Les membres de la Commission nationale sur le différend frontalier Gabon-Guinée équatoriale se sont réunis au salon présidentiel de la Cour constitutionnelle, le mercredi 6 mai 2026, autour du vice-président du gouvernement et du maître des lieux, Dieudonné Aba’a Owono, pour une séance de travail, réaffirmant la volonté des autorités gabonaises de privilégier une issue négociée et mutuellement avantageuse dans le dossier sensible de l’île Mbanié et des îlots voisins. Soutenu par l’Union africaine, le processus diplomatique vise désormais à dégager un consensus durable entre Libreville et Malabo.

Un moment de la séance de travail à la Cour constitutionnelle (capture d’écran/IA) © GabonReview

 

Le dossier du différend frontalier opposant le Gabon à la Guinée équatoriale autour des îles Mbanié, Conga et Cocotiers continue de mobiliser les autorités gabonaises. Mercredi 6 mai 2026, les membres de la Commission nationale chargée de ce contentieux se sont réunis au salon présidentiel de la Cour constitutionnelle, à Libreville, sous la présidence de Dieudonné Aba’a Owono, en présence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.

Cette rencontre intervient quelques jours après l’audience accordée par le président de la République à l’envoyé spécial de l’Union africaine, Albert Shingiro, nommé en mars dernier pour accompagner les deux États dans la mise en œuvre de l’arrêt rendu par la Cour internationale de justice (CIJ), le 19 mai 2025.

Au cours des travaux, les participants ont fait le point sur l’état d’avancement du dossier et examiné les mécanismes de prévention et de règlement pacifique des différends frontaliers prévus par l’Union africaine. Selon plusieurs sources concordantes, Libreville entend poursuivre une approche diplomatique privilégiant le dialogue bilatéral et la recherche d’un compromis acceptable pour les deux parties.

Une approche diplomatique privilégiée

En dépit de la sensibilité du dossier, la Commission nationale affiche un optimisme prudent. Les autorités gabonaises mettent en avant les relations historiques et fraternelles entre le Gabon et la Guinée équatoriale, tout en insistant sur la nécessité de préserver la stabilité sous-régionale.

L’objectif affiché est désormais d’élaborer une proposition de sortie de crise susceptible de satisfaire à la fois Libreville et Malabo, dans un esprit de coopération et de respect mutuel des souverainetés. Une démarche qui s’inscrit dans la dynamique encouragée par l’Union africaine, laquelle plaide pour des « solutions africaines » fondées sur la concertation et le droit international.

Le différend remonte à plusieurs décennies et porte notamment sur la souveraineté des îles Mbanié, Conga et Cocotiers, situées dans une zone maritime réputée riche en ressources pétrolières. Dans son arrêt de mai 2025, la CIJ a reconnu la souveraineté de la Guinée équatoriale sur ces territoires, tout en renvoyant certaines questions de délimitation maritime à des négociations bilatérales entre les deux pays.

 
GR
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire