Afin de briser le silence autour de la drépanocytose et de rappeler qu’elle ne se résume pas à des statistiques, la Fondation Louise pour la santé et l’éducation, en partenariat avec le Centre diagnostic de Libreville, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et la Société gabonaise d’hématologie, a organisé une conférence-débat suivie d’une soirée de sensibilisation, jeudi 25 juin 2026 à Libreville. L’objectif était de mieux faire connaître cette maladie, de promouvoir le dépistage et d’améliorer la prise en charge des patients.

La présidente de la Fondation, Vanessa Adande, et le Directeur général du Centre diagnostic de Libreville, le 25 juin 2026 à Libreville. © GabonReview

 

Médecins, professionnels de santé, décideurs, familles et partenaires engagés se sont réunis, le jeudi 25 juin 2026  au Centre diagnostic de Libreville à l’occasion d’une rencontre consacrée à la drépanocytose. À cet effet, les organisateurs entendaient sensibiliser le grand public aux réalités de cette maladie génétique, encore insuffisamment connue, malgré son impact sur de nombreuses familles gabonaises.

Selon le directeur général du Centre diagnostic de Libreville, Loyce Olympio Fanguinoveny, cette rencontre visait avant tout à vulgariser les connaissances sur la drépanocytose et à encourager une meilleure compréhension de la maladie. «Il faut qu’on en parle, il faut vulgariser la chose afin que les parents et les familles prennent conscience que la maladie est réelle. Ils doivent être sensibilisés pour préparer leurs enfants afin qu’ils ne soient pas stigmatisés et qu’ils puissent grandir avec les autres comme il se doit», a-t-il déclaré.

Outre la sensibilisation, cette soirée a également permis de mettre en avant la nécessité de renforcer les actions de prévention, de dépistage précoce et d’améliorer la prise en charge médicale et psychosociale des personnes atteintes.

Moments de la rencontre. © GabonReview

Dans cette dynamique, le Pr Délicat épouse Loembet Lucrèce, enseignante-chercheuse, a insisté sur l’importance d’un accompagnement médical continu après le diagnostic. «Une fois le diagnostic posé, il ne s’agit pas seulement de connaître son statut. Que fait-on ensuite ? Il faut avoir un médecin référent, assurer un suivi médical et psychologique régulier et bénéficier d’un traitement adapté. Ainsi, l’enfant ira mieux et son espérance de vie sera améliorée. Il est également important d’informer le milieu scolaire afin que l’enfant drépanocytaire soit épargné des moqueries et des discriminations», a-t-elle souligné.

Deux messages forts de la présidente de la Fondation Louise

Face à une maladie qui touche un nombre croissant de personnes au Gabon, la présidente de la Fondation Louise pour la santé et l’éducation, Vanessa Adande, a délivré deux messages essentiels.

Le premier consiste à lever les tabous entourant la drépanocytose. «La drépanocytose doit arrêter d’être un gros mot. On doit en parler tout le temps : à la maison, au travail, partout. Cela doit devenir un sujet banal».

Quant au deuxième message, il porte sur l’importance de la sensibilisation. «Aujourd’hui, il faut absolument que chaque Gabonais connaisse son statut, alors que près de 25 % de la population est porteuse du trait drépanocytaire».

Enfin, Vanessa Adande a rappelé que cet engagement est aussi personnel. Elle a confié que sa mère était drépanocytaire et que c’est en sa mémoire que la Fondation Louise a été créée. 

Si la sensibilisation et le dépistage demeurent aujourd’hui les principales missions de la fondation, celle-ci ambitionne également d’accompagner davantage les personnes vivant avec la drépanocytose, notamment à travers le Centre de diagnostic de Libreville.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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