Au moment où les notables et anciens hauts cadres du Gabon s’invitent dans le débat de la vacance de pouvoir du président de la République né des doutes d’une partie de l’opposition sur les capacités physiques et cognitives du chef de l’État après son AVC, le ministre délégué à la Santé assure à Gabonreview que le sujet n’a pas lieu d’être. Sous sa casquette d’enseignant de Géopolitique à l’UOB, Jonathan Ndoutoume Ngome revient également sur la révision de la Constitution proposée, en avril, par son parti Démocratie nouvelle. Il estime qu’elle n’est pas réaliste et ne cadre pas au système politique gabonais.

Ali Bongo et Jonathan Ndoutoume Ngome, au terme d’un Conseil des ministres, le 29 mars 2019, à Libreville. © Communication présidentielle

 

Jonathan Ndoutoume Ngome. © D.R.

Gabonreview : Monsieur le Ministre, pour l’avoir rencontré depuis son retour de Rabat où il a passé sa convalescence, comment va le président de la République ?

Jonathan Ndoutoume Ngome : Effectivement j’ai vu le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba depuis son retour au pays après sa convalescence au Maroc, notamment lors du dernier Conseil des ministres au terme duquel il a tenu à serrer la main à chacun de ses ministres. Je peux affirmer que le président de la République va mieux au regard de son intense activité ces derniers temps. Il préside les Conseils des ministres, les grandes réunions de cabinet à la présidence. Sur le plan diplomatique, le chef de l’Etat reçoit énormément ces derniers temps : les présidents Faure Gnassingbé du Togo et Alassane Ouattara de Côté d’Ivoire ont été reçus récemment au palais. Voici autant de raisons qui me poussent à dire qu’Ali Bongo Ondimba va mieux. Ali Bongo est bel et bien au travail. Il n’y a pas péril en la demeure.

Comprenez-vous tout de même l’attachement d’une partie de l’opposition, celui de la société civile et d’anciens hauts cadres au sujet de la vacance du pouvoir ?

L’attachement d’une certaine partie de l’opposition et leurs alliés de circonstance à propos de la vacance de pouvoir ne se justifie nullement, à partir du moment où le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba est présent et remplit les tâches de sa charge présidentielle : il préside les Conseils des ministres, organise les réunions de cabinet, étudie les dossiers importants de l’Etat et en prend les décisions ou en donne les grandes orientations voire de hautes instructions comme dans le cas de la récente affaire du Kevazingo.

Qu’on nous dise à partir de ce moment où est la vacance de pouvoir. Pour moi, il n’y a pas de vacance de pouvoir. Le Président a repris ses prérogatives et assume totalement le devoir de sa charge.

© Communication présidentielle

Sans la nommer explicitement, la question de la vacance du pouvoir du président de la République a cependant été évoquée lors de la rentrée politique de Démocratie nouvelle, le parti auquel vous appartenez. Une proposition plutôt surprenante a été faite : celle d’une révision de la Constitution pour permettre à l’intérimaire du chef de l’Etat d’être en place jusqu’à la fin du mandat présidentiel. Comment l’enseignant de Géopolitique que vous êtes apprécie-t-il cette proposition critiquée depuis ?

Je voudrais répondre en mon nom personnel et surtout en qualité d’enseignant de Géopolitique comme vous le précisez. Dans le système politique gabonais actuel, régime parlementaire ou semi-parlementaire, l’intérimaire du président de la République ne peut conduire le mandat à terme en cas de vacance de pouvoir, et qui de mon point de vue n’est pas à l’ordre du jour. La période transitoire risque d’être longue et l’autorité qui conduirait la transition pour terminer le mandat n’a aucune légitimité pour, car n’ayant pas été élu dans les mêmes conditions que le chef de l’État vacant.

Un tel format doit nous conduire à adopter un régime de type présidentiel où le président de la République est élu dans le même ticket que son vice-président. Or, le régime présidentiel est typiquement anglo-saxon et s’accommode très peu des démocraties dans l’espace francophone, où là préférence va surtout vers les régimes parlementaires ou semi-parlementaires.

