Gabon : Alain Simplice Boungoueres, conseiller spécial d’Oligui Nguema, en prison
Selon des sources concordantes, l’ancien candidat à la présidentielle d’avril 2025, nommé conseiller spécial du président de la République en mai dernier, aurait été placé sous mandat de dépôt lundi à la suite de soupçons de corruption en lien avec l’exercice de ses fonctions.

Alain Simplice Boungoueres, ancien candidat à la présidentielle de 2025, conseiller spécial du président de la République. © D.R.
Ancien candidat à l’élection présidentielle d’avril, Alain Simplice Boungoueres séjournerait depuis le lundi 27 octobre à la prison centrale de Libreville. Des sources concordantes rapportent qu’il a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction, Junior Loïck Mangongo. Si aucune communication officielle n’a été faite à ce sujet par le parquet, qui a annoncé la semaine dernière l’ouverture d’enquêtes financières tous azimuts, des indiscrétions évoquent des faits de malversations, de corruption passive, de concussion et de trafic d’influence présumés commis dans l’exercice de ses fonctions au palais présidentiel.
Certains rapportent en effet que, ces dernières semaines, le conseiller spécial du président, placé le 8 mai dernier à la tête du Département des travaux publics et des infrastructures, avait multiplié les auditions à la Direction générale des Recherches (DGR). Il serait fortement soupçonné d’avoir abusé de son statut de collaborateur du chef de l’État auprès d’investisseurs du secteur du BTP. Selon des indiscrétions, Alain Simplice Boungoueres aurait usé de sa fonction de conseiller spécial à des fins personnelles. Il n’aurait pas hésité à user du nom de Brice Clotaire Oligui Nguema pour parvenir à ses fins.
A-t-il soustrait de l’argent aux patrons d’entreprises ayant obtenu des marchés publics ? S’est-il arrogé leurs services à titre personnel ? A-t-il perçu des rétrocommissions ? Annoncée pour le mercredi 29 octobre, la communication du procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville devrait permettre d’avoir plus d’informations.
En attendant, des sources judiciaires assurent que M. Boungoueres est loin d’être le seul inquiété au Palais. Depuis quelque temps, la DGR s’intéresse également à d’autres conseillers spéciaux et collaborateurs du chef de l’État, dont certains ont déjà été auditionnés, mais laissés libres… pour le moment.













1 Commentaire
Donc vous ne faites toujours pas d’enquête de moralité avant de faire vos » nominations copains-coquines »?comment peut-on seulement imaginer que des gens soient nommés à des fonctions aussi élevées sans avoir un minimum d’informations sur leurs mœurs, c’est tout simplement scandaleux et d’une légèreté déconcertante. Au delà des sanctions encourues par les supposés indélicats, c’est l’autorité de nomination qui défaillante dans son approche.