La chasse aux scandales de tous bords, et accessoirement au scoop politique, a débouché la semaine dernière sur la parution dans le journal «Le Temps», journal à sensibilité politique opposée au pouvoir et considéré dans la profession comme sérieux, de documents qui attesteraient de dessous de table au travers de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba.

Accusée de corruption, la Fondation Sylvia Bongo Ondimba réfute les accusations de corruption - © FSBO

Initialement parus sur un obscur blog, mais passés inaperçus, des emails ont été rendus publics par l’hebdomadaire «Le Temps», qui font état d’une supposée correspondance entre Carlos Ramjanali, émissaire de China Road and Bridge Corporation (CRBC), et l’assistante particulière de la première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba

L'un des emails présenté comme élément de preuve par Le Temps - © Le TempsDans un mail daté du 7 décembre 2011, les Chinois de CRBC proposent de reverser chaque année à la FSBO «1 % de la valeur totale des projets en cours au Gabon». Ils demandent à cet effet à l’épouse du chef de l’État gabonais de leur «communiquer un numéro de compte bancaire à l’étranger pour qu’ils puissent y transférer les fonds en provenance de leur bureau de Dubaï».

Selon le journal, le Portugais Carlos Ramjanali, qui est arrivé au Gabon en 2011 sous le couvert d’un partenariat entre la Fédération gabonaise de kick-boxing et le groupe Camillo Oliveira Petro Fereira (COPF) dont il était le directeur commercial, avant de se transformer en advisor (conseiller) de CRBC, aurait proposé à Sylvia Bongo d’organiser cette année, pour le compte de la FSBO, «un match de football regroupant des stars Zidane, Figo, Ronaldo, etc., et un matche de boxe féminine, en ambiance de gala, salon VIP hôtel, avec salle à manger type Las Vegas».

Toujours d’après «Le Temps», le match amical de football Gabon-Portugal du 14 novembre à Libreville, pour lequel l’équipe portugaise a empoché près de 800 000 euros, soit plus de 500 millions de francs CFA, «participe de la même mascarade». Les autres projets pour lesquels la FSBO est censée recevoir ses 1 % concernent la construction de la route Alembé-Mikouyi (320 km) pour 300 milliards de francs CFA et 60 km de «contournement de Libreville» pour 200 milliards.

On y fait aussi allusion à un cadeau luxueux à la première dame, une montre Chopard, et au vu des documents présentés, l’histoire était crédible. Suffisamment en tout cas pour que l’hebdomadaire décide de la publier.

Bien évidemment, la Fondation Sylvia Bongo Ondimaba et la première dame elle-même, ont rapidement et vertement réagit : «La Fondation Sylvia Bongo Ondimba s’indigne de la divulgation d’informations mensongères dans l’hebdomadaire “Le Temps” du 21 Novembre, relayées depuis par d’autres médias et basées sur des faux en écriture. Une enquête est en cours et nous apportons notre concours à cette enquête. Dès que la lumière aura été faite sur les faits, ils seront publiés avec toute la transparence voulue, preuves à l’appui. La FSBO se réserve le droit d’attaquer en justice ceux qui ont tenté de nuire à son image et de saboter les efforts qu’elle a entrepris depuis 2010 au profit des populations vulnérables du Gabon.» Réfutant toute malversation, la Fondation a mené une enquête interne poussée et retrouvé les emails incriminés sur des disques durs. Sauf que d’après elle, les contenus sont sensiblement différents.

Les correspondants d’abord, et en particulier la correspondante à la Fondation qui est homonyme à l’assistante de la première dame, mais dont le prénom diffère, Cécilia pour la correspondante habituelle et officielle de CRBC à la fondation et Muriel pour le Cabinet de la première dame (le prénom qui apparaît sur les documents publiés par «Le Temps»). Ces emails discutent effectivement d’un don de CRBC à la Fondation SBO, mais il s’agit, en juillet 2012, du renouvellement d’un mécénat officiel, sur la base d’une convention, d’un montant de 50 millions de francs qui avait été versé en 2011. Cette convention avait d’ailleurs fait l’objet d’un communiqué de presse, d’une remise officielle et d’articles dans la presse gabonaise (L’Union, entre autres).

