Réunie en assemblée générale, le 28 décembre à Libreville, la Convention nationale des syndicats de l’éducation nationale (Conasysed) a décidé d’entrer en grève du 3 au 12 janvier. Un mouvement visant à se signaler auprès du ministre de l’Education.

La Conasysed en grève dès le 3 janvier ! © Gabonreview

 

L’accalmie et la sérénité au sein de l’école gabonaise prendront fin le 2 janvier prochain. Cette échéance marquera en effet la reprise des mouvements de revendication la Convention nationale des syndicats de l’éducation nationale (Conasysed). Réunie en assemblée, le 28 décembre à Libreville, le groupement syndical a décidé d’observer une grève sur l’étendue du territoire national, du 3 au 12 janvier prochain.

Résolus à se faire entendre auprès du ministre de l’Éducation nationale, et à obtenir satisfaction de l’ensemble des revendications inscrites dans leur cahier des charges, les syndicalistes ont affirmé avoir respecté leur part du contrat. Patience et espoir ont ainsi caractérisé l’attitude de la Conasysed tout au long du premier trimestre de l’année scolaire 2017-2018. Mal leur en pris, car rien n’a évolué dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Le délégué général de la Conasysed, Simon Ndong Edzo. © Gabonreview

«Nous avions fait trois mois sans faire grève depuis que Nadine Patricia est au ministère de l’Éducation nationale, parce que nous avons décidé d’observer. On se rend compte que cette dame ne fait rien», a déploré le conseiller stratégique de la Conasysed. «Depuis son arrivée à la tête du ministère, on tue les enseignants et les élèves dans les établissements. Et la seule mesure qu’elle trouve est de prendre les enseignants du pré-primaire pour en faire des surveillants dans les établissements du secondaire», a ajouté Marcel Libama.

Les enseignants revendiquent, notamment, la réhabilitation officielle de la Conasysed conformément à la décision n° 015/CC du 22 juin 2017 affirmant que la «Conasysed conserve sa personnalité juridique, conformément à l’article 4 de la convention 87 de L’O.I.T et à la lettre du ministre du Travail à l’O.I.T du 30 juin 2017» ; la non-application des nouveaux paramètres de la pension retraite réduisant les salaires des enseignants dès janvier 2018; le paiement des arriérés de salaires de 807 plus 19 ; l’organisation du concours interne d’entrée à l’Ecole normale supérieure prévu les 24 et 25 juin 2017 mais reporté sine die.

Mais également, la régularisation des situations administratives ; la non-application des réformes constitutionnelles tendant à supprimer les syndicats ; l’annulation du double-flux ; l’arrêt des violences en milieu scolaire; le paiement de la bourse des élèves ; l’annulation des conseils de discipline arbitraires ; etc.

«Nous sommes déçus par l’attitude du ministre de l’Education nationale qui fait la sourd d’oreille, malgré la bonne volonté de la Conasysed de faire dans l’apaisement», a indiqué le délégué général de la Conasysed. «Nous rentrons en grève dès la rentrée du deuxième trimestre pour une semaine. Et nous attendrons la réaction du gouvernement», a réitéré Simon Edzo.

 
 

7 Commentaires

  1. Nkembo dit :

    Pitié de vous. Bonne chance à vous.

  2. Félix AYENET dit :

    La grève devient finalement votre passe temps favori ou quoi! On s’ennuie quand il n’a pas grève les gars.

  3. Eternite dit :

    Ppfff, une nouvelle farce de plus … ça commence à faire long votre gymnastique « humoristique académique »… vous en devenez ridicule et vos motifs si nobles à la base sont tels par votre comportement complaisant envers les différents gouvernements !!!
    Battez vous pour une vraie école républicaine et non pour chaque fois un peu plus de l’argent …

  4. c’est vraiment domage que ni les enseignants, ni l’Etat ne pensent aux concequence que ces multiples greves entrainent sur la scolarité de nos jeunes apprennants. ce comportement d’égoïsme qui provient de la part des ses deux acteurs susmentionnés.

    moi je suis de ceux- qui pensent qu’ils ne faut pas juste penser au présent sans faire un pont vers le futur, or ce futur est l’avenir de nos ENFANTS.. pensons- y

  5. Renée NM dit :

    Depuis plusieurs années vous faites des grèves qui par chance peuvent aboutir aux réactions de l’état gabonais mais cela n’est pas seulement bénéfique pour nous car on accumule du retard dans les cours ce qui fait que à la reprise de ces derniers on nous fait des évaluations inopinées pour moi essayer de trouver un autre moyen de ce faire comprendre par l’état.

    • Mboung dit :

      Donc comme ça c’est de la faute des enseignants si vos évaluations ne sont pas concluantes? ou si 200 000 € au moins sont sortis et distribués à des inconnus et non Gabonais pour acclamer 1 criminel sanguinaire qui en 1 quasi décennie n’a pas construit 1 seule salle de classe ni livré le moindre banc?Lorsque les régies financières font greve chaque mois et obtiennent gain de cause ce doit être de la faute des enseignants Demandez-Vs comment ces enseignants font-ils pour gérer physiquement des ratios de 120, 150 , parfois 200 et + élèves avec non pas les mm nombres de tables bancs mais beaucoup moins car il est a prévoir à minima 10% du mobilier scolaire dispo se détériore de façon irréversible chaque année. Imaginez seulement le constat 9ans après sans renouvèlement. Au lieu de venir les accuser de ce dont ils ne sont nullement coupables demandez-vous à quoi cela ressemblerait si non armés de leur ferme volonté de faire leur job ils (les enseignants tous confondus en niveau)venaient feindre dispenser leurs cours et partir c’est tt à fait possible Si Vs faisiez 7 effort Vs seriez effaré(e?) par l’état de dénuement dans lequel se débattent nombre d’entre eux (je Vs épargne les détails sur les établissements de l’intérieur du pays sic !) qui veulent résister à la corruption, la prévarication, les malversations, les passe droits qui étouffent dans l’œuf toute initiative honnête.Les traiter comme ce pouvoir et Vs le faites les traite (surtout après 3mois silencieux pour montrer leur bonne volonté?)c’est vraiment le coup de pied de l’âne Pfff !!

      “Sous 1 bon gouvernement la pauvreté est 1 honte,sous 1 mauvais gouvernement la richesses est aussi 1 honte”. Confucius

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