Élections : «Faut-il encore un autre coup d’État ?», ironise Ali Akbar
Celui qui revendique aujourd’hui le titre de secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), dénonce ce qu’il qualifie de « faillite totale du processus électoral » à l’issue des législatives du 27 septembre 2025. Le principal grief d’Ali Akbar OnangaY’Obegue : l’annulation du scrutin du premier siège de Lekoni Lekori. Une décision qu’il juge «illégale, arbitraire et politiquement motivée».

Ali Akbar Onanga Y’Obegue s’exprimant le 3 octobre. © D.R.
L’annulation du scrutin sur le premier siège de Lekoni Lekoni, passe mal chez Ali Akbar Onanga Y’Obegue. Celui qui revendique aujourd’hui le titre de secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), estime que cette annulation est le scandale qui renforce à lui seul la «faillite du processus électoral». Selon lui, le vote s’y est déroulé dans le calme et la transparence. Aucune irrégularité n’y aurait été constatée. Pourtant, le ministre de l’Intérieur a pris la décision d’annuler le scrutin. «En annulant le scrutin du premier siège de Lekoni Lekori, le ministre a commis un excès de pouvoir caractérisé», a-t-il déclaré.
Ali Akbar Onanga Y’Obegue pointe tout aussi une violation de la séparation des pouvoirs et une instrumentalisation de l’Autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER), qu’il accuse de servir les intérêts du pouvoir exécutif plutôt que de garantir la neutralité du processus. Pour lui, l’annulation du scrutin à Lekoni Lekori n’a rien d’administratif. C’est un acte politique, un règlement de comptes. Le département, bastion historique du PDG, aurait payé le prix de sa loyauté. «Sur les cinq scrutins organisés dans ce département, le PDG a remporté une victoire écrasante : 4 sur 5. C’est le seul département du pays à avoir infligé une telle défaite au parti présidentiel. Voilà le véritable motif de l’acharnement», croit-il savoir.
Lekoni Lekori sans irrégularités ?
Alors que des irrégularités ont été dénoncées dans plusieurs circonscriptions, il juge paradoxal que seule ce qu’il qualifie de zone sans incident soit sanctionnée. Onanga Y’Obegue remet comme d’autres déjà, au goût du jour le spectre du 30 août 2023 avec l’arrivée des militaires au pouvoir. «Ils ont prétendu agir au nom du peuple gabonais», a-t-il déclaré estimant que deux ans plus tard, le constat est amer : «Non seulement les élections de septembre 2025 ne sont pas meilleures que celles de 2023, mais elles sont pires. Plus de fraude, plus de désorganisation, plus d’opacité».
«Faut-il encore un autre coup d’État ?», a-t-il ironisé évoquant ce qu’il taxe d’échec des militaires et en appelle directement au chef de l’État à qui il demande d’annuler les élections du 27 septembre «dans leur intégralité». «Vous pouvez ensuite les reprogrammer dans un délai de six à douze mois. Ce ne serait pas une faiblesse, mais un acte de responsabilité», a-t-il suggéré. Ce, d’autant plus que le Gabon semble replonger dans ses vieux démons électoraux. Ici, soutient Onanga Y’Obegue , «peu importe les preuves, peu importe la loi, le pouvoir décide, le pouvoir impose, le pouvoir proclame. C’est la négation même de l’État de droit. C’est le triomphe du cynisme politique».
Alors que le pays espérait tourner la page des coups d’État et des fraudes, l’histoire semble même bégayer. Faut-il encore un autre coup d’État pour restaurer la démocratie ? Il répond bien sûr, par la négative.













