Crise à l’Agasa : le directeur général n’entend pas se laisser faire face au Synata
Ce mercredi 1er octobre, jour annoncé pour l’entrée en grève dite illimitée des agents, le directeur général de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), Dr Jean Delors Biyogue Bi Ntougou, a publié sur sa page Facebook une déclaration virulente en réaction à l’initiative du Syndicat national des travailleurs de l’Agasa (Synata). Dans un ton ferme, il dénonce une tentative de «prise en otage de l’administration publique» par un «groupuscule» opposé aux réformes en cours au sein de l’institution. Il entend résister à leur mouvement.

Dr Jean Delors Biyogue Bi Ntougou, directeur général de l’Agasa. © D.R.
Effective depuis quelques heures, le débrayage des agents, ce jour, fait suite à plusieurs mois de tensions entre le syndicat maison et la direction générale. À l’origine du conflit : le non-respect des engagements pris dans le cadre du protocole d’accord signé le 28 juillet 2025 sous l’égide du ministère de l’Agriculture. Ce texte prévoyait la suspension du préavis de grève et la mise en place d’un comité paritaire chargé d’examiner les revendications des agents.
Mais, selon le syndicat, la direction aurait transgressé les termes de cet accord en procédant à des recrutements jugés arbitraires, en créant des organes internes contestés, et en publiant une note de service le 15 septembre qualifiée de «violation flagrante» du procès-verbal de négociation. À cela s’ajoute un incident symbolique : la confiscation du bus de transport du personnel par un membre du cabinet du directeur, perçue comme une atteinte aux avantages sociaux des agents.
La réponse du directeur général
Dans une publication sur Facebook, ce mercredi 1er octobre 2025, Dr Biyoghe Bi Ntougou affirme qu’il ne cédera ni aux «pressions» ni au «chantage» d’un syndicat qu’il accuse d’avoir «pillé l’Agence» pendant des années. Il réaffirme sa volonté de poursuivre les réformes visant à recentrer l’Agasa sur ses missions fondamentales. Des réformes qui, assure-t-il, «redonnent progressivement ses lettres de noblesse» à l’Agence.
«Je m’opposerai jusqu’au bout à toute tentative de prise en otage de l’administration publique qui est un service commun pour le bien commun, par une petite minorité qui ne pense qu’à ses intérêts personnels et viole en permanence les principes du dialogue social en entreprise», prévient-il, annonçant l’application stricte de l’article 386 du Code du travail, qui encadre les mouvements sociaux en République gabonaise.
Un conflit aux répercussions nationales
Le Synata a annoncé le maintien d’un service minimum estimé à 40 % de l’activité normale, mais les perturbations sont déjà visibles : ralentissement dans l’établissement des certificats sanitaires et phytosanitaires, inspections limitées, et traitement restreint des demandes courantes. Ces dysfonctionnements pourraient impacter directement la sécurité alimentaire et les exportations agricoles du pays.
Alors que certains agents, moins frondeurs, appellent à une «paix durable» au sein de la structure, fondée sur le respect des engagements de part et d’autre, la posture du directeur général laisse plutôt entrevoir un bras de fer risquant de se prolonger. Le conflit a été porté à l’attention des plus hautes autorités, dont la présidence de la République, dans l’espoir d’une médiation. En attendant, le DG rappelle que «force reste à la loi».













2 Commentaires
Il faut tenir bon, il y a dans ces agences des gens qui pensent que tout leur est dû; les réformes ce n’est pas pour eux, ils sont issus d’un village où les privilèges sont la règle, donc eux n’ont rien à cirer avec un DG qui veut faire dans la rigueur.
Ce pays est vraiment maudit, seulement le gros diplômes,mais la corruption c’est la marque déposée, et personne n’assume le vol, les personnes qui devraient vivre de leur métier, celui-là son métier d’enseignement il ne peut pas vivre, il faut un poste où il a des millions par mois seul avec sa femme le reste de la population croupie dans la pauvreté, misère et chômage.lesfaux politiciens gabonais s’ils avaient le pouvoir de contrôler le soleil, l’obscurité, la population pauvreté n’allait pas avoir l e soleil, ni obscurite,