Pollution aux hydrocarbures à Mayumba : le gouvernement confirme et dit être mobilisé
Alors que plusieurs internautes avaient récemment alerté les autorités sur le sujet, dans un communiqué officiel, ce jeudi 2 octobre 2025, le ministère de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat a fini par réagir en reconnaissant la menace environnementale liée à la découverte d’une nappe d’hydrocarbures dérivant au large de Mayumba. Le gouvernement assure être mobilisé pour traiter le problème et appelle à la prudence des populations sur la zone impactée.

© Facebook/GabonReview
Une nappe d’hydrocarbures dérivant au large de Mayumba a été détectée ces derniers jours, qui vient d’être confirmée par les autorités gabonaises, qui ont déclenché une série d’actions urgentes pour contenir les impacts écologiques et socio-économiques de cet incident. Le ministère de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat a confirmé la gravité de la situation dans un communiqué publié ce jeudi, précisant que l’alerte initiale a été reçue le 23 septembre par le réseau d’alerteurs environnementaux. Dès le lendemain, un survol aérien des côtes aurait en effet permis de repérer une nappe de pétrole brut en mer, tandis que l’Agence d’études et d’observations spatiales (AGEOS) aurait retracé sa présence dès le 12 septembre à la frontière des zones économiques exclusives du Gabon et du Congo.
Sur le littoral, l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) a confirmé la présence de pollution sur une bande côtière de 70 à 100 km entre Mayumba et Mayonami. Le ministère précise que «le caractère granuleux de ladite pollution et sa grande dispersion ont eu pour effet de limiter l’impact écologique sur les zones d’échouage.»
Une réponse coordonnée au plus haut niveau face aux risques pour la biodiversité et les populations
Malgré cette dispersion, les autorités alertent sur les dangers potentiels : «Cette pollution pourrait engendrer des atteintes au milieu biologique et humain», notamment la contamination de la faune côtière, la perturbation des activités de pêche, de tourisme et de baignade, ainsi que l’altération de la qualité des eaux. Face aux risques, le ministre Mays Mouissi appelle à la prudence et recommande aux populations riveraines de «limiter temporairement l’usage des ressources naturelles dans les zones impactées.»
Le président de la République, Brice Clotaire Oligui, a ordonné la convocation d’une session extraordinaire du comité technique du Conseil national de la mer (CNM). Ce dernier est chargé de «mettre en place un corridor de surveillance environnementale», de «procéder à une intervention coordonnée pour dépolluer tout le littoral impacté» et de «déterminer avec précision l’origine territoriale, la ou les cause(s) de la pollution ainsi que d’en établir les responsabilités».
Ainsi, des analyses isotopiques et des images satellitaires supplémentaires sont en cours pour identifier les sources exactes de la pollution, informe le ministère, qui assure que «des responsabilités seront établies et, le cas échéant, des actions judiciaires engagées.»
Appel à la vigilance et à la responsabilité
Si les autorités remercient les citoyens et les partenaires pour leur engagement dans la préservation de nos ressources naturelles, elles rappellent que «seules les informations émanant du gouvernement de la République gabonaise font foi». Aussi, mettent-elles en garde contre toute tentative de «diffusion, manipulation et déformation ou détournement des faits».













5 Commentaires
Voici une version du *communiqué officiel* pour H2O GABON, à propos de la pollution aux hydrocarbures à Mayumba :
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COMMUNIQUÉ OFFICIEL DE H2O GABON
Pollution aux hydrocarbures à Mayumba : urgence d’une réponse scientifique, rapide et durable.
Port-Gentil, le 02/10/2025
L’ONG H2O GABON exprime sa vive inquiétude suite à la pollution aux hydrocarbures signalée sur les côtes de Mayumba, dans la province de la Nyanga. Si le gouvernement a reconnu la gravité de la situation, il est impératif que les actions entreprises soient à la hauteur des enjeux environnementaux, sanitaires et sociaux.
1. Identifier la source de la pollution : un préalable incontournable
Avant toute opération de dépollution, il est essentiel d’identifier avec précision l’origine du déversement.
La question fondamentale reste posée : la source est-elle toujours active ? Toute tentative de traitement reste vaine si la fuite continue à alimenter la pollution.
