Souhaitée dès le sommet inaugural de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en mai 1963, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) a été officiellement lancée le 7 juillet 2019 à Niamey au Niger.

Un moment de la cérémonie du lancement opérationnel de la ZLECA, le 7 juillet 2019, à Niamey. © reutersmedia.net

 

Les chefs d’Etats et de gouvernement du continent ont le 7 juillet 2019, à la faveur du 12e sommet extraordinaire de l’Union africain, à Niamey, au Niger, procédé au lancement officielle de l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continental africaine (Zleca). Cette initiative a consisté à la mise en place des instruments opérationnels de l’accord notamment : les règles d’origine de la Zleca, la suppression des obstacles non tarifaires et la mise en place d’un système de paiements et de règlements numériques.

Adoptée et ouverte à la signature le 21 mars 2018 à Kigali, puis entrée en vigueur le 30 mai dernier, avec la signature de l’accord portant sa création, la Zone de libre-échange continental africaine (Zleca) vient de franchir un nouveau palier stratégique, pour booster l’intégration africaine. Le projet a enregistré le 7 juillet 2019, 52 signatures et devient ainsi le plus grand espace d’échange commercial au monde. Seul l’Érythrée n’est pas signataire de cet accord.

Pour le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, plus qu’une zone de libre-échange, la Zleca est l’un des outils par excellence pour la réalisation de l’intégration en droite ligne des objectifs du Traité d’Abuja et des aspirations de l’Agenda 2063. «Il est évident que l’opérationnalisation de la Zleca est de nature à favoriser l’entreprenariat, l’emploi de la jeunesse et l’émancipation des femmes. La croissance de l’économie africaine devrait être deux fois plus rapide que celle du monde développé, car l’Afrique est le deuxième continent le plus grand et le deuxième plus peuplé du monde… Sachons en tirer les bénéfices, les dividendes en faveur de nos populations majoritairement constituée de jeunesse», a-t-il déclaré.

L’Union africaine estime que la Zleca permettra d’augmenter de près de 60% d’ici à 2022 le commerce intra-africain et de donner un coup de fouet à l’ensemble de ses économies. En effet, le but de la Zleca est dans un premier temps de supprimer les droits de douane pour 90% des marchandises. Laissés à la discrétion de chaque pays, 7% de marge pour la libéralisation sur une période plus longue, tandis que les trois restants ne le seront pas.

 
 

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