L’autre question qui se pose est évidemment la fiabilité des preuves, les emails publiés par «Le Temps». D’après la Fondation SBO, ils auraient été remis sous la forme d’un fichier Microsoft Word à l’hebdomadaire, et donc copiés depuis leur source originale par un intermédiaire nécessairement mal intentionné envers la FSBO. Les responsables de cette dernière font remarquer qu’il est facile de modifier un fichier Word et que ces documents ne peuvent, en aucun cas, être considérés comme des éléments fiables, sauf à donner l’origine de ces fichiers, ce que «Le Temps» refuse de faire, avec raison, un journaliste ayant le devoir moral de protéger ses sources.

Un email qui aurait été envoyé par le patron de CRBC rédigé dans son français approximatif pour cause de discretion... au compte email général de la Fondation - © Le TempsD’autres détails permettent aussi de douter de l’authenticité du contenu de ces mails, sauf si les dirigeants de CRBC s’avèrent être de fieffés imbéciles. Personne ne peut ignorer aujourd’hui la «transparence» du Web, sans doute moins les Chinois que les autres vu les récents et récurrents scandales qui ponctuent l’actualité à leur sujet depuis quelques années : espionnage industriel, détournements de mails, attaques informatiques à grande échelle, infiltration dans les réseaux occidentaux, etc. Internet est beaucoup plus facile à surveiller et à «écouter» qu’un réseau téléphonique. Il semble donc curieux que le directeur d’une grande entreprise parle en clair, sur des emails non cryptés, de «montre Chopard en or et diamants», ou demande «un numéro de compte à l’étranger pour y verser 1% du chiffre d’affaire réalisé au Gabon à titre de commission» et autres messages très incriminants. Un patron de PME gabonaise se méfie du téléphone, de ses emails et même souvent des courriers qu’il envoie par coursier. Le patron d’une entreprise chinoise, formé au secret par des années de régime politique  paranoïaque, a bien peu de chance pour se laisser aller à de tels propos. Plus encore de s’excuser pour ses fautes de français car il veut être discret vis-à-vis de son propre collaborateur, alors qu’il envoie ce mail, non pas personnellement à Madame Bongo mais sur l’email générique de la FSBO ! Sans réfuter avec certitude le contenu de ces messages, leur formulation  «idéale» pour dénoncer une corruption semble beaucoup trop facile.

La compagnie chinoise CRBC a logiquement nié ce qui est affirmé par «Le Temps» dans un communiqué de presse, et s’étonne d’être accusée de distribuer une commission sur des marchés qui ne lui ont, finalement, pas été attribués.

La Fondation SBO n’incrimine pas directement le journal «Le Temps», considérant que la rédaction a été induite en erreur, mais porte plainte contre X, c’est à dire contre la personne qui aurait, d’après elle, fabriqué ces emails puis les aurait diffusé à l’origine. Une enquête officielle va donc être initiée qui permettra, peut-être, de connaître le fin mot de l’histoire. Une histoire qui rappelle étrangement le faux grossier d’invitation du parti Socialiste français au PDG en août de cette année.

 
 

30 Commentaires

  1. moi makaya dit :

