Au terme des 149 kilomètres séparant Bitam d’Ebolowa et constituant la première étape de l’édition 2020 de la Tropicale Amissa Bongo, il y a avait du beau monde à l’arrivée. Notamment, Attilio Viviani, adolescent Italien s’étant arrogé le tout premier maillot jaune de l’édition et son tout premier aussi chez les pros ; Ghislain Ndong, le vétéran plein d’optimisme de l’équipe du Gabon ; Urbain Yenault Longat de la Comilog, sponsor du maillot des points chauds, et Sylvain Tondé, coach de l’équipe du Burkina Faso en quête du «meilleur classement possible».

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L’homme du jour : Attilio Viviani

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On pourrait dire qu’il est l’homme des premières fois : première année chez Cofidis, première course professionnelle, première victoire en pro sur la première étape de la 15ème édition de la Tropicale Amissa Bongo.

«Cette étape n’a pas été facile, parce qu’il y avait beaucoup de chaleur sur le circuit. Cependant, j’ai fait un bon sprint, même si j’ai croisé des sprinters qui sont beaucoup forts. J’ai été très fatigué pendant mon sprint, la vélocité est très forte et sur les derniers mètres quand j’ai vu mon adversaire se rapprocher de moi, je me suis donné à fond», a expliqué le prodige de 23 ans.

Italien, Attilio Viviani est le petit frère d’Elia Viviani, lui aussi sociétaire de Cofidis et spécialiste de la piste et de la route. C’est d’ailleurs en emboitant le pas à celui-ci que le jeune champion participe, début-2017, au Tour de San Juan avec une sélection nationale italienne. Deux ans plus tard, il rejoint encore son frère chez Cofidis comme stagiaire. Il se fait pas mal remarquer sur quelques courses régionales, notamment la Coupe Sels et Course des raisins qu’il termine à la 11ème place. Il n’est réellement passé professionnel qu’en septembre dernier, donc trois mois avant sa victoire à Ebolowa. «Je compte conserver mon maillot jaune sur les autres étapes», a-t-il annoncé.

Ghislain Ndong : «Ce retour pour moi est un nouveau challenge»

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Arrivé 77ème à Ebolowa, Ghislain Ndong n’en était pas moins le 1er gabonais au terme de la 1ère étape de la Tropicale Amissa Bongo 2020. Le coureur sur route qu’on n’avait plus compté au sein de l’équipe gabonaise depuis 2013 raconte l’étape Bitam-Ebolowa : «La course était dure. Un souci au niveau du ravitaillement nous a tué vers l’arrivée. Notre voiture est restée derrière avec ceux qui avaient décroché du peloton. On n’avait plus rien, donc le corps a pris un coup et on ne pouvait plus poursuivre l’arrivée comme cela était prévu».

Le doyen de l’équipe gabonaise (né en 1980) s’est refusé de commenter la préparation de son équipe. «Il n’y a pas de critiques à faire sur des entrainements. Nous nous sommes entrainés et notre entraineur est expérimenté. Avec ou sans entrainement, rien que le fait pour lui de nous parler nous motive, parce qu’il connaît le vélo et c’est grâce à cela que nous avons pu maintenire le rythme jusqu’à l’arrivée». Il revient tout de même sur sa longue absence de l’équipe gabonaise : «Moi, j’ai quitté les affaires depuis 2013, pour des soucis avec la Fegacy. Mais je n’ai jamais quitté le vélo. Ils ont jugé utile de me ramener dans le groupe. Ce retour pour moi est un nouveau challenge. Demain est un jour. Nous sommes déjà dans la compétition et nous allons nous efforcer d’être bien classés».

Comilog : 13 ans au service de la Tropicale

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Parmi les inconditionnels partenaires de la Tropicale figure la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog). Spécialisée dans l’exploitation du manganèse, cette société accompagne la course cycliste depuis la 3e édition, en 2008. A travers cet engagement, Comilog souhaite avant tout «accompagner l’État dans l’organisation de grands évènements sportifs», explique le chef de service communication de la compagnie minière. «C’est également pour nous, une manière de montrer notre détermination à inciter la jeunesse gabonaise à s’impliquer dans la pratique du sport», ajoute Urbain Yenault Longat. Si les gains de la Comilog ne s’évaluent pas en termes d’argent, «cette compétition (lui) permet de vendre notre image. Nous sommes basés à Franceville, dans le Haut-Ogooué, et la caravane de la compétition nous permet d’être plus proches des Gabonais», assure le cadre de la société minière. En matière de politique sociale, Comilog investit énormément dans le sport avec le football, le volley, le basket, le judo, le karaté, l’aïkido, la pétanque, l’équitation et même le golf. Bonne nouvelle, l’entreprise envisage inclure le cyclisme à son panel.

Burkina Faso / Sylvain Tondé : «Faire le meilleur classement possible»

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Si l’étape Bitam-Ebolowa n’a pas été à son avantage, le Burkina Faso espère monter en puissance lors des prochaines étapes. «Bitam-Ebolowa était abordable, sans trop de montées», a confié l’entraineur des Étalons. «Nous n’étions malheureusement pas au rendez-vous à l’arrivée. Mais nous espérons améliorer et faire le meilleur classement possible lors des prochaines étapes», a affirmé Sylvain Tondé. Le premier Burkinabè à avoir franchi la ligne d’arrivée est Bachirou Nikiema en 3h33’57’’. Il s’est classé 30e. Une performance que le «Pays des hommes intègres» espère améliorer. «Notre objectif est de gagner au moins une étape et faire de bons classements», a confié l’entraineur. Ouvrant la saison de l’Union cycliste internationale (UCI), la Tropicale constitue une belle compétition de préparation pour le Burkina Faso. Après l’épreuve gabonaise, Sylvain Tondé et ses hommes prendront part aux tours cyclistes du Bénin et du Togo, mais également aux championnats d’Afrique, à l’Ile Maurice. «C’est un programme vraiment très fourni», estime Sylvain Tondé.

 
 

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