Du 10 au 12 janvier a été organisée à Fougamou et dans les villages du département de Tsamba-Magotsi une caravane médicale avec le soutien du Samu social gabonais. Initiateur de cette caravane, Guy Bertrand Mapangou explique à Gabonreview les raisons de ce choix qui tranche avec le style de compte rendu parlementaires faits jusque-là par ses collègues députés.  

Au centre médical de Fougamou, Guy Bertrand Mapangou, alias “Guy-Bé”, a lui-même bénéficié des consultations offertes par le Samu social gabonais à son initiative. © Gabonreview

 

Moments de la caravane avec Dr Wenceslas Yaba au centre médical de Fougamou, à Oyenano et à Guidouma. © Gabonreview

Gabonreview : À votre initiative, une caravane médicale a été organisée trois jours durant à Fougamou et dans certains villages du département de Tsamba-Magotsi. Pourquoi ce choix plutôt que d’opter pour le compte rendu parlementaire aux populations comme cela s’est toujours fait jusqu’à lors ?    

Guy Bertrand Mapangou : Nous avons voulu changer de paradigme. Vous savez que nous sommes en période d’intersession, donc en vacances parlementaires, et ces vacances, pour un député, sont l’occasion d’aller rendre compte du travail qui a été fait pendant la session parlementaire. Or, nous avons voulu sortir des schémas classiques des distributions de victuailles, de simples comptes rendus. Nous nous sommes dits, en même temps que nous rendons compte de nos travaux, nous devons exprimer notre solidarité à l’endroit de nos électeurs, les assister, les soigner et voir quels sont les problèmes auxquels ils sont confrontés au niveau de notre circonscription politique.

Vous avez d’ailleurs eu l’occasion de voir que cette fois-ci nous avons opté pour une caravane médicale de trois jours, ayant permis de consulter les populations dans 8 différentes spécialités, allant de la cardiologie à l’ophtalmologie, en passant par la pédiatrie, la stomatologie et la chirurgie. Vous avez notamment pu voir tous les gestes qui ont été pratiqués avec l’intervention du Samu social gabonais que je tiens à remercier.

Cette caravane médicale s’est effectivement faite grâce au concours du Samu social gabonais. Pourquoi ce choix ?

Le Samu social gabonais pour nous est un outil important, et encore plus pour le président de la République et pour le gouvernement. C’est un outil qui permet de répondre très rapidement aux attentes sociales des populations. En trois jours passés à Fougamou, plus de 1500 personnes ont été soignées, touchées à l’épaule. C’est ça la solidarité, surtout quand ces personnes ont bénéficié gratuitement de médicaments, d’examens de laboratoire, de dépistage (VIH, Hépatites B et C), et certains ont même bénéficié de vêtements.

Sur combien de sites cette caravane a-t-elle été déployée ?

Nous avons eu trois sites : Oyenano, Guidouma et au Centre médical de Fougamou, où tous les praticiens, spécialistes, dont les gynécologues, les cardiologues… nous y avons fait plusieurs examens. C’est notamment le cas des échographies que nous avons gratuitement faites aux femmes. Pourtant, ça coûte énormément d’argent et on n’a pas la possibilité d’en faire à Fougamou, à moins de se rendre à Libreville, avec le risque de dépenser pas moins de 150 000 francs CFA.

Avec le Samu social dans ces différents sites, nous avons souhaité que ce soit désormais les médicaments et les médecins qui viennent vers les patients et non plus le contraire, du moins durant ces trois jours.

© Gabonreview

Il n’y a pourtant pas eu que les malades qui ont été pris en charge dans le cadre de cette caravane…

Effectivement. Vous avez vu que nous avons également initié une visite aux personnes en difficulté, surtout aux personnes âgées, dont certains sont centenaires avec une dame de 107 ans. Ça a été un bonheur, un plaisir de leur rendre visite et leur dire : “Avec le peu que nous avons, nous sommes là.” C’est aussi notre façon d’exprimer ce qu’on peut appeler “la péréquation sociale” : les boîtes un peu pleines remplissent celles qui sont vides.

C’était une première caravane médicale. Y’en aura-t-il d’autres ?

Absolument ! Avec le Samu social gabonais, nous avons pris l’engagement vis-à-vis des populations et de nos électeurs de revenir à chaque intersession parlementaire, donc tous les quatre mois.

Nous sommes en vacances jusqu’en février, il y a d’autres initiatives que je me dois de mener, notamment l’ouverture d’un nouveau dispensaire. Il s’agira également d’aller encore au plus près des populations pour régler notamment leur problème d’accès à l’électricité. Nous avons des groupes électrogènes dans la circonscription, dont certains sont en panne. Je vais donc devoir revenir pour les réparer et pour redonner de la lumière à ceux qui en ont besoin.

Aussi, nous sommes-nous engagés à revenir chaque quatre mois avec le Samu social avec plus de spécialités et plus de médicaments.

Avez-vous été satisfait ?

Je crois que pour un coup d’essai, ça a été un bon coup de maître. Je tiens à remercier le Samu social gabonais et particulièrement son directeur général, Dr Wenceslas Yaba, qui a été lui-même présent. Les médecins ayant pris part à cette caravane ont laissé leurs cabinets à Libreville pour œuvrer sur le terrain avec abnégation et amour du prochain. Ça nous a beaucoup séduits.

 
 

2 Commentaires

  1. Lavue dit :

    Pitié ces PDGistes, avec MAPANGOU qui ne peut se priver de remercier en toute circonstance le Président de la République ou chanter ses louanges, même après son spectaculaire limogeage du gouvernement (le Kévagate) c’est incroyable. Le pauvre il rêve vraiment d’un comeback à la mangeoire.
    Depuis quand et dans quel pays les caravanes sont une solution à la résolution des problèmes de santé. Des actions éphémères, de pures communication politique peuvent -elles se substituer à de véritables politiques sanitaires. La réponse c’est non. Les PDgistes sont responsables de l’état de déliquescence dans lequel se trouvent les hôpitaux gabonais. Si la santé faisait partie des priorités du système BONGO-PDG on en viendrait pas à ce genre de théâtre, dont la seule fin n’est que politicienne. Avec moins de 2 millions d’habitants se pays est incapable avec d’immenses ressources financières d’être un modèle d’infrastructures de santé en Afrique. On passe le temps à tromper les illettrés dans les villages, comme si le Gabon avait 20 ou 30 millions d’habitants. Tant que la politique politicienne du PDG avec les nombreux valets du prince tel que les MAPANGOU se poursuivra, nul espoir pour ce pays. Les PDGistes ne doivent pas l’oublier, le Gabon bouge, de nouvelles générations plus instruites arrivent, il faut qu’ils changent leur logiciel.

  2. Boussanga Massanga Nguie dit :

    Ma cousine de Moulandoufouana, tradi-prestidigieuse efficace très sollicitée par les mmebres du PDG, du PDS, de l’UPNR , de l’UN a “prophetisé” que Mapangou sera, avec 52.75% de chance, le prochain 1er ministre de Bongo Alain. Ma cousine est juste à quelques kilometres de Fougamou, et elle sait de quoi elle parle.

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