Vendredi 3 octobre 2025 s’est tenue au ministère de la Justice une cérémonie d’installation des nouveaux promus de ladite administration. Présidée par le Garde des Sceaux, cette passation de charges ayant marqué le renouvellement de plusieurs postes clés était l’occasion pour le patron du département, Dr Séraphin Akure Davain, d’inviter les nouveaux promus à améliorer l’image de la justice auprès des citoyens.

Le ministre de la Justice en compagnie des nouveaux promus, dont les secrétaires généraux entrant et sortant Jacques Lebama et Martin Obandja-Owoula. © GabonReview

 

Lors de la cérémonie de passation de charges, vendredi 3 octobre, tenu au ministre de la Justice, le moment phare de la cérémonie fut l’installation de Jacque Lebama, magistrat hors hiérarchie, au poste de Secrétaire général du ministère de la Justice. Précédemment Conseiller spécial et chef du département juridique de la Justice, il remplace Martin Obandja-Owoula, magistrat admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Plusieurs autres directions stratégiques ont également vu l’installation de leurs nouveaux responsables, notamment : le président du Conseil d’administration, le Secrétaire général adjoint, la direction générale des Affaires civiles, la direction générale des Affaires administratives, la direction des Affaires sociales et de la Protection de l’enfance et la direction Gestion. 

S’adressant aux nouveaux promus, le Dr Séraphin Akure-Davain a insisté sur l’importance du travail d’équipe et de la responsabilité individuelle et collective, tout en reconnaissant avec humilité sa propre connaissance limitée du droit. Il a également mis en lumière la principale préoccupation du département : la perception de la justice par les compatriotes. «Nous avons un véritable souci. C’est la perception de notre justice par nos compatriotes […] La perception n’est pas forcément la vérité. C’est à nous de faire en sorte que la perception par nos compatriotes de notre justice soit positive», a-t-il déclaré. Il a exhorté les magistrats, qu’il a qualifiés de «bien formés et expérimentés», à mettre leur expertise au service du pays pour relever ce défi.

Suivre la feuille de route présidentielle

Le ministre installant le nouveau Secrétaire général du ministre de la Justice, Jacques Lebama. © GabonReview

Rappelant l’engagement du chef de l’État, il a résumé la feuille de route ministérielle en deux mots : «vite et bien». «Le président va vite. Il va très vite. Il faut suivre. Il ne va pas seulement vite, il exige de nous que nous fassions bien», a-t-il souligné, appelant à l’harmonie et à l’effort maximal. Il a également insisté sur l’ouverture de son bureau pour faciliter la collaboration.

La directrice des affaires sociales et de la protection de l’enfance, magistrate du 1er grade (précédemment conseillère à la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Glwadys Maganga Amoussou a détaillé les missions essentielles de sa direction. «Le service de protection à l’enfance, travaille principalement avec des organismes internationaux comme l’UNICEF et le PNUD pour la réinsertion des enfants défavorisés et en situation difficile», a-t-elle déclaré, en revenant sur les deux autres missions claires, dont le service des Affaires sociales, qui assure la liaison entre les juridictions et l’administration centrale.

D’après la directrice, celui-ci garantit le suivi de ces procédures, nécessitant la présence obligatoire d’un travailleur social et des parents lors de toute action initiée contre un mineur et quant à l’autre service, il s’agit de l’assistance judiciaire qui met en avant la vocation sociale de la justice, et qui vise à rapprocher la justice de tous les justiciables, en particulier ceux qui n’ont pas les moyens d’y avoir recours, assurant ainsi une justice équitable.

Thécia Nyomba ( Stagiaire)

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Gayo dit :

    Mais ils sont vieux comme vous, Dr Akure. Je suis certain qu’avec l’émergence des outils modernes dans la gestion des organisations, pour ne pas rester en arrière il faut confier les secteurs sensibles à des moins de 50 ans.

  2. Mone famé dit :

    Docteur, vous avez du pain sur la planche …et la «karsherisation » de fond en comble de toute l’administration de votre département, tout autant que la remise en question sinon l’extinction de certains concepts qui y sont légion et font prospérer la délinquance dans les instances judiciaires nationales, à l’instar «d’autorité de la chose jugée », n’y échapperont pas.

    Les laissés-pour-compte que nous sommes suivons avec attention et intérêt votre action depuis Atié, meyo-kye, ngouoni, aboumi, Bolosoville…et restons convaincus de ce que vous devez conserver ce «relais » car personne ne viendra faire ce job après vous..

    Courage, il vous est interdit d’échouer.

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