Battant pavillon panaméen, le premier bateau de pêche a accosté, mardi 23 juillet, au nouveau terminal de pêche du New Owendo International Port (NOIP) où il a commencé à décharger plusieurs tonnes de poissons destinés à couvrir une grande partie du marché local à moindre coût.

Le «Montelaura», déchargeant du poisson sur le nouveau terminal de pêche du GSEZ NOIP, le 23 juillet 2019. © Gabonreview

 

Moments de la décharge du poisson sur le port. © Gabonreview

À la direction générale de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag), on évoque un évènement majeur qui matérialise les ambitions et les projets des plus hautes autorités du pays, notamment en termes de développement des activités du nouveau port international d’Owendo et surtout dans le cadre de la lutte contre la vie chère. Deux mois après l’inauguration du nouveau terminal de pêche du GSEZ NOIP, l’accostage, ce mardi, du premier bateau de pêche en ces lieux est porteur d’espoir, y compris pour les populations qui en bénéficieront au premier chef dans les prochains jours.

En effet, au nouveau port d’Owendo, ce bateau battant pavillon panaméen en provenance d’Espagne et ayant à son bord une centaine d’employés à majorité ivoirienne est venu décharger une partie de son produit de pêche : plusieurs tonnes de poissons réceptionnés par la Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader). Du poisson destiné en grande partie au marché local avec pour principal objectif de lutter contre la vie chère, d’autant qu’ils seront vendus à bas coûts aux consommateurs.

«C’est du poisson qui était initialement destiné à être rendu à la mer, car ne répondant ni aux exigences ni à la demande des pêcheurs spécialisés dans la pêche au thon. Donc, plutôt que de les rejeter à l’eau, les autorités gabonaises ont opté pour son rachat, d’autant que ce poisson est pêché dans les eaux gabonaises. C’est assurément une bonne opération qui bénéficiera aux populations, surtout face à la psychose créée par la mort des milliers de poissons à Lambaréné et à Ndjolé», informe un employé du GSEZ NOIP.

Sur le nouveau terminal de pêche du GSEZ NOIP, les tonnes de poissons mises à disposition par le bateau panaméen, le «Montelaura», sont recueillies dans 300 cubitainers. L’opération, la première du genre, devrait durer deux jours environ. Selon l’Oprag, cette opération était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, et est appelée à se renouveler.

 
 

3 Commentaires

  1. Bianga dit :

    Mord de rire… et coup de publicité de criminels économiques !
    On augmente le prix du pétrole lampant que les pécheurs artisanaux utilisent malgré qu’ils arrivent péniblement à survivre.
    (Le racket et les marges abusives viennent des cartels des commerçantes béninoises, nigérianes et camerounaises mais de ce coté là le gouvernement ne fait RIEN)
    Pour faire croire d’aider la population on met les pécheurs artisanaux en compétition avec des armadas industrielles. Faut vraiment vouloir aider la population pour faire cela… Escrocs de conscience publique.
    300 cubitainers représente approximativement 200 tonnes de poisson….
    Seulement, il y a un hic avec ces poissons. Les Gabonais ne les mangent pas… Nos mamans ne les aiment pas.
    Cela vient surtout qu’ils ne les connaissent pas, c’est principalement de la bonite et nos mamans ne savent pas la préparer.
    En bouillon, c’est pas top du tout mais braisé ça passe assez bien.
    La prison centrale de gros bouquet sera ravie d’en voir passer quelques! morceaux.
    Jamais le pays a connu de tels idiots aux commandes. En plus ils se croient malins…………..
    J’espère qu’ils en serviront au mort vivant, ça doit être un cadeau de l’espion de sa majesté la reine d’Angleterre: Lee Blanc alias Lee White, les ministre des eaux et forets…
    J’espère tout de même que ce n’est pas le poisson mort de Lambariné qu’ils essayent d’écouler… quoi que, ces malfrats en costume de ville en sont tout à fait capable.
    Ils font passer un président mort pour un humain vivant…
    Pour eux, c’est juste un détail de faire passer du poisson mort par intoxication à Lambariné pour du bon poisson sorti de la mer !
    Faisons attention, je sais déjà que personnellement je refuserai d’en manger. Lacruche avec Aniset boumbou fétichent trop.

  2. EHYA O.R dit :

    «C’est du poisson qui était initialement destiné à être rendu à la mer, car ne répondant ni aux exigences ni à la demande des pêcheurs spécialisés dans la pêche au thon. Donc, plutôt que de les rejeter à l’eau, les autorités gabonaises ont opté pour son rachat, d’autant que ce poisson est pêché dans les eaux gabonaises.»

    Donc ils sérieux là !?!… On va vendre au gabonais du poisson dont tous les armateurs trouvent qu’ils ne sont pas commercialisable. On va nous vendre les invendus quoi !? et ils appellent cela un ÉVÈNEMENT MAJEUR… soyons un peu sérieux dans nos vies.

    • Yiti dit :

      Non mon frère, pour exemple si tu ne vend que des carpes et dans ton filet tu trouves des sans nom, au lieu de les remettre à l’eau, quelqu’un te propose de te les racheter,je suis sur que tu signes.
      C’est pareil,ces gens ne pêchent qu’un type de poisson, malheureusement il n’existe pas encore des filets high-tech qui n’ecceptent qu’un seul type de poisson, généralement ces pêcheurs jettent à la mer tout ce qui ne les intéresse pas,sol, capitaine,morue et j’en passe,donc détrompe toi mon frère,ce n’est pas dévalorisant

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