Visite inopinée dans les services : le Garde des Sceaux prend l’absentéisme en flagrant délit
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, a récemment pris une mesure dans l’optique de renforcer la discipline au sein de son département. Lors d’une visite inopinée effectuée le lundi 16 mars, au terme de la cérémonie de levée des couleurs, il a inspecté l’ensemble des bureaux et services. L’initiative visait à vérifier la présence effective du personnel. Constat accablant et alarmant : «les trois quart (3/4) d’agents sont coutumiers des retards et de l’absentéisme». Face à cette situation, le ministre a rappelé les obligations légales en vigueur.

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, et des agents du ministère lors de la levée des couleurs. © D.R.
A l’occasion d’une visite inopinée effectuée, le 16 dernier, au terme de la cérémonie de levée des couleurs, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, a fait un constat alarmant. Un grand nombre d’agents de son département ministériel est régulièrement en retard voire absent. Dans ce contexte, il a évoqué les lois en vigueur en instruisant le Secrétaire général de la Chancellerie d’adresser des demandes d’explication à tous les agents absents au service sans en informer leur chef hiérarchique.
Le ministre a de même rappelé les obligations légales en vigueur, soulignant la non-appropriation par les agents du «décret n°0028/PR/MEFPTFP du 29 janvier 2021 fixant les modalités de répartition journalière de la durée hebdomadaire du travail en République Gabonaise». Dans une démarche pédagogique, il a cité l’article 4 dudit texte, qui précise que «la répartition journalière de huit (8) heures de travail dans le secteur public, parapublic et privé est régie en mode continue de sept (7) heures trente (30) minutes à seize (16) heures trente (30) minutes, avec une heure de pause observée entre douze (12) heures trente(30) minutes et treize (13) heures non comprises dans les huit (8) heures de travail journalier».
Cette action s’inscrit dans un contexte national où «les plus hautes autorités du pays appellent à plus d’implication des uns et des autres pour bâtir ensemble l’édifice nouveau». Qualifiée d’approche pédagogique et mobilisatrice, la démarche du ministre entend ainsi «mobiliser les équipes pour un rendement conséquent au travail». Ce qui devrait renforcer l’efficacité du département de la Justice au service de la République.













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