Les initiateurs de «l’Appel à agir» sont repassés à l’offensive ce 31 mars pour exiger la constatation de la vacance du pouvoir. Convaincus de l’inaptitude du président de la République à assumer sa charge, et face au mutisme des institutions habilitées à constater cet empêchement du chef de l’exécutif, le groupe des dix estime qu’il n’y a que la personne d’Ali Bongo lui-même qui peut clore le débat sur la vacance du pouvoir, en se soumettant de bonne foi à une expertise médicale.

Le porte-parole du collectif, l’honorable Edgard Owono Ndong lisant la déclaration des dix. © D.R.

 

Comme promis le 28 février, lors du lancement de leur «Appel à agir», à la Chambre de commerce de Libreville, le groupe des dix y est revenu ce 31 mars 2019, pour présenter aux Gabonais les conclusions de leur quête pour l’application de l’article 13 de la Constitution.

Contre toute attente, l’administration de la Chambre de commerce a annulé la réservation de cette rencontre et la police, présente depuis les premières heures de la matinée, a interdit tout attroupement aux abords de ce site.  Toutefois, ni la pluie ni la présence des forces de l’ordre n’ont pu dissuader le groupe de faire sa déclaration, debout,  à l’entrée de la Chambre de commerce.

Si le collectif a rappelé d’entrée de jeu, ce qu’il considère comme une évidence, à savoir l’incapacité d’Ali Bongo à assumer ses charges, il a indiqué que cette conviction est largement partagée par les Gabonais, y compris parmi les tenants du pouvoir.

© Gabonreview

«Apres un mois au contact des forces sociales et de nos compatriotes, nous confirmons aujourd’hui notre demande de constatation de la vacance du pouvoir. Nous sommes convaincus qu’Ali Bongo n’est plus en capacité d’assumer les lourdes charges de la fonction de président de la République. Nous savons que beaucoup parmi nos compatriotes, y compris au sein du pouvoir en place, partagent également cette conviction», a déclaré le député Edgard Owono Ndong, membre du collectif des dix.

Le porte-parole des dix dit ne pas comprendre la justesse de la posture des institutions saisies par leurs soins, ne serait-ce que pour les entendre. Selon ce dernier, toutes ces institutions qu’ils ont «formellement» saisi, notamment «le gouvernement, l’Assemblé nationale, le Sénat et la Cour constitutionnelle se sont murées dans le déni et la menace». Face à ce mutisme, le groupe des dix estime qu’il n’y a plus qu’une seule institution pouvant clore le débat de la vacance de pouvoir.  C’est Ali Bongo lui-même, en se soumettant de bonne foi à une expertise médicale. Car, «la question de la vacance du pouvoir ne doit pas être parasitée par les dénis de droit, le déni de justice et autres forfaitures qui ont retardé l’avènement de la démocratie et la prospérité au Gabon».

Fort du soutien rencontré auprès des Gabonais lors des causeries qu’il organise, galvanisé par le soutien inconditionnel de la confédération syndicale Dynamique unitaire, le groupe des dix réaffirme que sa démarche est d’essence républicaine et vise à recoudre le tissu national lézardé par la crise multiforme que traverse le Gabon. Il appelle, ce 31 mars 2019, dernier jour de son ultimatum, les Gabonais à se mobiliser «individuellement et collectivement, chacun selon ses capacités et son domaine d’expression, pour ouvrir des perspectives nouvelles pour notre pays».

Si la pluie, la présence des forces de l’ordre a dissuadé certains Gabonais d’effectuer le déplacement de la Chambre de commerce, tous les regards sont désormais tournés vers l’horizon que tracera la nouvelle stratégie du  groupe des dix et ses alliés, pour obtenir l’application de l’article 13 de la Constitution tout en demeurant légalistes.

 
 

10 Commentaires

  1. Hô Chi Minh dit :

    Les tenants du pouvoir sont dans la nasse.

  2. SERGE MAKAYA dit :

    Je le confirme avec CERTITUDE : ALI BONGO, alias BOA, est bien MORT… Alléluia !!!

  3. CHRISTINE Madeleine dit :

    ALI BEN BONGO, alias BOA est bien MORT depuis OCTOBRE 2018… Réjouissons-nous !!!

    VIVE JEAN PING ET VIVE LE GABON LIBRE…

    NB : IL Y A UN TRÈS GRAND DANGER D’ALLER A UNE ELECTION PRÉSIDENTIELLE. PARCE QUE C’EST LE CHOIX DU QUAI D’ORSAY… PAS DU PEUPLE GABONAIS… COMPRENNE QUI VOUDRA…

    • Eternité dit :

      Je ne suis pas PDGistes, mais je ne suis pas pour l’investiture de PING, ce monsieur a prouvé à suffisance depuis 2 ans, son incapacité à prendre ou faire les bons choix ( meme difficile ) pour revendiquer et arriver au pouvoir…et pour moi, je ne peux le suivre

  4. CHRISTINE Madeleine dit :

    Je vous salue MARIE pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. vous êtes bénie entre toutes les femmes. et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour le GABON (s’il vous plait), pour nous ( pauvres pécheurs), maintenant et à l’heure de notre mort (que prenne conscience de cette VÉRITÉ ceux et celles qui croient vivre éternellement…) AMEN !!!

  5. Pascal NGOUA dit :

    LA FRANCE A OUBLIÉE QUE LE GABON N’EST PAS LA FRANCE… AKIE…
    https://youtu.be/vCQQZWKSDxU

  6. SERGE MAKAYA dit :

    Voici le message de la libération du Gabon : https://youtu.be/77Bw7yk2ZMc

  7. Ari dit :

    Courage! Courage! Courage!

  8. Rhody Junior dit :

    Pour ma part, autant demander une audience avec lui pour certains d’entre vous, plutôt qu’un examen… Ils ont déjà payé un acte de naissance, ils payeront aisément un certificat médical avec leur armée de médecins vassaux… Donc pour moi on va droit dans l’impasse par l’examen médical.

    Autant aller de part vous même et d’avoir une discussion avec lui, c’est à cela qu’il devrait se prêter de bonne foi, après tout, vous êtes aussi de ceux qu’il a promis de protéger en plus d’être juste en(de)vers tous.

  9. Barbe dit :

    Mes frères comprenez-vous que c’est le sosie qu’ils ont emmené au Gabon c’est pas Ali. C’est vraiment malheureux pour cette bande de voyous qui gouvernent le pays en regardant seulement l’intérêt personnel, les Pdgistes ne pourront jamais changer. Voyez que la mère d’Ali Joséphine CAMA n’est pas là depuis ces manigances, elle est au chevet du lit où son fils se fait traiter pendant que le faux Gouvernement se moque de son fils qu’il est à LBV.

    Courage mes frères, ce Gouvernement veut le voir le Gabon brulé c’est ce qu’il cherche.

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