Présenté comme «un moment d’analyse froide» sur son fonctionnement, sa ligne politique actuelle et la situation du pays qu’il dit en crise politique et institutionnelle, le parti de Zacharie Myboto a ouvert, vendredi 7 juin à Libreville, son 2e séminaire de réflexion.

Zacharie Myboto (au 1er plan), lors de l’ouverture officielle du 2e séminaire de son parti, le 7 juin 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Cinq ans après le précédent, le 2e séminaire de réflexion de l’Union nationale (UN) s’est ouvert, vendredi, au siège du parti à Libreville. Ces travaux interviennent huit mois après les dernières élections jumelées législatives et locales d’octobre 2018. Le parti de Zacharie Myboto en est sorti avec une faible moisson : 151 conseillers municipaux et départementaux et un seul député. «Qu’on le veuille ou non, nous sommes partout», se réjouit néanmoins le président de l’UN.

Pourtant, c’est avec gravité qu’il a lancé officiellement ce séminaire axé sur quatre principaux points de réflexion : «la participation de l’UN aux élections d’octobre 2018», «la ligne politique de l’UN», «l’UN face à la situation actuelle du pays», «le fonctionnement de l’UN». Il s’agira pour le parti de faire un bilan et une introspection avant de se projeter. Pour Zacharie Myboto, il n’y a donc rien de plus sérieux.

«Ce séminaire, dit-il, n’est pas une rencontre quelconque, encore moins un passe-temps. C’est un moment de travail et d’échanges intenses propres à insuffler une dynamique nouvelle en vue de plus d’efficacité dans l’action du parti, dans son combat intrépide pour l’alternance.»

Le président de l’UN présente, en effet, ces travaux comme «un moment important d’analyse froide, courageuse et responsable», dont les recommandations seront soumises au bureau national du parti ou servir de ligne directrice lors du prochain congrès.

De ce séminaire qui prend fin le samedi 8 juin, le Pr Albert Ondo Ossa est le grand absent. L’économiste était attendu pour une communication sur la situation économique actuelle du Gabon. «Il a été frappé par un deuil dans sa famille», justifie Zacharie Myboto.

 
 

3 Commentaires

  1. Georges Lloyd Menest Antchouet dit :

    Il est dit ici et là que le PDG est devenu une académie, formation par ci, formation par là ; mais à l’allure où je vois certains partis organiser des séminaires, comme a dit le SG du PDG hier, nos adversaires ont compris que notre succès aux dernières élections est le résultat de la formation de nos militants, en plus de la stratégie. On se revoit en 2023 avec la candidature du DCP Son Excellence Ali Bongo Ondimba. Son élection passera comme une lettre à la poste. Le gabonais n’est plus dupe, il aime son Président et le PDG. Le peuple gabonais, tout comme le peuple français en 1789, ne veut pas de la mort de son Roi. Mais juste, de l’abolition des privilèges. Je le dis depuis 2016. Et je le réaffirme. Cf: résultats des élections couplées d’octobre 2018.

    • le beau nez d'âne dit :

      Ainsi le SG du PDG aurait dit ca ?C’est toujours bien d’apprendre qu’il y a une caste d’intouchables au Gabon ! De quoi le pouvoir actuel a-t-il peur, les découvertes nauséabondes ne sont peut-être pas finies ! Une vraie pièce de théâtre de boulevard cette nouvelle affaire keva, il y a toujours quelqu’un pour la relancer . Peut-être qu’un jour tout cela fera un film “la République bananière bongolandienne”

  2. le bonnet d'ane dit :

    Il y a donc un roi dans cette république ?Ce roi a un parti?et ce parti est même une académie.Les mythomanes croient en leurs mensonges et font croire à leurs mensonges.. jusqu’au mensonge de trop, et c est très dur de sortir de la sphère d’un mythomane qui cherche à vous embringuer dans son délire.lisez par vous mêmes

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