5 Commentaires
Arrêtez de mentir. Si l’on peut aujourd’hui relever des manquements, c’est précisément parce que les mécanismes de transparence, de contrôle et d’observation se sont renforcés pour que tout le monde ait des preuves. Les irrégularités pointées sont les reliquats d’une culture de fraude héritée du système Bongo-PDG. Une élection ouverte aux médias, aux observateurs nationaux et internationaux est infiniment plus transparente que les scrutins opaques d’hier — bulletins inique, sans couverture, donc sans traces. Ironie : ce sont justement ces peuves ou traces, produites par la transparence, que vous instrumentalisez pour insinuer que le nouveau pouvoir fraude “comme avant”. La transparence elle est là, ce qu’il faut faire c’est punir severement les indélicats qui ont fait voté les morts avec les procurations, suscité des violences, vouloir régler des comptes politiques au lieu de laisser le peuple choisir librement. Soit on puni sévèrement ceux qui ont voulu nous ramener en arrière soit la transparence dans l’impunité ne servira qu’à donner aux manipulateurs comme Akbar Onanga et Alain Claude Bilie Bi Nze, des raisons manipulées pour regretter le passé sombre de l’ère Bongo. C’est transparence avec 0 impunité ou impunité avec opacité si Oligui veut continuer avec les pratiques de Ali et son père.
OUI, il faut un VÉRITABLE FORCE, PAR VRAIS PROPRIÉTAIRES QUI APPARTIENT AU POUVOIR QUI EST LE PEUPLE, au Sounda,Corée du Sud et Nepal et la cmnaut internationale merci au peuple gabonais.
Il faut une véritable coup de force populaire *
Jeune gens, on est bien d’accord avec vous qu’il n’est besoin d’un autre « coup de la liberté » pour parvenir à éteindre les dégâts causés par vos turpitudes de cyniques narcissiques, étant personnellement à la manœuvre dans les arcanes du parti dit de masse aux fins d’en détricoter les statuts pour les inféoder à la seule volonté du « calife roi paresseux « dont vous vous fait à l’idée d’en usurper la place en usurpateur accompli que lui même aura été deux septennats durant, tandis que parallèlement et concomitamment l’acolyte Bilie Alain s’attelait à en faire autant pour la constitution, mise en coupe réglée par ses soins, ce compatriote bien repu considérant que les gabonais vivent au dessus de leurs moyens, et mieux pour lui, que « la transition n’est pas une disposition constitutionnelle »
À la vérité on a rien à attendre de vous au plan national pour dire Circulez jeune gens, vous avez fait tant de mal à ce pays qu’il faudrait à minima quatorze années entières pour extirper de notre pays toutes la verve toxique sécrétée durant votre règne « a la croisière s’amuse »
La transhumance est une de vos productions qui survie au titre d’avatar et de réflexe d’un serpent qui vient de perdre sa tête car vos acolytes se sont bel et bien déployés corps et âmes pour couler tout le pays pour et faire prospérer les imbécilités du style « petit gabonais…on va encore faire comment… » ces clichés déployés pour réduire les gabonaises et les gabonais dans leur propre pays a moins que rien et ainsi donner de la valeur au cynisme accompli de Bilie Alain qui pour faire bonne figure auprès de certains lobbys entretient malicieusement dans ces tribunes l’idée ubuesque, à certains égards, que la xénophobie friserait le Gabon.
Que vous le vouliez ou non, réflexes que vous souhaitez à la vérité perpétuer afin de confondre tous les gabonais vivent leurs derniers jours car tout ne peut pas s’éteindre par un coup de sifflet. Au moins, les gabonais sont conscients de xe qu’ils ne figurent pas dans le pipe-line du « coup de la libération » et par conséquent n’ont strictement rien à voir avec Nguema Mwane bizima, lequel, au demeurant, n’a nullement besoin que je vienne l’exprimer à sa place.
En revanche je l’exhorte à laisser la bible de côté et de sévir désormais car on ne peut faire d’omelette sans casser des œufs et l’essentiel du bilan de bongo Alain, Billie Alain et sieur lekogo est à incinérer, et il faut du temps, encore un peu de temps
Jean Jacques tu ne crois plus que le puvoir appartient à Ali et Nourredin?