Les personnels des différents services des structures médicales concernés par la prévention du VIH Sida sont, depuis le 4 novembre, à l’école de la Prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), dont l’objectif est d’amener les femmes enceintes infectées par le VIH à accoucher des enfants sains.

Les femmes enceintes infectées par le VIH peuvent donner naissance à des enfants sains. © D.R.

 

Dr Raïssa Okouyi Ndong lors de sa présentation. © D.R.

Mettre au monde des enfants sains, c’est le vœu des femmes enceintes en général et celles atteintes du VIH Sida en particulier. Au Gabon, elles représentent environ 5,2% de la population des femmes enceintes alors que le taux de prévalence chez la population en général est estimé à 4,1%. Ce pourcentage énorme et plutôt alarmant à l’origine d’un séminaire de formation sur la Prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL).

Ouvert le 5 novembre, cette formation est animée par le Programme national de lutte contre le Sida (PNLS) et destinée aux personnels de santé issus des différents services des structures sanitaires concernées par la question. «Nous formons les prestataires qui ont en charge le couple mère-enfant, l’administration des médicaments antirétroviraux afin que plus aucun bébé né de mère séropositive ou de mère malade du Sida ne soit infecté par le virus du Sida», a fait savoir le Dr Raïssa Okouyi Ndong, directrice du PNLS. Chez les femmes enceintes séropositives il y a pour ainsi dire, un risque élevé de transmission du virus du Sida à leur bébé durant leur grossesse et particulièrement au dernier trimestre, lors de l’accouchement et à l’allaitement maternel.

Si le Dr Raïssa Okouyi Ndong reconnaît que ces mamans malades ont le droit de faire des enfants, elle indique qu’avec le programme PTME, l’objectif est de leur permettre de «mettre au monde des enfants sains». «Ce ne sont pas tous les enfants nés de mère séropositives qui seront infectés par le VIH, mais ce que nous voulons faire avec le programme PTME c’est de réduire ce risque de transmission à moins de 1%», a-t-elle indiqué. Actuellement, a-t-elle fait savoir, «le taux de transmission varie autour de 4%». Alors que cette estimation date de 2016, elle compte sur la nouvelle étude démographique et de santé pour voir baisser ce taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant à moins de 1%.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en l’absence de toute intervention, le risque de transmission du VIH Sida de la mère à l’enfant est de 20 à 4%. Mais grâce à un ensemble d’interventions globales «fondées sur des preuves scientifiques», ce taux de transmission peut diminuer et passer à moins de 2%. Avec la PTME, les défis sont donc d’assurer une prévention primaire du VIH chez les femmes en âge de procréer, prévenir les grossesses non désirées chez les femmes séropositives, prévenir la transmission du VIH de la mère séropositive à son bébé, fournir un traitement, des soins et un soutien appropriés aux femmes séropositives, à leurs enfants et à leur famille. «Bien que les défis soient nombreux, des progrès sont réalisés et les efforts en vue d’améliorer la PTME commencent à porter leurs fruits», indiquent les Nations-Unies.

 
 

1 Commentaire

  1. koumba dit :

    C’est une très bonne nouvelle , très rassurant , de beaux progrès à venir….

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