Pour booster le commerce intra-communautaire, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) envisage de construire un port sec dans la zone des trois frontières, entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale. Le groupe Olam serait prêt pour le financement et la construction de cette infrastructure.

À la zone des trois frontières, la Cemac souhaite ériger un port sec. © D.R.

 

Le groupe Olam serait partant pour la construction d’un port sec au nord du Gabon, dans la zone des trois frontières. Ce projet censé faciliter le commerce entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale est conçu et porté par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale(Cemac).

Selon le président de la Commission de la Cemac qui s’est récemment concerté avec le gouvernement équato-guinéen, la construction des ports secs a été identifiée comme action prioritaire dans le cadre du Programme économique régional (PER), dont l’objectif est de faire de la Cemac un espace économique intégré émergent, à l’horizon 2025. Au regard du regain des activités dans la zone des trois frontières, Daniel Ona Ondo estime qu’à travers ce terminal directement connecté par route, le Gabon, le Cameroun et la Guinée-Equatoriale pourraient développer leurs capacités logistiques et leur potentiel d’exportation.

Pour le financement de ce projet, la préférence de Daniel Ona Ondo va au partenariat public-privé (PPP). Il assure d’ailleurs que «les grands groupes à l’instar d’Olam sont intéressés et prêts à investir». Le groupe singapourien, via Gabon special economic zone (GSEZ), s’est déjà montré compétent en matière de construction de port à travers le Nouveau port international d’Owendo (NOIP). Si les modalités pratiques de l’accord ne sont pas encore définies, la Guinée équatoriale apprécie «le caractère innovant de ce projet», et songe déjà à son lancement.

 
GR
 

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