Estimant avoir été injurié et calomnié par «Moutouki», le gouverneur de la province du Woleu-Ntem a saisi la Haute autorité de la communication (Hac) qui, ce vendredi 21 décembre, a suspendu pour un mois la parution de l’hebdomadaire du Groupe Olumambe.

L’hebdomadaire «Moutouki», suspendu pour un mois. © Gabonreview

 

A compter de ce vendredi 21 décembre, «Moutouki» ne sera pas disponible en kiosque. Cette absence devrait durer un mois, d’autant plus que l’hebdomadaire du Groupe Olumambe a été suspendu par la Hac. En cause : la saisine du conseil de Joël Ogouma, qui n’a pas du tout goûté le numéro 146 paru le jeudi 22 novembre dernier, dans lequel un article l’accuse d’avoir «détruit les Impôts».

L’actuel gouverneur de la province du Woleu-Ntem a passé 8 ans à la tête de la direction générale des Impôts. Le soupçonnant de «mauvaise gestion» des fonds publics, l’hebdomadaire s’était interrogé si «Joël Ogouma ne devrait-il pas être en prison», suscitant l’indignation de l’intéressé.

N’ayant pas été convaincue par les arguments de Noël Boundzanga, le directeur exécutif du groupe éditeur de «Moutouki», auditionné le 20 décembre, la Hac estime que l’hebdomadaire «a tenu des écrits injurieux et calomnieux à l’endroit du sieur Joël Ogouma». Le régulateur pointe notamment «le non-respect du principe de l’honnêteté qui sous-tend que les médias doivent diffuser une information sincère, véridique et objective».

 
 

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