    encore une histoire à dormir debout, de l’os à grignoter pour alimenter toutes sortes de spéculations et de dénonciations calomnieuses dans les bureaux d’éditions, bureau d’affaires, rues bars etc…
    il est clair que l’intention est de porter atteinte à l’image de la fondation et que le mal est déjà fait malgré l’absence pertinante de preuves. le gabonais moyen qui est en mal de reconnaissance de ce pouvoir n’a pas besoin de plus pour nourrir la véracité de ces alégations et cela pourrait contribuer à alimenter encore le sentiment de haine des opposants vis à vis du régime en place. en effet on serait tenter de crier à la manipulation politique, un tirage de ficelle obscur, peut être quelqu’un dans l’organisation en manque de reconnaissance. quoi qu’il en soit une fondation n’est pas un terrain politique et les initiatives qu’elle (la fondation) entreprend et qui justifient son existance sont louables et appréciées de tous, nul n’en est insensible.
    accusation de corruption et malversation financière? “busness” comme on dit au quartier? non voyons cela est beaucoup trop grave pour accepter un document world éditable aussi facilement qu’ouvrir une page web. et quelque soit le support informatique sur lequel le document a été écrit, il y a une forte probabilité que l’original est tout autre. ce n’est pas parce que le journal est sérieux qu’il ne peut pas commètre des erreurs, mais en même temps sagissant de la fondation de la première dame qui fait sa fierté et la fierté de tous les gabonais, il faut tourner sa plume sept fois avant de publier.
    pour ce qui est de l’organisation d’un grand match amical avec des stars qui coûtent la peau des… ou l’organisation d’un gala de charité, ce n’est pas un scoop quand on sait ce qui se passe dans le pays et comment l’argent est dépensé pour inviter des stars étrangères sous prétexte de faire plaisir aux gabonais. biensur qu’on en a pour nos deniers publiques, mais en même temps on serait tenté de croire un tout petit peu quand on voit le déplacement de la stars portugaise PEPE et cousin pour une initiative en l’honneur de la FSBO, on est tenté de faire un rapprochement, mais encore une fois il faut être vigilant et attendre un éventuel rebondissement de l’affaire avec un peu plus de pertinence quoi…makaya.

  2. saydou kan dit :

    Ce mail est un grossiere mascarade, il contient des signes evidents de faux, non seulement pour des raisons déjà evoquees dans le texte, mais aussi pour :
    1_ dans un vrai mai, l’adresse de la fondation n’apparaitrait comme telle,
    2_ le Mail est adresse a la presidente de la fondation alors que dans le deuxieme pagraphe, on parle de celle-ci comme si le redacteur du mail s’adressait a une troisieme personne,
    3_ pour une personne qui ne connait pas le francais, les paragraphes du texte sont plutot bien alignes, non ?

    A qui profite le crime ?

  3. le pragmatique dit :

    Une chose à faire pour connaître la vérité: que la fondation porte plainte et que le défendeur apporte les preuves de son allégation.

  4. ni lire ni écrire dit :

    Quand je vous le dis qu’on a l’opposition la plus bête du Monde. Au lieu d’enfoncer le clou sur les logements manquants, les policiers véreux, les mesures contre la vie chère non appliquées ou l’argent public gaspillé dans un football qui n’a de professionel que l’habileté de ses dirigeants à s’enrichir, on voit quoi? De stupides manipulations de documents pour inventer des problèmes qui n’existent pas. A croire qu’ils travaillent directement pour le maintien du pouvoir en place !

  5. justiceeur dit :

    Les fondations des premières Dame en Afrique sont finacées par l’argent du contribuables.Elles exercent dans le social à quoi servent le ministères des affaires sociales et de la santé,La fondation d’Edith lucie bongo était financées à hauteur de 2 milliards par an.
    Qu’elle bilan pour ces fondations?

    • Gabriel Nguema dit :

      Je ne sais pas ce qui se passe en “Afrique”. Je ne vis pas en “Afrique” ou au Gondwanna, mais au Gabon. Je ne vis pas non plus au 20ème siècle et encore moins au 17ème où La Fontaine écrivait, “si ce n’est toi, c’est donc ton frère” mais au 21ème.
      Il ne suffit pas d’affirmer que la Fondation reçoit de l’argent public. Il faut ouvrir les budgets éxécutés et voir si cet argent a été budgété, mais aussi s’il a été versé. Il s’agit de documents publics, trouvables au Journal Officiel.

  6. justiceeur dit :

    @ Ni lire ni écrire
    Mon frère ou ma soeur tu deviens parano,tu vois les opposants par tout attention,je suis sur que si ton ou ta partenaire te trompe tu accuseras l’opposition.Ne te melle pas de la politique.tu es trop fanatique

    • ni lire ni écrire dit :

      Mon très estimé frère. Le Temps est très officiellement un journal d’opposition, et c’est lui qui a publié ces faux. Quand je me mêle de politique c’est pour renvoyer dos à dos les incompétents et les impuissants qui nous gouvernent et les ambitieux arrivistes qui voudraient les remplacer sans proposer de solutions. Je m’efforce ici de partager mon ambition d’une nouvelle voie pour le Gabon, basée sur un diagnostic lucide de ce qui va et ne va pas dans le pays pour proposer des solutions viables et efficaces. J’ai du mal, certes, mais je sais qu’en dehors des états majors partisans de nombreux gabonais souhaitent la même chose.
      Se faire prendre la main dans le sac pour avoir publié des faux, ça ne fera avancer personne, c’est tout ce que je dis.

