Rencontres fortuites et furtives, le 26 janvier 2019 à Bitam, sur la 6è étape de la 14è édition de la Tropicale Amissa Bongo : Charly Tchatch, André Greipel, Matthew How Saw Keng, Karim Yamego et Nazaire Embinga.

Très jeunes badauds sur un arbre pour suivre l’arrivée de la course à Bitam, le 26 janvier 2019. © Gabonreview

 

Charly Tchatch

Très remarqué du public pour son strident «Oui !», soutenant le speech du présentateur principal de la Tropicale Amissa Bongo, Charly Tchatch est, dans le civil, présentateur de télé, maitre de cérémonie et showman. Il fait partie des trois speakers animant les podiums de l’évènement. Son rôle est de combler les temps vides, mettre un peu plus d’animation et maintenir l’esprit festif en brisant l’aspect solennel des choses. «J’ai un peu le profil du déconneur, celui qui est là pour mettre du sourire sur le visage des uns et des autres, sortir certains de leur cadre professionnel et mettre un peu de folie

Alors qu’il n’en est qu’à sa troisième participation à la Tropicale Amissa Bongo, il a très vite fait ses preuves et il entend «jouer le rôle de conscientisateur (pour) montrer à la jeunesse qu’on peut réussir à travers le vélo, le ballon ou tout autre sport, pourvu qu’on en ait la passion

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L’homme du jour : André Greipel

Annoncé, donc très attendu aux résultats sur la Tropicale Amissa Bongo, André Greipel, l’homme aux 155 victoires, a remporté son 156è succès et première victoire avec sa nouvelle équipe, Arkéa-Samsic, samedi, au terme du parcours Bitam-Oyem (107 km).

À de nombreuses reprises durant cette compétition, le jeune homme de 36 ans a frôlé la victoire, mais celle-ci ne s’est concrétisée qu’à la 6è étape, en battant au sprint l’Algérien Youcef Reguigui et Lorrenzo Manzin (Vital Concept-B&B Hotels). «J’ai démarré mon sprint, tôt… et ça a marché ! Je suis content, car l’équipe n’a jamais cessé de me soutenir même quand je n’arrivais pas à gagner. J’ai terminé 6è, 5è, 4è, t3è, 2è, et finalement un vrai résultat : la victoire», a-t-il confié à velopressecollection.

Son directeur sportif, Sébastien Hinault, ancien coureur ayant remporté la 3è étape de la Tropicale 2007, pense que cette victoire tardive «prouve que le niveau ici est très relevé. On ne gagne pas facilement. Ça prouve qu’avec les équipes européennes et les très bonnes équipes africaines, ce n’est pas facile de gagner. La dernière étape de Libreville, c’est un peu les Champs-Élysées à Paris. Donc forcément on a envie de gagner là-bas aussi.»

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L’Île Maurice expliquée par How Saw Keng

Au classement général, au terme de l’étape Bitam-Oyem, Dylan Redy de l’équipe de l’Île Maurice se logeait au 23è rang, ses coéquipiers Alexandre Mayer et Olivier Le Court de Billot prenaient respectivement le 29è et le 30 rang ; au dessus de la moyenne pour un classement comptant 80 coureurs. Le team qui avait pourtant deux sprinters dans le peloton de tête, s’est donc contenté d’un joli coup d’équipe, Dylan Redy ayant eu deux pannes de vélo ce samedi.

«Nous sommes une nouvelle équipe, nous apprenons de nouvelles choses chaque jour. Mais nous travaillons bien, nous sommes jeunes et il y a beaucoup d’espoir pour nous. Ça ira, nous apprenons chaque jour», explique Matthew How Saw Keng (dossard 116), membre de l’équipe. Arrivant pour la première fois sur la Tropicale, l’équipe est entièrement composée de Mauriciens, évoluant sur le plan local. «Cette année, nous avons eu la chance d’avoir quelques coureurs qui vont évoluer en Europe, en France», indique Matthew How Saw Keng.

