Élections 2025 : le PDG dénonce des irrégularités et exige des garanties pour le second tour
À l’issue du premier tour des élections législatives et du tour unique des locales tenus le 27 septembre dernier, le Parti démocratique gabonais (PDG) s’est officiellement prononcé sur le sujet, ce jeudi 2 octobre 2025. À la faveur d’une déclaration se voulant ferme, l’ex-parti au pouvoir a pointé de nombreuses irrégularités lors de ces scrutins et appelle à des mesures correctives avant le second tour prévu le 11 octobre.

Angélique Ngoma, la secrétaire générale du PDG, donnant lecture de la déclaration de son parti, le 2 octobre 2025. © Communication PDG
Dans un contexte post-transition marqué par l’espoir d’un renouveau démocratique, le PDG déplore que les scrutins de samedi dernier aient été «ternis par des irrégularités dont certaines ont été relevées par les citoyens et, par la suite, par l’Autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER) dans sa déclaration du 30 septembre 2025». Parmi les dysfonctionnements recensés : désignations partisanes des scrutateurs, distribution tardive des cartes d’électeurs, absence de bulletins de vote ou d’isoloirs conformes, délivrance massive et irrégulière de procurations, violences dans certains bureaux, et refus de remise des procès-verbaux aux représentants des candidats.
Face à ces manquements, le PDG, par la voix de sa secrétaire générale, Angélique Ngoma, affirme que «la Ve République ne peut s’enliser dans l’anarchie électorale. Elle doit être le socle d’une démocratie apaisée, solide et respectueuse de la volonté du peuple». Aussi, le parti appelle-t-il en conséquence ses candidats à «faire usage de toutes les voies de recours prévues par la loi aux fins de rétablir l’équité et l’intégrité du processus électoral», tout en exigeant des garanties avant de participer au second tour.
Des propositions de garanties pour la stabilité et la cohésion
Parmi celles-ci : la désignation impartiale des membres des commissions électorales, l’encadrement strict des procurations, le libre accès des représentants dans les bureaux de vote, et l’application des sanctions contre les auteurs de délits électoraux. «L’annulation et la reprise du scrutin en certains endroits comme recommandé par l’ACER est non seulement requise, mais aussi à élargir aux sièges dont la flagrance de la fraude est apparue irréfutable», insiste l’ex-parti au pouvoir au Gabon.
Malgré les tensions, le PDG réaffirme son attachement à la stabilité et à la cohésion nationale : «Plus que jamais, les militantes et militants du Parti démocratique gabonais sont attachés à la confiance des citoyens dans les institutions républicaines», a assuré Angélique Ngoma.













1 Commentaire
Le PDG est le seul parti qui avait un vrai challenge à relever durant ces élection. Je me réjouis de l’attitude de sa SG et de ses militant qui, malgré la diabolisation, on tenu ferme et ont mené une campagne exemplaire.
Mais c’était sans compter sur leurs adversaires qui ont joué de tous les stratagèmes pour se faire élire de ma manière la plus honteuse. L’avenir politique du Gabon ne présage rien de bon dans cette ambiance. Nous sommes parti pour vivre les mêmes travers de l’ancien régime avec pour norme la tricherie, donc la médiocrité.