      • @Ni lire ni écrire. Vous semblez porter très bien votre nom… De quoi parlez-vous ? La FSBO existe-t-elle juridiquement ? Est-elle une fondation au sens de la loi ? je vous signale que les fondations au Gabon sont régies par trois lois que sont La Loi 35/62 sur les associations, la Loi n° 2/2000 portant ratification de l’ordonnance n° 2/99 du 30 juillet 1999 fixant le régime des fondations en République gabonaise, le Décret n° 286/PR/MI du 17 décembre 1962 réglementant les modalités de la reconnaissance d’utilité publique des associations modifié par le décret n ° 810/PR du 13 septembre 1971. Aux termes de ces textes, je vous demande de répondre aux questions suivantes au lieu de faire le griot ou le kounabéliste : Les valeurs mobilières de la « FSBO » sont-elles placées en titres nominatifs ou déposés à la Banque gabonaise de développement. La FSBO a-t-elle les autorisations pour les valeurs de libéralité inférieure à dix millions de francs CFA ? Quelle est la composition de son conseil d’administration ? Y a-t-il des membres non gabonais ? Si oui, combien ? La loi considère comme étrangère toute structure associative qui comprend un ou des administrateurs étrangers (article 23 de la loi relative aux associations). Or, la même loi fait interdiction aux associations étrangère (de “recevoir, accepter, solliciter ou agréer des dons … d’un pays étranger” sous peine d’être déclarée nulle, sans préjudice de sanctions pénales (chapitre cinquième, articles 21 et 22, de la loi relative aux associations).

      • @Ni lire ni écrire. J’attends toujours vos réponses aux questions que je vous ai posées concernant la “FSBO” puisque vous semblez si bien connaître les affaires des Bongo au point de vous faire zélateur… Répondez aux questions pour que le débat avance

  7. La Fille de la Veuve dit :

    @ ni lire ni ecrire,

    La question n’est pas de savoir si les logements manquent, si les policiers sont verreux, etc. Il faut aussi aller aux causes de ces mots. Mais la Corruption qui est la Plaie du gabon vous refusez qu’on en parle.

    Allez sur ce lien et dites-mois si la-aussi ce sont des opposants ou des jaloux qui disent ce qui y est dit sur votre Ali.

    http://in.finance.yahoo.com/photos/8-of-the-richest-dictators-in-history-slideshow/ali-bongo-ondimba-photo-1348740985.html

    • ni lire ni écrire dit :

      Je ne refuse pas de parler de corruption. Bien au contraire. Je ne peux vous reprocher d’avoir oublié mos posts sur le sujet, mais j’ai notamment écris sur ces colonnes qu’il fallait doter de plus de moyens l’Agence responsable de cette lutte et mettre fin à l’impunité. Ca c’est un vrai sujet. Par contre, comment ne pas regretter l’usage de faux pour créer de totues pièces des polémiques ridicules qui ne font que se retourner contre leurs auteurs et décrédibiliser toute opposition réelle à ces pratiques?

      • kabangona dit :

        Même pris la main dans le sac, la rengaine des émergents est toujours la même : circulez, y a rien à voir.

      • La Fille de la Veuve dit :

        La Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement illicite existe au Gabon depuis plus de 10 ans et a le statut d’une institution constitutionnelle dotee de l’independance necessaire et de moyens financiers et d’investigation exceptionnels.

        Pouvez-vous me citer un seul dossier de corruption qui ait ete instruit par cette Commission ? Auncun.

        Et pour une simple raison. Cette Commission a ete mise en place pour mieux enterrer les dossiers de corruption.

