Accusés d’avoir tenté de soudoyer le 1er président de la Cour d’appel de Port- Gentil, 64 anciens agents de Weatherford ont livré le part de vérité, le 18 septembre à Libreville. Par la voix de leur conseil, les anciens agents de la compagnie parapétrolière américaine ont également réclamé un milliard de dédommagements à leur ancien employeur.

Maitre Irénée Mezui, le Conseil des anciens employés de Weatherford limogés en 2016. © Gabonreview

 

Limogés en 2016, les anciens agents de la société pétrolière Weatherford se sont exprimés sur leur situation, le 18 septembre à Libreville. A travers leur conseil, Irénée Mezui, les anciens employés ont battu en brèche les accusations de corruption à leur égard. Par l’entremise d’un magistrat, ils auraient tenté de soudoyer le 1er président de la Cour d’appel de Port-Gentil pour avoir gain de cause dans le litige qui les oppose à leur ancien employeur.

Selon Irénée Mezui, tout a commencé en 2016. Après leur limogeage, les agents ont réclamé le paiement d’heures supplémentaires travaillées de 2010 à 2016. Une commission avait été la mise en place pour  les modalités de paiement. Ne voulant plus s’exécuter, Weatherford a préféré porter l’affaire en justice.

Alors que le dossier était pendant au tribunal, les agents seront informés du départ de Weatherford. Déterminés à rentrer dans leurs droits, ils vont solliciter du tribunal, une autorisation afin de pratiquer une saisie conservatoire sur les biens de la société américaine. Quelques jours après sa mise à exécution, la saisie conservatoire avait été levée par ordonnance du tribunal, le 22 juin, suite à la procédure de contestation introduite par Weatherford.

Après un long feuilleton marqué par des autorisations de saisies conservatoire et de mains levées édictées par le tribunal, l’affaire a débouché sur une nouvelle autorisation pour une saisie conservatoire de machines de Weatherford, stockées à la base de DHL à Port-Gentil.

Alors que la saisie est en cours, les employés ont reçu des menaces. Face à toutes ces intimidations, les ex-employés de Weatherford n’entendent pas reculer. Bien au contraire, ils réclament un milliard de francs CFA de dédommagements. S’ils disent attendre l’aboutissement de la  procédure devant la chambre sociale de la Cour d’appel, les anciens employés ont promis user de tous les moyens de droit dont ils disposent pour faire plier Weatherford.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. anselme safou dit :

    weatherford a montrer le manque de volontée concernant les heures suplementaires impayer sur site.

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