La trajectoire de la 5ème étape de la Tropicale 2019 a conduit la caravane à Mongomo, en Guinée Équatoriale, où s’est rendue pour la circonstance une délégation d’officiels gabonais, le 25 janvier 2019. L’occasion de croiser le chemin de Jean-René Bernaudeau de Direct Energie, des magiciens de la lumière et du son (AFJ) et de bien d’autres tout aussi intéressants.

Mongomo, le 25 janvier 2019, à l’arrivée de la Tropicale Amissa Bongo. © Gabonreview

 

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Expresso avec le patron de l’homme du jour

Tout a été dit sur Niccolo Bonifazio (Direct énergie), auteur d’un 3è succès sur la 14è édition de la Tropicale Amissa Bongo, à la 5è étape. En raison de quoi, Jean-René Bernaudeau, patron de son équipe, directeur technique exceptionnellement sur la Tropicale, a été approché. Pas peu fier, le super coach laisse entendre : «Notre réputation, elle est faite. Je pense que le milieu du cyclisme connaît l’équipe Direct Energie.» Et d’expliquer que le triple vainqueur d’étapes sur la 14è Tropicale n’envisageait pas d’y venir. Pour Bernaudeau, le Gabon devait permettre «de retourner en Europe avec la découverte d’un coureur qu’on ne connaît pas trop bien». Interrogé sur la plausibilité d’évènement pouvant changer la certitude, pour Direct Energie, de remporter cette édition, Bernaudeau, trop content, a lâché une blague : «On va tout abandonner. On va faire la fête ce soir (rires)

Et de conclure, «on a bien géré le premier et le deuxième jour, ce qui fait qu’aujourd’hui, on a les moyens. On a sacrifié Axel Journiaux aujourd’hui, mais on a Godin Damien et Adrien Petit qui n’ont pas encore trop roulé et comme on connaît la qualité de ces coureurs là, je pense qu’on a une équipe solide pour emmener Bonifazio à Libreville».

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Arnaud Eteno d’AFJ Productions

Il est le directeur technique d’AFJ Productions. Cette entreprise spécialisée dans le son, la vidéo, la lumière et la scène déploie, chaque jour, sur la Tropicale plus de 2 tonnes de matériel. Ce dispositif permet la sonorisation de toute l’animation de l’évènement y compris en nocturne, avec les écrans, les lumières, la montée satellitaire et tout le nécessaire de transmission. Plus de10 ans déjà qu’Arnaud Eteno et son équipe, d’une douzaine  personnes, interviennent  sur la Tropicale Amissa Bongo, aussi bien au départ qu’à l’arrivée des courses.

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La course selon Vincent Perazio

Journaliste pour la production de la Tropicale et pour Tv5 et Canal+, Vincent Perazio livre sa lecture de la 14è Tropicale Amissa Bongo à deux jours du finish.

 «Par rapport aux autres années, je trouve que c’est une course qui est moins africaine et plus européenne avec des équipes européennes qui contrôlent le peloton. On voit des courses assez structurées, avec une échappée qui tient longtemps jusqu’à 20 kilomètres de l’arrivée. Les équipes européennes la maintiennent pour la reprendre et jouer du sprint. C’est vrai que, d’habitude, il y avait beaucoup plus de mouvement, beaucoup plus de choses comme ça. Ça vient certainement du fait que Direct Energie a pris le maillot jaune dès le début, que les autres équipes européennes sont venues chercher des victoires d’étapes et que, maintenant, il y a intérêt que ça roule de cette façon. Direct Energie était plus derrière, ils avaient tendance à faire plus de mouvement et je trouve que la course de mouvement est une course qui profite plus aux équipes africaines

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Quid des duos sur motos ?

Au coeur de la course, le motard et le preneur d’image sont un duo des plus productifs en matière de couverture médiatique. Hervé Doulat, Caméraman de la production vidéo officielle de la Tropicale Amissa Bongo en parle.

La production vidéo officielle de la Tropicale Amissa Bongo fait appel à deux cameramen fournissant 90% des images sur l’évènement. Un rôle très important qui s’effectue sur des motos, comme pour tous les preneurs d’image sur la course. «On n’a pas droit à l’erreur et sur la moto, on ne peut amener qu’un nombre limité de matériel. Du coup, il faut sans arrêt faire attention à ne rien perdre. Le premier jour, par exemple, j’ai perdu mon micro d’interview et quelqu’un l’a retrouvé, fort heureusement

Ainsi, dans le duo que forment un motard avec un caméraman ou un photographe, «la confiance en son pilote est extrêmement importante». En effet, le preneur d’images est debout sur la moto, il ne regarde pas et s’il n’est pas en confiance, il ne peut pas travailler sereinement. Sur la Tropicale Amissa Bongo, «on a la chance d’avoir d’excellents pilotes qui connaissent la course, qui savent quand doubler ou non, qui savent ce qu’on attend d’eux ; quand on veut, par exemple, faire un plan de face, de dos ou quand on veut aller interviewer un directeur sportif», indique Hervé Doulat avant d’ajouter : «quand ça se passe bien comme ici, après ce n’est que du plaisir

 
 

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