Crise migratoire en Afrique du Sud : Libreville en état de veille
Le gouvernement gabonais suit de près la situation de ses ressortissants en Afrique du Sud, dans un contexte de tension lié à la question migratoire. Dans ce sens, une cellule de veille du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, chargé de l’Intégration et de la Diaspora s’est réunie mercredi 1er juillet, avec l’ambassadeur du Gabon à Pretoria, Rembendambia, afin d’évaluer l’état de la communauté gabonaise sur place.

La ministre des Affaires étrangères lors de la séance de travail avec la cellule de veille. © D.R.
Selon un communiqué officiel, la rencontre a permis de dresser un point de situation global jugé maîtrisé. Les autorités diplomatiques indiquent que la communauté gabonaise est «sensibilisée et mobilisée», tandis que l’ambassade se dit sereine quant au sort des compatriotes installés en Afrique du Sud. Des mesures de précaution et de sécurisation ont été rappelées aux ressortissants afin d’éviter tout incident.
Concernant la question d’un éventuel rapatriement, le ministère précise qu’il reste en alerte et attend les instructions des plus hautes autorités de l’État, notamment du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Aucune décision n’a encore été arrêtée à ce stade.
Par ailleurs, les autorités sud-africaines ont été officiellement saisies afin de permettre, si nécessaire, des évacuations coordonnées et sécurisées. Une démarche qui vise à garantir la protection des ressortissants gabonais dans un cadre diplomatique encadré.
Un climat tendu depuis le 30 juin en Afrique du Sud
Pour rappel, le 30 juin 2026, des manifestations liées à la question migratoire en Afrique du Sud ont ravivé les tensions autour de la présence des étrangers en situation irrégulière. Cette mobilisation a conduit les autorités gabonaises à renforcer leur dispositif de suivi et à activer une cellule de veille permanente afin d’anticiper toute évolution de la situation.
D’ailleurs, des mouvements anti-immigration avaient fixé un ultimatum au 30 juin, exigeant le départ des ressortissants étrangers en situation irrégulière. Une échéance qui a provoqué des scènes de panique et des départs précipités de plusieurs migrants dans le pays, accentuant les inquiétudes au sein des communautés étrangères.
Thécia Nyomba















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