A moins de trois jours de la date butoir du préavis de grève déposé par l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) au Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, la Fédération syndicale mondiale (FSM) a apporté son soutien, le 7 décembre 2018, à l’Onep.

La Fédération syndicale mondiale a apporté son soutien aux travailleurs du pétrole gabonais qui devraient entrer en grève générale illimitée. © D.R.

 

La Fédération syndicale mondiale est montée au créneau le 7 décembre 2018 pour apporter son soutien aux travailleurs du secteur pétrolier gabonais.

«La Fédération syndicale mondiale, représentant 95 millions de travailleurs dans 130 pays du monde entier, exprime sa pleine solidarité et appui aux travailleurs du secteur pétrolier et activités connexes au Gabon et à l’Onep», lit-on sur le communiqué publié sur la page Facebook d’Onep.

Réunie en assemblée générale le 3 décembre, à Libreville, l’Onep avait exhumé les points qui plombent l’activité de l’ensemble du secteur pétrolier. Au terme de cette réunion, les syndicalistes avaient déposé un préavis de grève générale du secteur pétrolier et activités connexes chez le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet et dans autres administrations intervenant dans ce secteur.

L’Onep dénonce depuis plusieurs mois «les violations récurrentes, par les employeurs du secteur pétrolier et activités connexes, des dispositions légales et réglementaires en matière de travail, d’emploi et de sécurité sociale». Les syndicalistes s’insurgent également contre «l’impuissance de l’Administration du Travail à faire respecter aux employeurs du secteur pétrolier et activités connexes, les lois et règlements en matière de travail, d’emploi et de sécurité sociale».

Le mouvement syndical mondial se dit «fermement aux côtés des travailleurs du secteur pétrolier du Gabon, dans leur lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail». Le mouvement exhorte toutes les parties prenantes à prendre «toutes les mesures nécessaires pour la satisfaction de leurs justes demandes et pour le respect de leurs droits».

D’ici le 10 décembre prochain, si le gouvernement n’a pas réagi, l’on peut s’attendre à ce que l’Onep engage une nouvelle grève qui devrait certainement paralyser l’économie nationale.

 
 

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