Le Centre national des œuvres universitaires (CNOU) lance la première édition de Miss CNOU – Beauté Naturelle, un concours inédit destiné aux étudiantes gabonaises. Au-delà de la compétition, l’initiative portée par la directrice générale du CNOU, Syrielle-Zora Nzigou, entend promouvoir l’acceptation de soi, valoriser l’intellect et la culture des jeunes femmes, tout en sensibilisant contre la dépigmentation, un phénomène préoccupant dans les milieux universitaires.

Le Centre national des œuvres universitaires (CNOU) lance la première édition de Miss CNOU – Beauté Naturelle. © Capture d’écran / vidéo promotionnelle

 

Le Centre national des œuvres universitaires (CNOU) a officiellement lancé la première édition de Miss CNOU – Beauté Naturelle 2026, une compétition qui rompt avec les codes habituels des concours de beauté en mettant au premier plan l’authenticité, l’intelligence et les valeurs culturelles des étudiantes gabonaises.

Ouvert aux étudiantes inscrites dans les universités et grandes écoles du pays, le concours se distingue par une règle fondamentale : les candidates devront se présenter sans maquillage, sans perruque, sans faux ongles et sans artifices esthétiques. Une orientation assumée par les organisateurs qui souhaitent réhabiliter la beauté naturelle et encourager les jeunes femmes à s’accepter telles qu’elles sont.

La lutte contre la dépigmentation au cœur de l’initiative

Pour la directrice générale du CNOU, Syrielle-Zora Nzigou, cette initiative va bien au-delà d’une simple compétition de beauté. Elle s’inscrit dans une démarche de sensibilisation face à la progression de la dépigmentation volontaire chez les jeunes femmes.

« Le concours Miss Beauté Naturelle souhaite mettre en avant l’intellect et la beauté naturelle des étudiantes du Gabon, d’où qu’elles viennent », explique-t-elle. Selon la responsable, l’objectif principal est de contribuer à la lutte contre la dépigmentation en milieu universitaire, un phénomène qu’elle qualifie de véritable fléau social.

La DG du CNOU rappelle que cette pratique, facilitée par l’accès croissant aux produits éclaircissants sur le marché, expose les utilisatrices à de nombreux risques sanitaires. Elle estime également que certaines conséquences liées à cette quête de transformation physique peuvent avoir des répercussions sur le parcours académique de nombreuses étudiantes.

L’intellect et l’engagement social autant valorisés que la beauté

Afin de refléter cette philosophie, les critères de sélection accordent une place importante à la personnalité et aux capacités intellectuelles des candidates. La beauté naturelle et l’originalité représentent ainsi 30 % de la note finale, tandis que la culture générale et l’intellect comptent pour 20 %. L’expression orale et l’éloquence ainsi que le projet social en faveur des étudiants sont chacune évaluées à hauteur de 15 %. Les prestations culturelles et traditionnelles représentent 10 %, tandis que l’élégance, la présentation, le comportement et la discipline complètent l’évaluation.

Les inscriptions ont débuté le 2 juin et se sont poursuivies jusqu’à ce mardi 9 juin 2026 auprès des mutuelles universitaires. Les présélections se dérouleront du 10 au 30 juin dans les universités et grandes écoles du pays. La grande finale, quant à elle, est prévue le 25 juillet prochain à Libreville. À la clé pour la lauréate : un véhicule neuf ainsi que plusieurs autres récompenses.

À travers cette première édition de Miss CNOU – Beauté Naturelle, l’établissement entend envoyer un message fort aux étudiantes gabonaises : la beauté ne se limite pas à l’apparence physique. Elle se nourrit également du savoir, de la confiance en soi, de l’engagement social et de la fierté d’assumer son identité naturelle.

 
GR
 

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