        Alors, vous pouvez toujours affirmer comme vous le faites qu’il y a usage de faux lorsque la Presse denonce des faits de corruption, mais cela ne retire en rien le fait que je vous mets au defi de me prouver a travers un condamnation judiciaire que ce que nous revele la Presse dans le cas d’espece est contraire a la realite et que la Fondation SBO ne se nourrit pas sur la “Bete”….

  8. Fax1 dit :

    Le mélange de genre est en effet une plaie en Afrique et en particulier au Gabon. Et on se doute bien que la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI) ne fera rien. Heureusement que la presse et les blogs permet d’éclairer certains sujets délicats.
    http://dworaczekbendome.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/03/15/un-million-d-euro-pour-sylvia-bongo-ondimba.html

  9. Gabao.kool dit :

    Rien n’est jusque là scellé comme tel, il s’agit de part et d’autre des allégations qui doivent être mises sous lumière. En revanche, le fait que ce journal reste à sensibilité politique opposée au pouvoir et considéré dans la profession comme serieux ne saurait reduire l’Opposition à zéro comme le prétend Ni Lire Ni Ecrire.

    Cependant, la plupart des fondations sont aux fonds secrets et souvent, leurs projets visent principalement leurs propres interets tout en se donnant l’image d’un pourvoyeur d’aide. Au demeurant, en prenant toutefois soin de certaines fuites pour ce menu, necessité à l’opposé, oblige l’éclairage sur les faits avant de passer à toute bonne crititique. N’empêchant toutefois de dire, qu’il y a quelques mouchards solides dans cet article que nous tous connaisons, notamment ( €800 000 pour l’équipe du Portugal ), qui non seulement prouvent combien de fois le pouvoir en place dilapide le pays et se fout pas
    mal du peuple, mais aussi questionne la limpidité de la FSBO d’autant qu’il semble exister une
    connivence ou participation.

  10. lisiane dit :

    Je ne sais pas ce qui est vrai ou faux dans ces accusations du Temps, mais je me souviens qu’en les lisant la semaine dernière, je me disais que soit ces gens sont “de fieffés imbéciles” comme le dit l’article, soit il s’agit d’une manipulation de plus. Et je doute aussi très fort de la véracité de ces mails. Pour avoir eu à copier des mails, je peux confirmer que rien ne peut garantir leur authenticité. C’est même un souci lorsqu’on travaille par mail avec des clients.

    Alors je suppose que l’enquête s’enfoncera dans l’oubli et que nous ne saurons vraiment ce qui se passe entre les entreprises et les grands de ce monde, mais pour le coup, je reste très dubitative !

  11. Fax1 dit :

    Voici le blog qui a lancé cette affaire.
    On peut y lire un courrier PDF revêtu d’une signature.
    http://www.dworaczek-bendome.org/f-s-b-o-corruption/

  12. dworaczek-bendome dit :

    Dans mon “obscur blog”, disons modeste, en date du 16 juin 2012, j’ai mis à la disposition de chacun les éléments que j’avais reçus.
    http://www.dworaczek-bendome.org/f-s-b-o-corruption/

  13. Le Lecteur gabonais dit :

    Il est vrai que ces infos avaient été rendus public sur ce blog, la date faisant évidemment foi et surtout déja que Madame Bendome est connue pour traiter de tous ses sujets.

    Je ne comprends pas le dénigrement de Gabon review pour un Site à caractère informatif et/ou blog… serait il aussi de la partie avec FSBO ?

    En tout cas, on noie le poisson, SBO va en ressortir la tête haute ? La rumeur a t-ellle une base solide ? pour faire de la fumée, il faut aussi du feu ?
    Qui saura le fin mot de l’histoire ?

