Gabon : Oligui Nguema dressera bientôt l’état de la Nation, devant le Parlement réuni en Congrès
L’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale gabonaise, le 2 mars dernier, a été marquée par le discours solennel de son président, Michel Régis Onanga Ndiaye. Au-delà des hommages aux disparus et de l’esquisse des priorités législatives, il a annoncé l’imminence de l’adresse du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, au Parlement réuni en congrès, sur l’état de la Nation.

À travers cet exercice devant le Parlement, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, devrait faire un bilan, sans complaisance, de l’état de la Nation. © Com. présidentielle
Le président de la République, chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, sera prochainement devant le Parlement réuni en congrès. C’est l’un des éléments à retenir du discours du président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, prononcé, le 2 mars, à l’occasion de l’ouverture de la première session ordinaire de cette institution, dans une atmosphère empreinte de responsabilité républicaine. Un discours ayant rappelé les fondements constitutionnels de cette session, qui s’étend du premier jour ouvrable de mars au dernier de juin, conformément à l’article 85 de la Constitution.
Comme l’a indiqué Michel Régis Onanga Ndiaye, «en effet et en application des dispositions de l’article 59 de la Constitution, le président de la République adressera au Parlement, réuni en Congrès, son message sur l’état de la Nation». Il a expliqué que «ce moment majeur de la vie républicaine permettra aux Gabonaises et aux Gabonais d’apprécier les orientations stratégiques et les perspectives de développement de notre pays». Pour les observateurs, cette annonce revêt un caractère historique, d’autant plus que cette législature, la 14e du genre, succède à une session de transition.
Cet exercice devant le Parlement promet ainsi un bilan franc sur les avancées
Cette adresse, prévue dans le cadre de l’article 59 constitutionnel, s’inscrit dans un contexte de défis nationaux pressants évoqués par le président de l’Assemblée. Il a particulièrement rappelé la cherté de la vie, le chômage, l’insécurité, les coupures récurrentes d’eau et d’électricité, ainsi que les retards dans les paiements de bourses.
Onanga Ndiaye a exhorté les députés à une vigilance accrue, rappelant que «le contrôle parlementaire n’est ni défiance ni obstruction ; il est l’expression même de la maturité démocratique», citant Montesquieu. Cet exercice devant le Parlement promet ainsi un bilan franc sur les avancées, comme l’élection du Gabon au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) ou les réformes, notamment, dans les secteurs de l’éducation et des finances publiques.
Cette session parlementaire s’annonce riche en initiatives, avec l’appel du président de l’Assemblée à des propositions de loi, en écho au discours présidentiel du 31 décembre. «L’article 100 de notre Constitution ne dispose-t-il pas que l’initiative des Lois appartient concurremment au président de la République et au Parlement !» a-t-il lancé, invitant à des textes forts contre les dérives sociétales. L’adresse du chef de l’État au Congrès sera donc un pivot pour aligner législatif et exécutif sur un développement inclusif, sous le sceau de la discipline et de l’intérêt supérieur de la Nation gabonaise.













0 commentaire
Soyez le premier à commenter.