Nyanga : le pari minier d’Oligui Nguema pour créer jusqu’à 7 000 emplois
Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu, le 19 mars 2026, les opérateurs économiques du secteur minier, en vue d’un point sur les investissements en cours. Au cœur des échanges : la province de la Nyanga, appelée à devenir un pôle industriel stratégique grâce à l’exploitation du fer, du marbre et de la potasse.

Instantané des échanges avec le chef de l’État, le 19 mars 2026. © Communication présidentielle
Le 19 mars 2026, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a accordé une audience aux opérateurs économiques du secteur minier, dans le cadre du suivi et de la promotion des investissements. La rencontre a permis aux différents acteurs de présenter l’état d’avancement de leurs projets ainsi que les perspectives à court et moyen termes, notamment dans la province de Nyanga, considérée comme une zone à fort potentiel.
Riche en ressources stratégiques telles que le minerai de fer, le marbre et la potasse, la Nyanga est en passe de devenir un véritable hub industriel. Des projets structurants y sont en développement, à l’instar du fer de Milingui, du marbre de Doussiegoussou et de la potasse de Mayumba, avec à la clé la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Au cours de l’audience, les principaux opérateurs ont détaillé leurs plans de développement devant le chef de l’État. «La Nyanga aujourd’hui représente pour le secteur minier un réel espoir. Nous avons pratiquement toutes les mines qui vont rentrer en exploitation d’ici 1 an, 2 ans ou 3 ans. On a notamment le fer de Milingui qui doit rentrer en exploitation pour le mois de novembre 2026. Et il était question que tous ces opérateurs-là soient réunis autour du chef de l’État pour annoncer les différents chronogrammes et de la réalisation de leur projet», a déclaré Sosthène Nguema Nguema, ministre des Mines.
Poursuivant, le membre du gouvernement a souligné les avancées concrètes attendues dès cette année : «Il en ressort que sur les trois opérateurs qui ont présenté leur plan de développement, deux rentrent en exploitation l’année 2026 notamment le fer de Milingui et le marbre. Donc nous sommes plutôt satisfaits de ce qu’au niveau de la province de la Nyanga, aujourd’hui, nous allons avoir un développement industriel assez réaliste et qui, pour le secteur minier, pourra contribuer à un apport dans l’assiette fiscale».
Valoriser localement les ressources naturelles
Ces initiatives s’inscrivent dans la stratégie de diversification de l’économie nationale impulsée par les plus hautes autorités. L’objectif est de valoriser localement les ressources naturelles afin de stimuler la croissance et favoriser l’emploi des jeunes.
Sur le plan social, les retombées attendues sont significatives. «En termes d’emploi, on est allé chercher, pratiquement, dans les 4 à 5000 emplois directs et indirects. Au niveau de Milingui, on est dans 500 emplois directs, il y a à peu près 1100 emplois indirects. Donc on est pratiquement dans les 2000 emplois et pareil, les autres projets sont un peu plus au-dessus. Donc nous nageons à peu près vers une création d’emploi direct indirect qui va avoisiner 6 à 7000 emplois. Et c’est ce qui est un plan très intéressant pour le développement de notre pays», expliqué le membre du gouvernement.
Au-delà de l’extraction, l’accent est également mis sur la transformation locale. L’exploitation du fer de Milingui devrait ainsi permettre la production de boulets de fer, renforçant la chaîne de valeur industrielle nationale. À Doussiegoussou, une usine de transformation du marbre est déjà en phase avancée, avec une production destinée aussi bien au marché national qu’international. Enfin, le gisement de potasse de Mayumba, parmi les plus importants du continent, constitue un atout stratégique supplémentaire pour positionner durablement le Gabon sur le marché des ressources minières.













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