2. Stopper la contamination à la racine
Si la source n’est pas maîtrisée, la propagation de la pollution s’intensifie, notamment en profondeur dans les sédiments, impactant durablement la biodiversité marine, les mangroves et les communautés locales.
3. Employer des solutions scientifiques modernes, non archaïques
H2O GABON recommande le recours à des techniques de dépollution innovantes, respectueuses de l’écosystème :
– Bioremédiation par micro-organismes,
– Absorbants naturels non toxiques,
– Barrières flottantes écologiques,
– Capteurs connectés pour un suivi en temps réel.
4. Mobiliser les compétences locales et scientifiques
Cette crise nécessite une mobilisation coordonnée des scientifiques, ONG, chercheurs indépendants, ainsi que des communautés riveraines. Ensemble, nous pouvons évaluer l’ampleur réelle des dégâts et proposer des actions correctives efficaces.
5. Agir vite, car le temps aggrave la pollution
Chaque jour perdu permet aux hydrocarbures de se diffuser plus profondément, compromettant les zones de reproduction de nombreuses espèces et affectant la sécurité alimentaire des populations locales.
6. Appel à une vigilance environnementale renforcée
Cet événement doit être un électrochoc pour améliorer la surveillance du littoral gabonais, renforcer les contrôles des installations industrielles, et rendre les plans d’urgence réellement opérationnels.
H2O GABON se tient prête à collaborer avec toutes les parties prenantes pour faire de cette crise une opportunité de repenser notre modèle de gestion des risques environnementaux. Car protéger nos côtes, c’est préserver notre souveraineté écologique et l’avenir de nos enfants.
Erratum sur cette version
COMMUNIQUÉ OFFICIEL DE H2O GABON
Pollution aux hydrocarbures à Mayumba : urgence d’une réponse scientifique, rapide et durable.
Port-Gentil, le 02/10/2025
L’ONG H2O GABON exprime sa vive inquiétude suite à la pollution aux hydrocarbures signalée sur les côtes de Mayumba, dans la province de la Nyanga. Si le gouvernement a reconnu la gravité de la situation, il est impératif que les actions entreprises soient à la hauteur des enjeux environnementaux, sanitaires et sociaux.
1. Identifier la source de la pollution : un préalable incontournable
Avant toute opération de dépollution, il est essentiel d’identifier avec précision l’origine du déversement.
La question fondamentale reste posée : la source est-elle toujours active ? Toute tentative de traitement reste vaine si la fuite continue à alimenter la pollution.
2. Stopper la contamination à la racine
Si la source n’est pas maîtrisée, la propagation de la pollution s’intensifie, notamment en profondeur dans les sédiments, impactant durablement la biodiversité marine, les mangroves et les communautés locales.
3. Employer des solutions scientifiques modernes, non archaïques
H2O GABON recommande le recours à des techniques de dépollution innovantes, respectueuses de l’écosystème :
– Bioremédiation par micro-organismes,
– Absorbants naturels non toxiques,
– Barrières flottantes écologiques,
– Capteurs connectés pour un suivi en temps réel.
4. Mobiliser les compétences locales et scientifiques
Cette crise nécessite une mobilisation coordonnée des scientifiques, ONG, chercheurs indépendants, ainsi que des communautés riveraines. Ensemble, nous pouvons évaluer l’ampleur réelle des dégâts et proposer des actions correctives efficaces.
5. Agir vite, car le temps aggrave la pollution
Chaque jour perdu permet aux hydrocarbures de se diffuser plus profondément, compromettant les zones de reproduction de nombreuses espèces et affectant la sécurité alimentaire des populations locales.
6. Appel à une vigilance environnementale renforcée
Cet événement doit être un électrochoc pour améliorer la surveillance du littoral gabonais, renforcer les contrôles des installations industrielles, et rendre les plans d’urgence réellement opérationnels.
H2O GABON se tient prête à collaborer avec toutes les parties prenantes pour faire de cette crise une opportunité de repenser notre modèle de gestion des risques environnementaux. Car protéger nos côtes, c’est préserver notre souveraineté écologique et l’avenir de nos enfants.
La bonne version
Bjr. Quid du dernier paragraphe. Amen.