Clôture de la Conférence CSBA 2026 : de fortes recommandations pour une supervision renforcée
La Conférence et Réunion annuelle 2026 de la Communauté des superviseurs bancaires africains (CSBA) s’est achevée, le 5 juin à Yaoundé, au terme de deux jours d’intenses échanges consacrés aux enjeux de la supervision bancaire sur le continent. Placée sous le thème «Renforcer la coopération prudentielle et la stabilité financière en Afrique», cette rencontre a réuni les représentants des banques centrales. Elle a marqué et confirmé l’importance croissante d’une approche concertée face aux mutations rapides du secteur financier africain. D’où des recommandations pour renforcer plusieurs axes, dont la digitalisation, la supervision prudentielle et la gestion concertée des risques technologiques et transfrontaliers.

La présidente de la CSBA, Patricia Danielle Manon, lors de la clôture de la Conférence et Réunion annuelle, le 5 juin 2026, à Yaoundé. © D.R.
Au cœur des travaux de la Conférence et Réunion annuelle 2026 de la Communauté des superviseurs bancaires africains (CSBA), qui se sont tenus du 4 au 5 juin, les participants ont examiné les perspectives de renforcement de la coopération entre autorités de supervision, en mettant un accent particulier sur les mécanismes de partage d’informations et la coordination transfrontalière. L’état d’avancement du protocole d’accord multilatéral pour l’échange d’informations, ainsi que les discussions autour des accords encore en attente entre certaines banques centrales africaines ont illustré la volonté de bâtir une architecture de supervision plus intégrée. Les échanges ont également permis de valider les grandes orientations du programme de travail 2026-2028, articulé autour de la supervision bancaire transfrontalière, de la gestion des crises et des réglementations de Bâle.
«Nos défis de demain exigent que nous allions plus loin»
Les débats ont par ailleurs mis en lumière les défis émergents liés à l’innovation technologique. L’essor de l’intelligence artificielle, la montée des risques cybernétiques, ainsi que l’apparition de nouveaux instruments financiers, notamment les ‘’stable coins’’, imposent une adaptation continue des cadres prudentiels. Les superviseurs ont ainsi insisté sur la nécessité de moderniser les dispositifs de régulation tout en garantissant la solidité des institutions financières et la confiance des investisseurs.
Dans son allocution de clôture, la présidente de la CSBA, Patricia Danielle Manon, a salué «la richesse des débats, la pertinence des contributions et l’esprit d’écoute» qui ont marqué les assises. Elle a mis en avant la solidarité entre les membres, affirmant que «cette confiance mutuelle… est notre plus grande réussite commune». Toutefois, elle a appelé à aller plus loin en soulignant que «nos défis de demain exigent que nous allions plus loin», invitant ainsi les superviseurs à «oser les projets conjoints, les formations croisées et les missions partagées» afin de renforcer l’efficacité collective.
Intensifier les échanges d’expériences, promouvoir des standards internationaux adaptés aux réalités africaines

Instantanés de la clôture de la CSBA 2026, le 5 juin 2026, à Yaoundé. © D.R.
Au terme des travaux, les recommandations ont convergé vers un renforcement accru de la coopération, considéré comme essentiel pour améliorer la stabilité financière du continent. Les participants ont insisté sur la nécessité d’intensifier les échanges d’expériences, de promouvoir des standards internationaux adaptés aux réalités africaines et de développer les capacités techniques des institutions de supervision. En clôturant officiellement la réunion, Patricia Danielle Manon a exprimé sa conviction que ces échanges permettront «de rendre efficaces nos actions», avant de déclarer close cette édition 2026 qui marque une étape importante dans la construction d’un système bancaire africain plus résilient, intégré et tourné vers l’avenir.
L’événement, qui s’est achevé le 5 juin avec l’allocution de la présidente de la CSBA, Patricia Danielle Manon, par ailleurs Secrétaire général adjoint de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), s’est ouvert 24 heures plus tôt, sous la présidence du gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et président de l’Association des banques centrales africaines (ABCA), Yvon Sana Bangui. Il a été conjointement organisé par la CSBA, le Groupe technique de l’Association des banques centrales africaines (ABCA) et l’Institut de stabilité financière de la Banque des règlements internationaux (BRI), avec l’appui de la BEAC et de la Cobac.













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