N’oublions pas que le coup d’État de 1964 était dû, entre autres, à la volonté du président Léon Mba d’instaurer un régime présidentiel. Donc, en ma qualité d’enseignant de Géopolitique, une transition politique au cours de laquelle le président de l’Assemblée nationale ou le président du Sénat conduirait le mandat du chef de l’État jusqu’à terme ne sied pas par rapport au type de régime actuel, par rapport à la légitimité du président intérimaire. Aussi, changer de régime politique de type parlementaire au type présidentiel est un risque qu’il faut se garder de prendre.

Un régime de type présidentiel dans lequel, selon les Africains, le chef de l’État concentre tous les pouvoirs entre ses mains est diversement apprécié. C’est le cas aujourd’hui au Sénégal où la suppression du poste de Premier ministre fait réagir la classe politique sénégalaise.

 
 

3 Commentaires

  1. METT dit :

    C’est une honte de voir ce type “dite de l’opposition” venir vous dire qu’Ali Bongo se porte très bien et si c’est réellement son cas vue que pour lui pour se porter bien il faudrait savoir serrer les mains aux ministres pour ne retenir que ça.. est une insulte à son intellect si il est réellement professeur de géopolitique comme il le prétend, d’ailleurs, dans son état il doit bien savoir ce que signifie être en bonne santé. Certes il ne peut rien dire de nouveau à partir du moment une omerta y est installé. Celui que l’on nous montre qui est supposé être Ali BONGO, depuis son retour de convalescence ne parle pas aux Gabonais donc il a usurpé le poste ce poste. Il ne parle qu’à un petit groupe, et pas à la population. Cela ne leurs semble pas curieux. Les amis qu’ils invitent à venir au secours “du soldat inconnu” font des déclarations seule et ils arrivent au Gabon et descendent de l’avion sans leur hôte aux pieds l’escalier pour la réception. Moi qui ne suis rien je suis partie en Angleterre et mes amis m’attendaient à l’aéroport et pourtant c’est souvent ainsi partout quand un ami vient de loin pour te rendre visite…etc.
    ALORS POUR CELUI QUI VA BIEN POURQUOI NE LE FAIT-IL PAS QUAND BIEN MÊME QUAND IL ETAIT DE CE MONDE IL LE FAISAIT BIEN AUX YEUX DE TOUT LA TERRE ENTIERE.
    DERNIEREMENT JE L’AVAIS VUE AU NEW YORK IL SORTAIT LUI MEME DE L’HOTEL ET MALGRE LA MANIFESTATION D’EN FACE.

    ALORS, JE VEUX DIRE A TOUS CES MEDECINS-MINISTRES ET AUTRES MEDECINS-PRESIDENTS AFRICAINS QUI VENNENT FAIRE DES CONSULTATIONS A LEUR PATIENT QUE POUR NOUS TOUT CECI EST COSMETHIQUE ET FAUX.
    POUR LIBERER LA PAYS ON VEUT UNE VACANCE AU POUVOIR. ET ON ACCEPTERAI MÊME QUE LE FRANCO-GABONAIS dircab PUISSE AUSSI DEPOSER SA CANDIDATURE AUX ELECTIONS.SON FRERE EST DEJA MAIRE.WHY NOT 4 HIM BECOME THE NEXT GABAO PR…LOL
    Monsieur Jonathan Ndoutoume Ngome, sert toi comme le font les autres .. mais pense ceci OMAR BONGO est Mort sans partir avec ses caisses d’argent et il a par ailleurs laissé le Gabon toujours là ou il est… ce serai de même pour nous tous.
    P.S : regarde dejà la différence quand vous arrivée en Europe, plus personne ne fait cas..

    HONTE A TOI

  2. Ndong Alexis dit :

    ASSASSIN ET USURPATEUR

  3. La plante Sacrée dit :

    Je regrette que ce profitosutuationte m’ait tenu en classe de 5ème au CES d’Akébé franchement Jonhatan tu es pathétique…Fianalement Nkunlu est mieux que toi toi en terme de personnalité suvez mon regard

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