Pour prévenir une éventuelle dégradation de l’environnement à proximité des sites et minimiser le risque de troubles à l’ordre public, le gouvernement gabonais a décidé de la suspension de l’exploitation de l’or sur toute l’étendue du territoire national.

Des enfants dans une mine d’or artisanale au Ghana. © Juliane Kippenberg/Human Rights Watch

 

Au Gabon, depuis le 17 septembre, toutes les activités d’orpaillage, de recherche et de production d’or sont suspendues temporairement sur toute l’étendue du territoire national. A l’origine de cette décision, Christian Magnagna évoque des informations recueillies ces derniers mois par les services administratifs des Mines et de l’Environnement ainsi que des forces de défense et de sécurité, qui font craindre des risques environnementaux et sécuritaires au sein et à proximité des zones d’exploitation.

«Il a été constaté un développement des sites d’exploitation sauvage et illicite dans plusieurs localités de l’intérieur du pays, faisant courir des risques graves de dégradation de l’environnement et de troubles à l’ordre public dans les zones géographiques concernées», communique le ministre des Mines.

Pour le gouvernement gabonais, cette suspension dont le terme n’a pas été précisé vise à mettre fin aux «dérives» observées dans l’exploitation de l’or dans le pays, mais davantage à assurer la pérennité de ce minerai présenté, un peu tardivement, comme une «substance stratégique» pour l’économie nationale, à l’heure où l’industrie pétrolière reste en méforme. Aussi, pour s’assurer du respect de sa décision, Christian Magnagna annonce-t-il dans les prochains jours «des missions de contrôle et d’audit de tous les sites d’orpaillage, de tous les permis de recherche et d’exploitation ainsi que toutes les autorisations portant sur les activités aurifère». Des sanctions sont d’ores et déjà à prévoir.

 
 

4 Commentaires

  1. AIRBORNE dit :

    Magnagna, on s’en fout, l’exploitation de ce minerai ne profite que aux bongos family, les recettes de ce produit n’a jamais apporté une plus value à la vie des gabonais, vous arrêtez l’exploitation au petit orpailleur, pendant ce temps vous le préservez pour les marocains.

  2. Ganoma dit :

    C’est de la comédie cette décision, sachant que dans cette exploitation de l’or , on assiste a un délit d’initié, les Dg, le SG et plusieurs autres personalites du ministère des mines sont impliqués. Chacun a sa petite mine dans ce ministère. Que gagne l’État dans toutes les exploitations en cours. Peut on faire un bilan financier des recettes engrangées par l’État avec ces exploitations?

  3. beka dit :

    Certaines cartes du Gabon prétendent que le notre pays produit une grande variété de minerais. On ne voit plus ces cartes. Et qu’a-t-on fait de ces mines d’or, de diamants, etc., ?

  4. Pariso dit :

    Le gouvernement gabonais a suspendu temporairement toute activité de prospection, de recherche, d’orpaillage et de production d’or sur l’ensemble du territoire. Plus d’un mois après aucune lumière à l’horizon.
    Le lundi 17 septembre 2018, le ministère de l’Equipement, des infrastructures et des mines par le biais d’un communiqué publié à l’Union, a temporairement suspendu toutes les activités de prospection, de recherche, d’orpaillage et de production d’or sur l’ensemble du territoire national.
    Cette décision intervient après que les services administratifs des mines et de l’environnement ainsi que les services de sécurité et de défense, eurent découvert «des sites d’exploitation sauvage et illicite d’or dans plusieurs localités».
    De ce fait le Ministre de l’Equipement, des infrastructures et des mines connait certainement les coupables. Ce n’est surement pas MANAGEM qui a arrêté la production de Bakoudou, il y a environ un an et qui a été reçu par le même ministre pour échanger sur la mine d’Etéké (en vue de son exploitation très prochainement) deux jours après la suspension des activités aurifères. Allez y comprendre.
    La question posée est de savoir pourquoi suspendre les activités de prospection et de recherche des sociétés possédant un permis légalement octroyé par le même Ministre quand on sait des sommes d’argent importantes demandées à ces sociétés pour mener les travaux de prospection et de recherche.
    A titre d’exemple, le ministère demande à ces sociétés d’investir des centaines de millions de francs sur un à trois ans pour mener les activités de prospection ou de recherche dans le permis obtenu sans retour sur investissement assuré, du fait que ces activités de prospection et de recherche ne conduisent pas forcement à la découverte d’un gisement.
    Cela fait déjà plus d’un mois que cette décision a été prise et aucune lumière à l’horizon. Qui va rembourser les dépenses occasionnées par cette suspension temporaire pour les sociétés en règles avec l’administration ?
    Les sociétés en question peuvent-elles ester en justice le ministère de l’Equipement, des infrastructures et des mines pour rupture abusif de contrat et demander le remboursement des sommes investies en plus des préjudices moraux subis?
    Les missions de contrôle sont toujours attendues.
    Les langues commencent à se délier.
    Affaire à suivre.

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