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L’équipée du Burkina Faso par Karim Yamego

Directeur de l’équipe du Burkina Faso, Karim Yamego a été invité à dresser un bilan de la participation de son équipe à un jour de l’étape finale.

 «Je peux dire qu’on n’a pas été à la hauteur de nos attentes parce qu’on a eu une petite préparation avant de venir. On s’attendait à des résultats meilleurs que ça. Mais je pense qu’on a participé à une compétition qui est à la hauteur, de bon niveau. Ça c’est le début de notre saison au Burkina. On vient de débuter et les cyclistes n’étaient pas en forme malgré la petite préparation avant de venir. Mais je pense que c’est un bon départ pour notre saison et surtout pour les deux compétitions à venir : le championnat d’Afrique et le tour U23. On a deux U23 dans l’équipe et je pense que cette compétition va beaucoup servir pour ces deux-là, d’être dans les meilleures formes au niveau du tour de l’espoir. Ensuite, les quatre élites seront au championnat d’Afrique dans les semaines à venir en Éthiopie.

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Le Gabon selon Nazaire Embinga

Président de la Fédération gabonaise de cyclisme, Nazaire Embinga tire un bilan positif de la participation de son pays à la 14è Tropicale Amissa Bongo.

La Gazette : Le Gabon a un nouvel entrainer et nombreux félicitent ce qu’il en reste de coureurs à ce stade de la compétition. Peut-on dire que c’est un nouveau départ pour le cyclisme gabonais ?

Nazaire Embinga : Oui, pour nous c’est un nouveau départ. Vous savez, Abraham Olano Manzano a décidé de rester au Gabon, d’aller préparer les cyclistes dans le Haut-Ogooué. Il a un programme alléchant qu’il va déposer à la Fédération et au ministère des Sports. Il préfère donc rester pour préparer, les équipes, la jeunesse au niveau du Haut-Ogooué. Il faudrait que l’Etat gabonais lui donne les moyens nécessaires à son programme, pour qu’il puisse préparer les cyclistes gabonais. Mais il va falloir attendre. C’est long, c’est difficile. Comme a fait le Rwanda, il faut vraiment une longue préparation.

On regrette toute de même la contreperformance de certains de vos athlètes dont trois seulement terminent la compétition, trois autres ne donnant pas entièrement satisfaction…

Vous savez que vous avez le chiffre 3, c’est un chiffre béni de Dieu. Dans la compétition, il n’y a que trois qui sont mieux classés. Le chiffre 3 fait donc le bonheur pour l’équipe gabonaise.

Quel bilan tirez-vous de la participation du Gabon à cette 14è Tropicale?

Le bilan est positif pour le moment. Voyez la façon avec laquelle les trois cyclistes tiennent dans le peloton malgré le fait que trois ont été déclassés pour arrivée hors délais sur l’étape Franceville-Okondja, qui a été l’étape la plus difficile pour toutes les équipes.

On a beaucoup parlé des vélos qui ne sont pas arrivés. Qu’est-ce que vous pouvez dire pour éclairer l’opinion?

On ne fait que parler de vélos. Est-ce que que les trois cycliste qui sont à l’heure actuelle dans le peloton ont un problème de matériel ? Non! Les vélos vont arrivés. Ils ont été achetés. Les vélos vont arriver. Mais il n’était pas normal, si les nouveaux vélos arrivaient, que les enfants puissent s’y adapter. Ce n’est pas possible. Il faudrait au moins une préparation sur ces nouveaux vélos. Vous voyez donc qu’aujourd’hui, ils tiennent sur les anciens vélos. Il y a des pièces de rechange. On a changé tout le matériel. Il n’y a pas de problème.

Le coach a dit à l’arrivée de Franceville qu’on préparait 2020. Croyez-vous avec lui qu’en 2020 on aura une meilleure équipe du Gabon?

Vous avez vu qu’en 2015-2016 l’équipe n’avait fait que 45 jours en Espagne. S’il dit 2020, il sait comment il va le préparer.

 
 

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