Etat. Sachez que vous n’êtes pas là pour gagner le trophée du plus riche, le plus vite possible», a indiqué Guy Serge Djipano. Des conseils d’autant plus précieux que les impétrants sont appelés à prendre la mesure de leur engagement pour mener à bien leur mission.

Concrètement, cette catégorie d’agents publics à la mission de dresser les procès-verbaux d’infraction aux dispositions législatives et règlementaires en matière de travail, d’emploi, de sécurité et santé du travail ; fixer les amendes ; faire citer tout contrevenant devant la juridiction ; utiliser les voies de recours légales ; prendre la parole devant les juridictions compétentes ; connaître les différends individuels et collectifs au travail.

 

 
 

2 Commentaires

  1. Gab241 dit :

    Les magistrats ont tout dit.

    Tous les Gabonais savent ce qu’un Inspecteur de travail dans notre pays. Ce n’est pas par hasard que le président du tribunal a précisé que ce n’est pas une course de celui qui finira le plus riche.

    C’est triste, mais c’est comme ça chez nous, on sait et on ne fait rien. Les employeurs gagnent toujours. Pour les employés et leurs syndicats, allez vous débrouiller au tribunal.

  2. Obalango dit :

    J’ai le souvenir de cet inspecteur qui refusa de convoquer un employeur et de fait bloqua la procédure … c’est au tribunal de statuer en cas de désaccord….

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