Énigmatique et métaphorique comme bien de gens de Dieu, Angelina Florence Koumba soutient que des temps qui « arrivent vont nous porter tous, Gabonaises et Gabonais, dans un esprit différent pour commencer avec responsabilité une page nouvelle de notre histoire. » La dame est une ancienne de l’Alliance chrétienne dans les 1980, première femme pasteur du Gabon consacrée en 1998, présidente de l’Association des femmes pasteurs et épouses des pasteurs entre 2005 et 2007, et actuellement présidente du Bureau national du Ministère Action Mondiale d’Évangélisation Jésus-Christ à Toutes Langues (JTL) du Gabon.

© Gabonreview/Shutterstsock

 

Le pasteur Angélina Koumba d’Action Mondiale d’Évangélisation Jésus-Christ en Toutes Langues (JTL) © D.R.

Mesdames et Messieurs, mes chers sœurs et frères du Gabon.

L’initiative aujourd’hui de m’adresser à l’ensemble du pays n’est pas poussée par mon devoir de patriote, mais par celui de servante du Dieu de toute Éternité et Père de notre Seigneur Fils Jésus-Christ.

En tant que patriote, assurément mon propos aurait simplement été qu’un autre cri de détresse, un appel à plus de justice sociale et de dignité humaine, auxquelles tout peuple aspire légitimement. Mais suivre cette voie n’est pas mon but.

En ce jour du 27 août 2019, je m’adresse à vous, Gabonaises et Gabonais, animée par autre chose de plus grand que le sens patriotique : c’est la Connaissance du Temps de Dieu. Chacun doit en être averti pour bien comprendre le passage vers cette transition de cycle, qui arrive inexorablement vers nous.

En effet, selon le livre d’Ecclésiaste au chapitre 3 verset 1 : « Il n’y a un temps pour tout et toute chose à son temps sous les cieux. » En tant que sentinelle engagée du côté du Seigneur, je viens proclamer ces paroles : « les temps sont accomplis pour le Gabon ». Ce que je dis est que nous vivrons bientôt ce qu’ont vécu bien de peuples anciens dont la Bible nous parle. Et notre pays ne fera pas exception.

En effet, quand les temps sont accomplis pour un individu, un peuple ou une nation, l’acte politique n’y peut rien contre. Parfois, il est même involontairement poussé à agir conformément à la décision céleste, comme avec Cyrus, roi de la Perse, dans le livre d’Esdras chapitre 1 verset 1 à 3, qui prit la décision de la reconstruction du temple de Jérusalem, ce qui réveilla l’esprit des gens de Juda et de Benjamin, jusqu’ici captifs à Babylone. Ou encore comme avec César Auguste, dans le livre de Luc chapitre 2, qui décréta un recensement général en Palestine, lequel permit au final la naissance du Messie comme l’avait prédit le prophète. Par ces deux cas, on peut aisément noter le lien de concordance ou de soumission de la volonté politique à la volonté divine révélée au préalable pour participer à son accomplissement

S’agissant de notre pays, la révélation de la volonté divine est connue de tous. Elle est là, disponible au cœur même de notre hymne national, que notre illustre Georges Damas Aleka a su traduire telle que nos ancêtres l’avaient reçu et salué de loin afin que nous entrions avec courage dans ce nouveau cycle. Ce texte, qui participe au fondement même de notre existence en tant que nation, nous avait déjà indiqué clairement qu’un jour nous vaincrons les réflexes d’égoïsmes ethniques, partisans et leurs démons de mensonges qui communiquent la peur et la haine.

Ces jours qui arrivent vont nous porter tous, Gabonaises et Gabonais, dans un esprit différent pour commencer avec responsabilité une page nouvelle de notre histoire, basée sur des valeurs supérieures inscrites, comme une promesse divine, dans notre hymne national. En m’adressant à vous aujourd’hui, je viens annoncer ici et bien au-delà de cette dimension, que les temps d’accomplissement de la promesse de notre pays viennent de sonner. Quand les temps sont accomplis, tout converge vers ce but.

En effet, par cet hymne, Dieu nous a transmis des moyens humains, institutionnels, naturels et spirituels mobilisés d’avance pour que nous entrions dans cette phase nouvelle en relevant tous les défis qu’elle implique. Il y aurait des choses à dire sur les moyens humains, institutionnels et naturels mais je voudrais m’appesantir sur les moyens spirituels et son symbole majeur qui est l’Église. L’Église du Gabon vivra ces temps nouveaux, hors de la grande confusion dans laquelle elle se trouve. La Bible dit que l’Église est « la colonne et l’appui de la vérité ». Nous reviendrons à Dieu de tout notre cœur et travaillerons pour le but de notre existence en tant que chrétiens dans cette nation : c’est-à-dire servir Dieu au bénéfice de notre peuple, et de tout le peuple.

Nous rassemblerons tous nos dons et talents spirituels, mais aussi matériels en assumant notre part à l’effort pour le Gabon. Il n’y a pas de service à Dieu sans attachement à un espace, un peuple et un temps. Le but de notre existence individuelle ou collective en tant que chrétien, c’est aussi de veiller sur le sol d’où nous avons été suscités conformément à la promesse que Dieu a fait à nos pères.

Bien-aimés du Gabon. Je rends Gloire à Dieu, pour ces temps que j’ai vus ; où l’Église du Gabon se lèvera avec un esprit différent et supérieur pour écraser la tête du serpent. Au nom de Jésus ! Comme le prophète Esaïe, je déclare : « Gabon, Lève-toi, sois éclairé, car ta lumière arrive ». Préparons-nous à oublier nos querelles pour qu’ensemble autour du drapeau nos esprits s’éveillent pour suivre la voie de l’honneur. L’Éternel nous dit : « soyez attentifs au son de la trompette ! Placez-vous sur les chemins, regardez et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie ? Marchez-y et vous trouverez le repos de vos âmes ! »

Mais à ceux qui ne seront pas attentifs et qui refuseront de revenir à Dieu, sachez que Dieu ne veut pas la mort du méchant, mais il veut que le méchant se repente de sa mauvaise voie.

Que Dieu bénisse les Gabonaises et les Gabonais. Que Dieu bénisse le Gabon.

Pasteur Angélina Koumba

 
 

1 Commentaire

  1. Audrey D dit :

    Gloire et louange soit rendu à notre Dieu qui fait toutes choses bonnes en son temps, et qui n’oublie pas le Gabon en raison de la promesse qui est lié à notre pays.
    Que Dieu vous bénisse Pasteur Angelina de veiller à ce que l’Esprit dit à l’Église et non pas à ce que la chair de tout un chacun dit poussé par l’ego et aveuglé par des raisonnements.

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