Lutte contre la pêche illégale : le Gabon renforce sa surveillance maritime avec l’appui des États-Unis et de l’ONUDC
Le Gabon a officiellement lancé, le 23 mars 2026 à Port-Gentil, un projet ambitieux de renforcement de l’application de la loi maritime. Mis en œuvre par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et financé par le Département d’État des États-Unis, ce programme vise à doter le pays de moyens accrus pour lutter contre la pêche illégale et sécuriser ses ressources marines, avec l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) en première ligne.

Photo de famille à l’issue de la cérémonie de lancement officiel du projet, le 23 mars 2026, à Port-Gentil. © D.R.
Le gouvernement gabonais, en partenariat avec l’Ambassade des États-Unis et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a procédé au lancement officiel d’un projet de renforcement de l’application de la loi maritime. Cette initiative, d’un montant de 4 millions de dollars sur trois ans, cible prioritairement l’amélioration des capacités nationales de surveillance et d’intervention en mer.
Au cœur du dispositif, l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), principale bénéficiaire, verra ses moyens considérablement renforcés. «Ce projet vise à renforcer durablement les capacités opérationnelles des institutions nationales en charge de la surveillance maritime et des opérations d’interdiction», précise le communiqué.
Concrètement, l’ANPN sera équipée de quatre bateaux de type Defender ainsi que de matériel spécialisé, afin d’intensifier les patrouilles dans les eaux protégées. L’objectif est clair : prévenir les intrusions et améliorer la réponse face aux activités illicites, notamment dans les parcs marins et réserves aquatiques.
Des moyens accrus pour protéger les ressources marines
Au-delà des équipements, le projet prévoit un important volet de formation. Des sessions pratiques porteront sur les opérations nautiques, les techniques d’interdiction maritime, ainsi que les méthodes de visite, embarquement, perquisition et saisie (VBSS). Un système de maintenance planifiée sera également mis en place pour garantir la durabilité des moyens déployés.
Cette initiative intervient dans un contexte où la protection des ressources naturelles constitue un enjeu stratégique pour le Gabon. Elle vise en particulier à lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), tout en renforçant la souveraineté nationale en mer.
Le projet adopte par ailleurs une approche intégrée, impliquant plusieurs administrations clés, dont la Marine nationale, la gendarmerie, la direction de la pêche, la douane et les autorités portuaires. L’ensemble des actions couvrira la zone économique exclusive (ZEE) ainsi que les aires marines protégées.
Le lancement, organisé à Port-Gentil en présence de représentants des autorités gabonaises, des États-Unis et du système des Nations Unies, marque le début d’une série d’activités opérationnelles. Les premières formations sont prévues jusqu’au 9 avril 2026, avec un accent particulier sur la lutte contre la criminalité maritime.
À travers ce programme, l’ONUDC confirme son engagement à accompagner le Gabon dans le renforcement de l’état de droit et la sécurisation de ses espaces maritimes, dans un contexte régional marqué par la montée des trafics illicites et des pressions sur les ressources naturelles.













0 commentaire
Soyez le premier à commenter.