    • Luc Lemaire dit :

      Désolé mais nous ne savions pas de quel blog il s’agissait. C’était une info donnée par une source, qui n’a pas pu nous dire lequel avec précision, et une recherche sur Google ne nous avait pas renseigné. Mea culpa.
      Cela dit, ces deux documents sont loin d’être fiables. Techniquement, la lettre n’est pas un scan mais un courrier au texte éditable avec une signature scannée rapportée, ce qui est assez peu crédible. Le second document est un copier/coller de mails, tout aussi éditable et donc simple à modifier. Le fond du problème, il me semble, est que jusqu’à présent aucune preuve convaincante n’a été fournie et que la logique veut que ce soit l’accusateur qui fournisse des éléments de preuves et non qu’on exige de celui qui est accusé la preuve de son innocence. A moins de considérer, comme l’affirmait Félix Dzerjinski, le fondateur du KGB, que tout le monde est coupable sauf ceux qui prouvent leur innocence.
      Vous aurez sans doute remarqué que nous avons immédiatement validé le commentaire qui donnait ce lien…

  14. Eric Nguema Mba dit :

    Article intéressant, sauf sur deux points:
    1. Le temps jouranal considéré comme sérieux par la profession. C’est qu’elle n’est pas difficile “la profession”! Le peu qu’il m’arrive d’en lire me conduit à constater qu’il ne s’agit que d’un journal d’opinion parmi tant d’autres au Gabon, ceux qui chantent l’émergence d’un côté, et ceux qui comme le temps font feu de tous bois pour bruler ABO. Je ne vois rien de très sérieux là-dedans. beaucoup d’à peu près, un zeste de calomnie, un zeste d’identitaire ça fait quand même pas un vrai journal sérieux. mais bon, la bonne conscience nous conduit toujours au minimalisme et au politiquement correct.
    2. Je ne vois pas le rapposrt avec l’histoire de la vrai-fausse invitation d’une bande de pieds nickélés gabonais au congrès du PS.

    Le mail du temps semble être un faux grossier. L’autre était manifestement un vrai-faux puisqu’on a pparis qu’il a été envoyé du fax de Roland Dumas et non fabriqué pazr les bénéficiaires. Le fond de l’histoire étant que si la bande zouave s’était contentée d’assiter sagement au congrès, on n’en aurait rien sû c’esta quand ils ont voulu en tirer un profit médaiatique que les hypocrites du genre Cambédélis qui les y avaient laissé entrer sont montés sur leurs grands chevaux. tout le reste n’est que cinéma.

  15. un ex de la presidence dit :

    bonjour

    posez vous une seule question…….
    pourquoi faire une fondation et non pas une association?
    une association a des comptes financiers à rendre

    • Luc Lemaire dit :

      Une fondation, comme une association est passible de contrôle fiscal et a des comptes financiers à rendre. Sans doute moins une association qu’une Fondation qui doit faire valider ses comptes annuellement. Une fondation est une personne morale à but non lucratif créée par un ou plusieurs donateurs, eux-mêmes pouvant être des personnes physiques ou morales, pour accomplir une œuvre d’intérêt général. Une fondation, c’est avant tout de l’argent privé mis à disposition d’une cause publique. À l’inverse d’une association, une fondation ne comporte pas de membres. Elle est dirigée par un conseil d’administration, dont les membres peuvent être composés en partie par les fondateurs, mais aussi de membres de droit et de membres cooptés élus.
      Une association est un regoupement volontaire, et idéalement affinitaire, de personnes se proposant de poursuivre, pendant un temps déterminé ou indéterminé, un but commun, par des procédés dont elles délibéreront ensemble, en mobilisant des ressources propres et en faisant appel, le cas écheant, à des concours extérieurs.

  16. un ex de la presidence dit :

    sauf qu’une association ne peut pas faire de benefices et qu’une fondation peut en faire
    le regime d’imposition….on en parle?

    • Luc Lemaire dit :

      Les deux peuvent faire des bénéfices mais ne peuvent pas les redistribuer à leurs membres (non lucratif). Ils doivent être réinvestis dans le cadres des missions que se sont fixés l’association ou la fondation. Sinon, les deux, paient des impôts je crois. En tout cas c’est certain pour les associations qui font des bénéfices. Par contres, elles ne sont pas assujetties à la TVA.

  17. ni lire ni écrire dit :

    Calomniez, calomniez il en restera toujours quelque chose. Même sur la base de faux en écriture avérés les thuriféraires de l’insulte comme succédané à la pensée politique continuent d’annoner leur message stalinien. Ce faisant, ils occultent les vrais questions politiques, à croire que c’est leur but… Ah mais j’oubliais… ce sont tous d’anciens PDG. Ceci explique-t-il cela?

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