Yvonnick Bolgiani le directeur sportif de Vital Concept, Lorrenzo Manzin le vainqueur de Libreville, Malick Traoré le journaliste pour le groupe Canal, Jérôme Goehner le directeur général des hôtels Radisson Blu et Park In by Radisson de Libreville et Gabriel Ntougou le directeur général de l’Autorité administrative de la Zone économique spéciale de Nkok, auront été, entre autres, les rencontres bienheureuses de la dernière journée de la Tropicale Amissa Bongo 2019.

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Yvonnick Bolgiani :  Lorrenzo Manzin, c’était presqu’écrit !

Se permettant, à Oyem déjà, de tutoyer André Greipel, surnommé «le gorille de Rostock» du fait de son impressionnant tour de cuisse, jeune français de l’équipe Vital Concept-B&B Hotels, Lorrenzo Manzin, a récidivé à Libreville sur l’étape finale, ainsi que le souhaitait Yvonnick Bolgiani, directeur sportif de Vital Concept, interviewé un peu avant le départ de la course à la Zone économique de Nkok. «Nous allons essayer d’aller gagner la victoire d’étape pour bien achever cette Tropicale», assurait-il. 

La Gazette : À combien de participations en est Vital Concept à la Tropicale ?

Yvonnick Bolgiani : C’est notre première participation. Nous sommes six coureurs et cinq encadrants pour l’ensemble de l’équipe. Personne dans le groupe n’avait encore participé à la Tropicale Amissa Bongo. C’est une première !

Alors que nous amorçons la dernière étape de la course, quel bilan tirez-vous des six premières journées ?

Le bilan est positif car nous avons remporté une victoire d’étape. Sachant que Bonifazio en a remporté trois, les étapes à gagner n’étaient pas faciles. Cela permet de libérer le groupe car c’est la première victoire de l’année. Après, Lorrenzo a fait deux fois troisième, une fois deuxième : nous sommes souvent placés, une fois vainqueur. C’est très bien pour nous, nous avons un très bon collectif avec des coureurs soudés. C’est ce que nous retenons de cette Tropicale.

D’une manière générale, que peut-on dire de la tropicale Amissa Bongo en termes d’organisation ?

Je trouve l’organisation très bonne. Nous avons vraiment une belle course, des personnes très motivées dans l’organisation pour que la compétition se passe bien. Au niveau sécuritaire, il n’y a rien redire. Nous sommes vraiment satisfaits, le bilan est très positif pour la partie organisationnelle. Après, au niveau sportif, sur la course, nous avons vu du très haut niveau. Pas qu’avec les équipes européennes professionnelles, mais aussi avec le cyclisme africain qui est très bon. Je pense à l’Erythrée et au Rwanda qui sont toujours à l’attaque. Il y a des coureurs en devenir, comme le jeune qui a remporté l’étape de Franceville (l’Erythréen Biniam Hailu, 18 ans – ndlr). Cela prouve que le niveau monte à vitesse grand V. Et dans les années à venir, nous retrouverons certainement ces africains dans des équipes professionnelles, comme il y en a déjà eu.

Qu’espérez-vous pour cette dernière étape dans les rues de Libreville ?

Lorsqu’on prend le départ d’une compétition, c’est toujours pour essayer de faire le meilleur classement possible, gagner. En ce qui concerne le classement général, je pense que les choses sont bien établies, Bonifazio a 16 secondes d’avance. Cela parait compliqué de renverser le classement général, mais nous allons essayer d’aller gagner la victoire d’étape pour bien achever cette Tropicale.

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L’homme du jour : Lorrenzo Manzin

Après avoir remporté la quatrième étape (Mitzic-Oyem), Lorrenzo Manzin a remporté au sprint la septième et dernière étape de l’édition 2019 de la Tropicale Amissa Bongo au terme de 140 kilomètres, courus entre Nkok et la capitale gabonaise Libreville. Venu de la Bretagne, dans l’ouest de la France, le champion, originaire de l’île de la Réunion, a été approché au terme de la course après sa victoire.

Gabonreview : Dans un contexte fort concurrentiel, comment expliquez-vous votre exploit ?

Lorrenzo Manzin : Un exploit je ne sais pas, mais j’ai terminé le travail de l’équipe. Ce n’était vraiment pas évident aujourd’hui, il fallait vraiment avoir une équipe solide et ça été le cas aujourd’hui. On a fait vraiment un gros boulot, ce n’était pas facile mais c’est beaucoup de joie de ramener deux victoires en une semaine.

Vous en êtes à votre première participation de la Tropicale que pensez-vous sincèrement de cette compétition ?

C’est assez folklo quand-même, on n’a pas l’habitude de ce type de course mais ça nous fait une très bonne préparation. Le public est chaud et c’est vraiment la joie de venir ici nous pour la première fois. Merci l’Afrique, merci à la Tropicale Amissa Bongo.

Avez-vous un avis sur vos concurrents africains ?

