Initié par le Parti démocratique gabonais (PDG) par l’entremise de Guy-Bertrand Mapangou et Yolande Nyonda, une formation axée sur le discours d’Ali Bongo prononcé le 8 juin dernier et sur la Charte des valeurs du parti au pouvoir a été offerte le week-end écoulé aux militants et sympathisants de Fougamou.

Des cadres du PDG, dont Guy-Bertrand Mapangou et Yolande Nyonda, le 6 juillet 2019, à Fougamou. © Gabonreview

 

Prononcé le 8 juin à l’occasion de la commémoration du 10e anniversaire du décès d’Omar Bongo, le discours d’Ali Bongo revêt une importance certaine pour les militants et sympathisants du PDG, particulièrement pour les cadres de ce parti à Fougamou dans la province de la Ngounié. Celui-ci a fait l’objet d’une «amplification», samedi 6 juillet, sur la place du marché où s’est réunie une centaine de personnes. L’idée de Guy-Bertrand Mapangou et Yolande Nyonda, principaux initiateurs de cette «formation» à la demande de l’exécutif du parti, était d’expliquer, d’éclairer et de préciser aux participants venus des différents villages du département de Tsamba-Magotsi les nouvelles orientations du président du parti.

Moments de la formation, et visite du secrétaire général du PDG aux cadres du parti rassemblés au domicile de Guy-Bertrand Mapangou. © Gabonreview

S’étant succédé au pupitre, les intervenants ont subdivisé la dernière allocution du président de la République en quatre points principaux : le souvenir de son prédécesseur qui «a laissé le Gabon dans les dispositions d’un meilleur développement» ; son propre état de santé présenté comme «une épreuve qui l’a renforcé dans ses ambitions pour le Gabon» ; l’état du pays dont la gestion ne lui satisfait pas pleinement «à cause de certains de ses anciens collaborateurs qui se sont avérés plus égoïstes que travaillant pour l’intérêt général» ; l’ordre de former un gouvernement plus restreint avec des objectifs plus précis «pour corriger les erreurs du passé».

La formation de Fougamou a également porté sur la promotion de la Charte des valeurs du PDG qui, selon Moïse Modandi Wa-Komba, cadre local du parti, est «un ensemble de qualités indiquées aux militants pour la bonne marche du parti».  Bien que cette charte en compte une vingtaine,  allant de «l’effort» à «la paix», en passant par «la solidarité» et «l’unité nationale», c’est sur les valeurs de «fidélité», de «travail» et de «mérite» que Yolande Nyonda s’est davantage appesantie. Arrivée au PDG en 1996, le membre du bureau politique récemment promu a, en effet, assuré que «l’effort, le travail et la fidélité sont toujours récompensés au sein du parti». Elle n’a pas manqué de prendre l’exemple sur elle-même, non sans revenir sur les rumeurs de querelles internes du PDG dans la localité, qui voudraient qu’elle soit en bisbille avec l’ex-ministre d’État Guy-Bertrand Mapangou. Nommée en juin dernier, la ministre déléguée à l’Éducation nationale a estimé avoir mérité son poste et affirmé n’avoir ravi la place de personne.

Intervenant à la suite de la ministre, Guy-Bertrand Mapangou s’est, quant à lui, appesanti sur les valeurs de «loyauté», de «fidélité», de «solidarité» et d’«humilité», estimant avoir «fait [son] temps» et disant être disposé à être «remplacé comme pour une équipe de football où tous les joueurs sont indispensables pour une bonne construction du jeu devant mener à la victoire». «Le PDG est une équipe au même titre que celle d’un Barça ou d’un Real de Madrid. C’est l’entraineur, donc le président du parti, qui décide de replacer qui il veut pour un meilleur résultat ou pour changer de stratégie. Je ne serai donc pas le fossoyeur du mandat au gouvernement de ma sœur Yolande Nyonda, quoiqu’en disent les mauvaises langues qui essaient de nous opposer. Elle travaillera au gouvernement aussi bien pour le pays que pour Fougamou comme ses prédécesseurs l’ont fait», s’est exprimé le membre du conseil permanent du Bureau politique de la Ngounié.

 
 

1 Commentaire

  1. Ipandy dit :

    Malheureusement cher frère Mapangou toutes ces initiatives ne laverons pas votre image salie par votre parti. Vous êtes sorti du gouvernement par la petite porte. Le discours du président s’adressait également à ceux qui détourne le kevazingo.
    Quand à vos relations avec la fille de Paul, vous savez comme moi qu’elle vous approche pour faire main basse sur vos soutiens. Après quand elle vous aura ravie la vedette elle sortira les griffes : c’est la politique qui veut ça.

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