Le ministre des Transports et des Equipements, Justin Ndoundangoye, est revenu sur l’accord de conciliation signé entre son prédécesseur et les partenaires sociaux, lequel avait permis de casser une grève de deux mois. Cette décision a mis en colère la coalition des Syndicats des agents du secteur bâtiments et travaux publics qui réclame le paiement de primes des agents dans les meilleurs délais.

Les agents du ministère des Travaux publics au cours de l’assemblée générale décisionnelle. © Gabonreview

 

Le cabinet de Justin Ndoundangoye a été pris d’assaut, le 21 octobre, par les membres de la coalition des Syndicats des agents du secteur bâtiments et travaux publics (SASBTP). L’objectif de cette action décidée quarante-huit heures avant visait à exprimer leur colère par rapport à l’opacité qui entourerait le paiement intégral des primes (PIP et rendement).

Selon les membres de la SASBTP, l’application des conclusions du procès-verbal de conciliation signé le 16 septembre dernier, entre eux et le ministre sortant, Arnaud Engandji, après plusieurs semaines de négociations, est grippée depuis l’arrivée du ministre actuel, Justin Ndoundangoye. Et cela, affirment-ils, du fait des manigances de la secrétaire générale du ministre des Transports et des Equipements.

«Le règlement de nos doléances était déjà lancé, mais dès qu’il y a eu changement de ministre, le ministre rentrant Justin Ndoundangoye a demandé à ce qu’on sursoit d’abord cette opération pour qu’il puisse voir clair. Pendant ce temps, l’argent est détenu par madame le secrétaire général, ainsi que les trois ordres de payement. Il n’y a pas de communication, les syndicalistes grévistes ne sont pas informés et il n’y a que certains syndicalistes qui n’ont pas fait grève avec qui l’administration communique, notamment le secrétaire général du ministère», a fustigé le secrétaire exécutif du syndicat de la Force ouvrière du Gabon, Samuel Ipoungou.

Pour faire la lumière sur ce dossier, le ministre  a prescrit à son secrétaire général et son adjoint, dans un délai de trois jours, de revisiter le deuxième fichier de payement de la PIP de 2015 et de mettre en place une commission de suivi du règlement. Les syndicats réclament le paiement intégral de primes, la gestion des fonds générés par les ponts-bascule de Kango et Ndjolé, la régularisation des situations administratives des agents et le paiement des arriérés de salaire de 33 agents de la main-d’œuvre non permanente (Monp).

 
 

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