Face aux députés de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique, dans le cadre de l’examen du projet de Loi de finances rectificative (PLFR) 2026, la ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa Brigitte Onkanowa a présenté, le 11 juin, les priorités de la mission «Défense» à travers cinq programmes visant à renforcer les capacités opérationnelles des forces armées et à améliorer les conditions de vie et de travail des militaires. Cette mission bénéficie d’un budget de 377,68 milliards de francs CFA dans la Loi de finances initiale 2026, destiné aux personnels, équipements, services, transferts et investissements.

La ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa Brigitte Onkanowa, face aux députés, le 11 juin 2026. © Presse Assemblée nationale

 

La ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, a défendu, le 11 juin 2026, les orientations budgétaires de son département devant la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l’Assemblée nationale. Ce, dans le cadre de l’examen du projet de Loi de finances rectificative (PLFR) 2026. Cette audition s’inscrit dans un contexte de réajustement des finances publiques, marqué par une baisse significative des ressources de l’État, désormais établies à 5 495,2 milliards de francs CFA, contre 6 358,2 milliards initialement prévus, soit une contraction de 862,9 milliards de francs CFA.

Face aux députés, Brigitte Onkanowa a présenté une vision structurée autour de la mission «Défense», organisée en cinq programmes stratégiques, à savoir la préparation et l’emploi des forces (311), l’Équipement des forces (318), la Garde républicaine (325), la Vie du soldat (332) et le Pilotage et soutien à la politique de la Défense nationale (339). Ces axes participent de l’approche visant à renforcer l’efficacité opérationnelle des forces armées, tout en améliorant les conditions de vie des personnels militaires. Les crédits alloués à cette mission, dans la Loi de finances initiale 2026, s’élèvent à 377 684 838 660 francs CFA, couvrant les dépenses de personnel, les biens et services, les transferts, ainsi que les investissements.

Concilier impératifs de sécurité et contraintes économiques

Des responsables des forces de défense et de sécurité assistant à l’audition. © Presse Assemblée nationale

Dans son intervention, la ministre a insisté sur les enjeux sécuritaires auxquels le pays est confronté pour, ainsi, justifier les priorités budgétaires retenues. «Ces programmes sont mis en place pour faire face aux défis qu’impose à notre pays un contexte stratégique marqué par des enjeux permanents, tels que la défense de l’intangibilité des frontières et la lutte contre l’immigration clandestine, mais également par de nouvelles menaces, comme le terrorisme et les trafics de tous genres qui compromettent la paix et la sécurité dans notre pays», a-t-elle déclaré. 

Les échanges avec les parlementaires ont, par ailleurs, révélé des préoccupations liées à la capacité opérationnelle des forces de défense. Les députés ont notamment interrogé la ministre sur le renforcement des effectifs et des équipements aux frontières, ainsi que sur les besoins en infrastructures et en moyens logistiques. Dans un contexte de rationalisation budgétaire généralisée, la défense nationale apparaît ainsi comme un pilier dont les arbitrages financiers devront concilier impératifs de sécurité et contraintes économiques.

 
GR
 

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