Avec la Tropicale Amissa Bongo, on a notamment rencontré, entre Léconi et Franceville, l’Erythréen de 18 ans qui tutoie les grands sprinteurs, le régulateur de la course ; des notes ont été prises sur les équipes du Rwanda et du Gabon mais aussi les Italiens d’Androni-Giocattoli et le géant économique Bolloré arrivant pour la première fois sur la compétition.

L’équipe du Gabon à la rencontre de quelques fans, le 23 janvier 2019 à Franceville. © Gabonreview

 

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L’homme du jour : Biniam Girmay Hailu

À 18 ans, l’Erythréen Biniam Girmay Hailu a résolument surpris le monde en raflant la mise à Franceville devant l’Algérien Youcef Reguigui et surtout l’Italien Niccolo Bonifazio (Direct Energie), vainqueur des deux premières étapes. «Je n’ai pas douté de moi une seule seconde. Je sentais que j’avais de bonnes jambes, il fallait juste attendre le dernier moment pour lancer mon sprint. Mes équipiers m’ont bien préparé le terrain pour me placer dans les meilleures conditions», a-t-il confié à cyclismactu.

On sait très peu de choses de ce jeune homme passé par le Centre mondial du cyclisme. Son palmarès le plus éloquent remonte à l’année dernière où il a été 2è au Grand prix Ruebliland (Suisse), 3è sur l’Aubel-Thimister-Stavelot (Belgique), 1er sur l’étape 1 du tour de la Vallée de la Trambouze (Coupe de France Juniors) et 13è Championnat du Monde Juniors. Issu d’une famille amatrice de cyclisme, il a débuté le vélo en 2015, sous la férule de son cousin Biniam Girmay (Hailu Bike Aid). Son rêve est «de participer un jour au Tour de France».

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Alain Gatinet, le régulateur de la course

Il est régulateur de course. Un petit peu gendarme de la course, son travail consiste à assurer la fluidité de la course et éviter que les voitures et les photographes ne gênent le déroulement de l’épreuve. L’homme en est à sa troisième présence sur la Tropicale Amissa Bongo, après avoir été sur le tour du Rwanda et oeuvré, auparavant, sur beaucoup de courses en France, notamment le Tour de l’Ain et le Dauphiné libéré. Il adore la course gabonaise du fait de ses paysages magnifiques, de la chaleur, de l’accueil et de son animation.

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Les 3 jours du Rwanda

Connue comme l’une des meilleures équipes africaines, le Rwanda n’a pas livré la superbe attendue durant les trois premières journées de l’édition en cours de la Tropicale Amissa Bongo. Bonaventure Uwizeyimana est parvenu à se classer 3è lors la 2è étape (Franceville-Okondja) tandis que Didier Munyaneza se logeait 4è au classement général de la même journée. Hier, au terme de l’étape Léconi-Franceville, le même Didier Munyaneza descendait d’un rang (5è) au classement général. Félix Sempoma, le directeur sportif de l’équipe, ne s’en montre déçu : «Ça va quand même. Sur le classement général on n’a pas perdu beaucoup de secondes. On a essayé de remporter l’étape. Ça n’a pas été jusqu’à présent, mais on a d’autres étapes qui suivent. On va toujours faire l’effort pour gagner l’étape et pourquoi pas le maillot jaune. On est toujours candidat pour le maillot jaune.» L’entraineur reconnaît que les autres équipes africaines deviennent de plus en forts, notamment «les érythréens qui sont très forts, il y a d’autres équipes qui sont en train de monter de niveau. Par exemple, le Gabon. Quand je vois le Gabon, je vois qu’ils montent toujours en puissance.»

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Gabon : «On travaille pour 2020»

Alors que la veille, sur le trajet Okondja-Franceville,  trois Gabonais sont arrivés hors délai, dont le doyen de l’équipe, Eprhem Ekobena (86è), ce mercredi sur l’épreuve Léconi-Franceville, qui alignait 82 partants, Geofroy Ngandamba est arrivé 51è. Le public de Franceville s’est montré content avec cette arrivée dans le peloton que Chaïbou Ousseni, l’entraineur adjoint, tente d’expliquer : «l’étape d’aujourd’hui était courte, avec 98 km. Les gars à la troisième journée étaient déjà un peu rodés. C’est ce qui les a permis aujourd’hui de terminer la course». Pour sa part, Olano Manzano, l’entraineur espagnol de l’équipe, estime que «les gars ont bien roulé. Je pense que le plus important est que les coureurs finissent les étapes tous les jours. On travaille pour le futur, pour 2020 et nous avons déjà commencé».

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Bolloré débarque sur la Tropicale Amissa Bongo

La première fois que  le groupe Bolloré est sur la Tropicale Amissa Bongo. «On est partenaire du maillot du plus combattif. C’est le maillot  qui véhicule des valeurs de courage, d’abnégation, de persévérance et ce sont les valeurs que véhicule le groupe Bolloré», explique Anthony Samzun, directeur général d’Owendo Container terminal, filiale locale du groupe Bolloré. En sponsorisant la première compétition du calendrier annuel UCI, le mastodonte économique entend «montrer déjà qu’à travers les différentes agences qu’on a au Gabon, qu’on est un partenaire économique dynamique. Cette épreuve sportive fait rayonner le Gabon sur toute l’Afrique et sur le monde. On est très content d’être associé, d’être partenaire de la Tropicale et on espère que c’est une longue histoire entre le groupe Bolloré, entre Bolloré Gabon et la Tropicale

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Androni-Giocattoli, des Italiens sur la Tropicale

Venue avec Matteo Pelucchi, un coureur réputé pour sa rapidité, Androni-Giocattoli – Sidermec compte parmi les équipes arrivant pour la première fois sur la Tropicale Amissa Bongo. Son directeur sportif, Ellena Giovanni, assure être venu au Gabon, en cette ouverture du calendrier cycliste mondial, «pour faire une bonne préparation parce que ici il y a la chaleur, c’est une bonne place où s’entraîner mais aussi pour faire des courses. Si mon équipe peut tenter de gagner une étape, on le fera.» Le coach indique que son écurie a enregistré quelques problèmes de santé et quelques problèmes avec les vélos. Ce qui n’a pas empêché ces Italiens de se classer 8è avec Andrea Vandrame sur la 1ère étape (Bongoville-Moanda), 4ème sur Franceville-Okonja toujours avec le même coureur, également 6è sur l’étape Léconi-Franceville. «Pour ça je suis quand même heureux. La Tropicale est une belle course, j’aime beaucoup le Gabon.»

 
 

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