Face à l’impasse dans laquelle se trouve le pays, Marcel Libama appelle ses frères d’armes à un sursaut d’orgueil pour épouser la cause du peuple en exigeant l’application de l’article 13 de la Constitution.

Les syndicalistes invités à sortir du silence et donner de la voix, à la cause de la masse des Gabonais qui refusent le «spectacle ridicule au sommet de l’état». © D.R.

 

Dans un post publié sur sa page Facebook le 27 mars, le leader syndical appelle l’ensemble du mouvement syndical à l’union sacrée sur la question de la vacance du pouvoir. «Pendant que le pays va mal, les syndicats ne peuvent pas se cantonner uniquement aux questions catégorielles. Les revendications syndicales pour se réaliser ont besoin de démocratie et de partenaires légitimes», estime Marcel Libama.

Pour le conseiller stratégique de la Convention nationale de syndicats du secteur éducation (Conasysed), les images de l’arrivée d’Ali Bongo diffusées, le 23 mars, n’augurent rien de bon pour l’amélioration du climat sociopolitique du pays.

Pour le syndicaliste, il est temps de sortir du silence et donner de la voix pour soutenir la cause de la masse gabonaise qui refuse le «spectacle ridicule au sommet de l’état». «Le peuple nous regarde, soyons à ses côtés. Nous sommes aujourd’hui devant un choix décisif, nous ne devons pas hésiter à faire ce choix. Nous devons rejoindre la masse des Gabonais qui refusent ce spectacle ridicule au sommet de l’État en faisant nôtres les exigences de la démocratie et le respect de la Constitution». Les syndicalistes doivent faire ce choix décisif, affirme Libama, «même au risque de subir les foudres du pouvoir qui ne va pas lésiner sur les moyens pour préserver ses privilèges».

Convaincu du rôle politique important joué et que continuent de jouer les syndicats en Afrique, en mettant en relief le rôle joué par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) qui n’a pas tergiversé en 2013 pour s’impliquer dans les manifestations ayant conduit à la chute du régime en place.

Marcel Libama souhaite que les travailleurs gabonais offrent de nouvelles perspectives à leur pays, en imposant la démocratie et le respect de la Constitution. «Les syndicats doivent être parfaitement conscients de l’impasse dans laquelle est actuellement notre pays. La vacance de pouvoir tarde à être déclarée en raison des privilèges, des velléités hégémoniques d’acteurs illégitimes et l’instinct de conservation du pouvoir par un clan mafieux. Dans un tel contexte de chaos organisé, chargé d’incertitudes n’offrant pas de perspectives claires à notre cher Gabon, que peuvent faire les syndicats?», interroge Marcel Libama. Ce dernier assure que face à ce dilemme, les syndicats doivent relever ce défi «si nous voulons entrer dans l’histoire».

 
 

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