La concurrence est rude. Il y a du talent comme on a pu le voir avec l’Erythréen qui m’a battu mercredi. C’est une terre de champions avec beaucoup de talents. Ça n’a pas été une mince affaire cette semaine. Ça nous a permis de hausser un ton aussi dans notre niveau. Ça nous a demandé de l’adaptation au début et voilà on a réussi à mettre les choses en place. Hier on était déçu parce que mon coéquipier Maxime Cam, est passé quand-même pas loin de la victoire. Donc on avait à cœur de ramener une deuxième victoire aujourd’hui.

de la Bretagne, dans l’ouest de la France. Je suis breton d’adoption maintenant. Je viens de l’île de la Réunion juste un peu en dessous de l’Afrique. Maintenant je suis quand-même breton.

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La 14è Tropicale à travers les lunettes de Malick Traoré

Journaliste pour le groupe Canal, il présente le 11 d’Europe et la Ligue des Champions chaque mercredi et se nomme Malick Traoré. Durant l’édition échue de la Tropicale Amissa Bongo, il réalisait avec son équipe un magazine diffusé durant la semaine : LaTropicale Amissa Bongo : Le Mag. Il arrivait pour la première fois au Gabon et en Afrique centrale. C’est donc un regard neuf qu’il pose lorsqu’il est invité à faire le bilan 2019 de cette compétition.

Gabonreview : Vous arrivez pour la première fois sur cette course. Quel avis en avez-vous de manière globale ?

Malick Traoré : D’un point de vue plus global, c’est une expérience excellente et sympa ! J’ai découvert un pays magnifique avec des gens passionnés de sport, notamment le football et le cyclisme. En gros, une expérience énorme et inoubliable.

S’il vous deviez dresser un bilan sommaire, quel serait-il ?

Déjà une très bonne organisation ! Je tire mon chapeau à Benjamin Burlot, notamment. Ce n’était vraiment pas facile et je le dis le plus objectivement possible. Ce n’était pas facile de faire tous les transferts entre Franceville, Oyem, et derrière, revenir sur Libreville, de tous les équipements, équipes, médias… Ce n’était pas évident à faire mais Benjamin Burlot a réussi avec brio. Et puis en termes de niveau, on l’a suffisamment répété en amont, c’est peut-être la Tropicale la plus relevée de l’histoire. Et honnêtement, ça n’a pas menti. On a vu un très bon vainqueur avec Niccolo Bonifazio. Et puis les Africains qui ont brillé. Je pense aux Erythréens, Rwandais, Ivoiriens, Burkinabès, entre autres. Les Gabonais également ont fait une bonne prestation, car ils se sont bien préparés. Et surtout, certains sont arrivés au bout car il y a eu des abandons. Arriver au bout ici à Libreville, c’est une grosse performance pour ces derniers.

Au regard des forces en présence, aviez-vous des pronostics avant le coup d’envoi de la course ?

Pas spécialement non. Je savais juste qu’il y avait de grands noms et que c’était plus indécis que jamais.

Une mention spéciale pour les équipes africaines, en dehors de celle de l’Afrique de l’Est ?

Je me suis laissé dire que le cyclisme africain est en pleine évolution, et que le niveau devient de plus en plus élevé, aussi bien en Afrique de l’Est qu’en Afrique de l’Ouest. Ça promet aussi bien pour la prochaine édition de la Tropicale, que pour les prochaines courses cyclistes sur le continent.

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Jérôme Goehner, la Tropicale, le Radisson Blu et Park In by Radisson

Jérôme Goehner, directeur général des hôtels Radisson Blu et Park In by Radisson de Libreville était au départ de la Zone économique spéciale de Nkok pour le départ de la dernière étape, le 27 janvier 2019. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que les enseignes qu’il supervise sont des partenaires de la Tropicale Amissa Bongo. Elles reçoivent, en effet, au départ et à l’arrivée de la compétition, toutes les équipes qui participent à la course. Cette année huit équipes y ont été logées. «Ça fait environ 140 à 150 personnes. Notre offre prend en compte la nutrition, la restauration et l’hébergement», explique Jérôme Goehner qui indique qu’en retour, il récolte de la «visibilité pour notre établissement et puis ça fait plusieurs années que ça dure donc, c’est un partenariat historique. Notre logo apparaît à la tribune officielle, c’est important avec toute la couverture médiatique locale et internationale autour de cette course

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Du cyclisme dans la Zone économique spéciale de Nkok

La dernière étape de l’édition 2018 de la Tropicale Amissa Bongo a pris son départ de la Zone économique spéciale de Nkok (ZES), dans la banlieue Est de Libreville. Ce qui serait, selon Gabriel Ntougou, directeur général de l’Autorité administrative de cette zone économique spéciale, «une opportunité pour la promotion de notre zone. Cela nous permet en effet de faire connaître d’avantage notre structure». Faisant la Une des médias durant près d’un mois (avant, durant et après la course), la Tropicale Amissa Bongo va, selon le jeune manager, «nécessairement susciter la curiosité sur les activités de la zone ; surtout que nous avons permis aux coureurs de faire une petite visite rapide de la zone. Ils ont eu l’occasion d’aller voir, dans le showroom, une partie des produits fabriqués dans la zone».

La Zone économique spéciale de Nkok est le plus grand pôle industriel du Gabon. Il s’étend sur 1126 hectares dont 600 hectares dédiés aux entreprises. Elle compte 88 entreprises actives dont 62 en production et 26 en construction. La plupart des entreprises exercent dans la transformation du bois, même si d’autres se sont investies dans la sidérurgie ou l’eau.

 
 

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