Justice : Léon Armel Bounda Balonzi condamné à trois ans de prison ferme
Le Tribunal correctionnel spécialisé de Libreville a rendu son verdict le vendredi 16 janvier 2026 dans l’affaire opposant l’État gabonais à l’ancien ministre des Travaux Publics. Poursuivi pour malversations financières et corruption, l’ex-membre du gouvernement écope d’une lourde peine de prison et d’une importante sanction pécuniaire.

Poursuivi pour malversations financières et corruption, Léon Armel Bounda Balonzi écope d’une lourde peine de prison et d’une importante sanction pécuniaire. © GabonReview
Le rideau est tombé le 16 janvier 2026 au Palais de justice de Libreville sur l’un des dossiers judiciaires les plus suivis de l’année 2025. Léon Armel Bounda Balonzi, ancien ministre des Travaux Publics, et son co-prévenu Abdel Moussavou, ont été fixés sur leur sort. Le délibéré, très attendu, vient sanctionner un système de gestion opaque des deniers publics.
Le Tribunal correctionnel spécialisé a suivi les réquisitions en déclarant l’ancien ministre coupable de violation des procédures de passation des marchés publics, corruption passive, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs. En répression, Bounda Balonzi a été condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont trois fermes, ainsi qu’à une amende de 5 millions de FCFA.
Son complice, Abdel Moussavou, a quant à lui été reconnu coupable de violation des procédures et d’inexécution des marchés publics. Il écope de 24 mois d’emprisonnement, dont six mois fermes, assortis d’une amende de 2 millions de FCFA.
De lourdes réparations civiles
Au-delà des peines privatives de liberté, l’enjeu de ce procès résidait dans la réparation du préjudice subi par le Trésor public. L’Agence judiciaire de l’État, constituée partie civile, a obtenu gain de cause sur presque toute la ligne : Léon Armel Bounda Balonzi est condamné à verser, à titre personnel, 130 millions de FCFA à l’État. Les deux condamnés devront, solidairement, s’acquitter de 390,8 millions de FCFA au titre de dommages et intérêts.
Sanction suprême et symbolique, le tribunal a ordonné la confiscation de la propriété immobilière de l’ex-ministre située à Fougamou. Ce jugement envoie un signal fort aux gestionnaires de la chose publique, rappelant que la reddition de comptes s’établi désormais en réalité judiciaire au Gabon.













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