L’Assemblée nationale a ouvert ce lundi 2 mars, sa première session ordinaire de l’année 2026, marquant le début des travaux de la 14e législature. Cette ouverture s’est déroulée sous la présidence de Michel Régis Onanga Ndiaye, qui a prononcé un discours empreint de solennité et de responsabilité républicaine. La session, «placée sous le sceau du devoir, de la rigueur et de la fidélité à l’intérêt général», est ouverte conformément aux dispositions de l’article 85 de la Constitution.

À l’ouverture de cette première session ordinaire, Régis Onanga Ndiaye a appelé à «un sursaut d’orgueil institutionnel», exhortant les députés à faire preuve de «discipline, assiduité, rigueur et sens élevé de l’intérêt supérieur de la nation». © GabonReview

 

La première session ordinaire de l’année 2026, de l’Assemblée nationale, s’est ouverte, ce lundi 2 mars 2026, conformément à l’article 85 de la Constitution qui stipule que «la première session commence le premier jour ouvrable du mois de mars et prend fin le dernier jour ouvrable du mois de juin». Dans son allocution solennelle, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a placé cette rentrée parlementaire «sous le sceau du devoir, de la rigueur et de la fidélité à l’intérêt général», appelant les députés à un engagement renouvelé au service de la République.

Consolider les acquis de la Ve République

L’ouverture des travaux a été marquée par un hommage appuyé à deux figures disparues de la vie publique gabonaise à savoir Emmanuel Ondo Méthogo et Jules Esdras Mouhouloulou, tous deux anciens députés. Le président de Chambre a salué «un engagement constant au service de la République» et un «dynamisme» qui demeurera «une source d’inspiration pour la jeunesse gabonaise». 

Devant les membres du gouvernement, du Sénat, de la Cour constitutionnelle, des institutions et organisations partenaires, il a insisté sur la qualité du dialogue institutionnel et sur la nécessité de consolider les acquis de la Ve République, tout en saluant notamment le leadership du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Revenant sur l’intersession parlementaire, Michel Régis Onanga Ndiaye a rappelé que les députés ont honoré leur devoir de redevabilité en rendant compte de leur mandat dans leurs circonscriptions. Il a de ce fait qualifié cet exercice de «tradition parlementaire» à préserver. 

«Il ne saurait y avoir de progrès durable si le citoyen demeure privé des services essentiels»

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Le chef de Chambre du Parlement a également mis en avant l’initiative du Bureau de l’Assemblée, qui a rencontré les 46 syndicats de l’Éducation nationale à la suite de la grève dans ce secteur. «Seuls l’avenir de nos enfants et la qualité de nos enseignants comptent», a-t-il affirmé, précisant que l’Assemblée «ne se départira pas de ses missions : représenter le peuple, contrôler l’action du gouvernement et évaluer les politiques publiques». 

Sur le plan international, il a salué le «retour» et le «leadership» du Parlement gabonais sur la scène diplomatique, ainsi que l’élection d’un député gabonais à la vice-présidence du Parlement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) en la personne de Alexandre Awassi.

Michel Régis Onanga Ndiaye n’a pas éludé les préoccupations sociales des Gabonais.  Comme ses prédécesseurs, il a évoqué «la cherté de la vie, le chômage endémique, l’inégalité sociale», les difficultés d’accès aux soins, les retards de paiement des bourses et les pénuries récurrentes d’eau et d’électricité. «Il ne saurait y avoir de progrès durable si le citoyen demeure privé des services essentiels», a-t-il martelé, invitant par la même occasion, le gouvernement à prendre «des mesures fortes et immédiates». 

«Il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir»

Abordant la présence d’une mission du Fonds monétaire international (FMI) au Gabon, il a plaidé pour «des solutions durables, véritablement adaptées aux réalités de notre pays», tout en appelant à éviter «des mesures excessivement contraignantes» susceptibles de fragiliser la cohésion sociale.

Cette session s’annonce dense sur le plan législatif et institutionnel. Plusieurs textes majeurs seront examinés, tandis que le président de la République doit adresser son message sur l’état de la Nation au Parlement réuni en Congrès. Citant Montesquieu, «c’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir», Michel Régis Onanga Ndiaye a rappelé que «le contrôle parlementaire n’est ni défiance ni obstruction ; il est l’expression même de la maturité démocratique». 

Il a enfin appelé à «un sursaut d’orgueil institutionnel», exhortant les députés à faire preuve de «discipline, assiduité, rigueur et sens élevé de l’intérêt supérieur de la nation» pour répondre aux attentes du peuple gabonais.

 
GR
 

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