Alors que vient de s’achever à Libreville, la deuxième réunion des médiateurs d’Afrique centrale à laquelle cinq pays de la sous-région ont pris part, bon nombre de personnes ignorent exactement le rôle de cette institution qui peine à prendre ses marques au Gabon.

Médiateur de la république Gabon

Créée après la Conférence nationale de 1990, cette institution  avait pour mission principale de contribuer à l’établissement de l’État de droit, de la démocratie et de la bonne gouvernance administrative et politique. Elle se doit, en d’autres termes, rechercher la paix sociale. L’action de la Médiature de la République n’a cependant jamais été perceptible et certains estiment que «institution gabonaise restée confidentielle pendant les vingt premières années de son existence».

La deuxième réunion sous régionale des Médiatures de la République qui vient de se tenir à Libreville, était donc une opportunité permettant de saisir les points de vue des gabonais et des résidents du Gabon sur l’existence de cette institution.  «Ce n’est que récemment que j’ai vu à la télé qu’il y avait une réunion internationale à Libreville où on parlait de médiateurs. Mais je n’ai vraiment pas une idée sur leur rôle», explique un habitant du quartier Nzeng Ayong dans le 6e arrondissement de Libreville, interrogé sur la question. Pour un autre «ce n’est qu’un gouffre à sous et un garage pour des amis».

Si l’on s’en tient à ses missions, relève un enseignant, «le médiateur de la République devrait être saisi pour trouver des solutions durables à la crise qui mine l’université Omar Bongo. Il y a trop de grèves, mais on n’a jamais vu le médiateur de la République lever le petit doigt».

Du reste, le nom du médiateur actuel reste peu familier de la population, encore moins celui de son prédécesseur, Jeanne Manomba. Et pourtant, Jean-Louis Messan occupe ce poste depuis 2009.

A l’évidence, l’absence de communication sur les activités de cette institution en plombe la connaissance par le public. «S’il y a un médiateur de la République qu’on ne connait pas, c’est juste parce qu’on ne le montre pas à la télévision comme les autres personnalités du pays. Alors qu’il a certainement une rôle important à joueur dans la stabilité sociale et politique de notre pays», a fait remarquer un autre habitant de Libreville.

Il est, de ce fait, à espérer que les conclusions des assises de Libreville pourront donner un souffle nouveau à la vie de cette institution. Ces travaux ont débouché sur trois principales recommandations : l’instauration d’un code de bonne conduite, la nécessité des moyens d’action et l’élargissement du concept. Car, la Médiature est, en théorie, la régulatrice des rapports entre les puissances publiques et les citoyens.

 
 

1 Commentaire

  1. jean olivier badiendji dit :

    il est bon parler du Gabon en bien,faites des missions a l’intérieur du paye pour que les gabonais les gouvernants conpraine la situation du peuples …

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