Atteindre 10 000 visiteurs par an d’ici à 2030 et générer plus d’un milliard de FCFA de retombées directes pour les communautés locales, tels sont les objectifs que se fixe le gouvernement gabonais. À travers le développement de l’écotourisme, le pays entend transformer son patrimoine naturel en moteur économique durable, tout en garantissant que les bénéfices profitent aux populations.

Le ministre Maurice Ntossui Allogo et le Haut-Commissaire du Royaume-Uni au Gabon, Simon Day, le 9 janvier 2026, à Libreville. © D.R.

 

Le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo, a reçu en audience, le 9 janvier dernier, le Haut-Commissaire du Royaume-Uni au Gabon, Simon Day. Au cœur des échanges : la volonté commune de faire de l’écotourisme un levier stratégique pour la valorisation du patrimoine naturel et la protection des parcs nationaux.

Au cours de cet échange, le ministre a rappelé au diplomate les ambitions claires que le gouvernement gabonais s’est fixées pour transformer son potentiel écologique en moteur de croissance. Il s’agit notamment d’accroître le flux touristique dans les quatre prochaines années, pour atteindre 10 000 visiteurs par an d’ici 2030. Les autorités gabonaises ne négligent pas non plus l’impact social de l’afflux de touristes dans leur pays. Elles espèrent générer plus d’un milliard de francs CFA de retombées directes au profit des communautés locales.

Des chantiers déjà identifiés

Ces objectifs traduisent une vision où la préservation de la biodiversité s’accompagne d’un développement économique inclusif, défend-on au ministère des Eaux et Forêts, où l’on affirme qu’un plan d’action a déjà été élaboré en partenariat avec d’autres départements ministériels, comportant des axes stratégiques de développement clairs. En effet, pour concrétiser cette ambition, plusieurs chantiers prioritaires ont été identifiés, dont trois portent sur la digitalisation et l’accessibilité, avec la mise en place d’une billetterie électronique et la création d’un e-visa attractif pour simplifier les formalités ; la modernisation des transports à travers le développement de l’aviation légère vers les zones reculées, l’amélioration du réseau ferroviaire et le lancement d’un train touristique dédié aux parcs nationaux ; la création de concessions touristiques encadrées et le renforcement des compétences locales, notamment en hôtellerie et en langues étrangères.

La rencontre avec la diplomatie britannique marque une avancée significative dans la recherche de partenariats et d’investissements internationaux. Elle témoigne de l’engagement du Gabon à s’ouvrir davantage aux acteurs étrangers pour développer un modèle de tourisme durable, alliant attrait économique et préservation de l’environnement.

En plaçant l’écotourisme au centre de sa stratégie, le Gabon entend se positionner comme une destination de premier plan en Afrique, tout en garantissant que les retombées profitent directement aux populations locales.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Stan dit :

    Les touristes apprécieront particulièrement les coupures de courant, les embouteillages, la vie chère… Dans d’autres cieux, on s’assure d’abord des infrastructures d’accueil. No comment…

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