Rendu coupable de faux en écriture, déclaration mensongère et complicité d’immigration clandestine, Emane Mintsa, 2ème adjoint au maire de Minvoul, a été placé en détention pour instruction, le 12 mai, par le tribunal de première instance d’Oyem. L’intéressé encourt une lourde peine de prison au vu de la gravité des faits.

Image à titre simplement illustratif. © Gabonreview/Shutterstock

 

Sale temps  pour le deuxième adjoint au maire de Minvoul, qui s’est fait épingler, le 12 mai 2018, par le tribunal  de première instance d’Oyem dans le Woleu Ntem. Emane Mintsa a été, selon Radio Gabon, présenté devant le procureur puis placé en détention pour instruction. Il est accusé de faux en écriture, déclaration mensongère et complicité d’immigration clandestine.

La mairie de Minvoul. © le hautntem.com

Les faits, selon le correspondant de la radio nationale à Oyem, remontent à plusieurs semaines. Emane Mintsa aurait établi un acte de naissance frauduleux à la fille de sa concubine de nationalité camerounaise. Voulant se faire établir à son tour un certificat de nationalité et une carte nationale d’identité, la belle-fille du maire s’est rendue au commissariat de police d’Oyem. Intrigués par l’authenticité du document, les services de l’identification judicaire du commissariat d’Oyem ont décidé de faire passer la fille à un interrogatoire sur l’origine du document.  Acculée par les questions, la fille a fini par dévoiler, au bout d’une demi-heure, le nom du deuxième adjoint au maire et auteur du faux document.

Mis aux arrêts puis présenté devant le procureur, Emane Mintsa n’a pas pu nier les faits qui lui sont reprochés. Au vu de leur gravité, le deuxième adjoint au maire de Minvoul a été placé en détention pour instruction. Conformément aux dispositions de l’article 115 du code de procédure pénale, l’intéressé risquerait, une réclusion criminelle à temps ou encore 5 à 10 ans de prison assortis d’une lourde amende au cas où la justice serait un tantinet indulgente.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 
 

3 Commentaires

  1. Venance Pambou dit :

    Et Akassaga ? Lui aussi à établi un faux acte de naissance non… Pourquoi il est en liberté ?

  2. rendala dit :

    c’est un règlement de compte quelqu’un en veux a ce pauvre type,

    Dans toutes les mairies du Gabon ces pratiques sont courantes même à la mairie centrale de Libreville ces pratiques se font.

    dernièrement a la mairie de Libreville ils ont même inventé une taxe mais comme à la mairie 80 à 90% du personnel vient des partis politiques et qu’il faut toujours récompenser des militants de confiance, ce sont surtout des chauffeurs qui gagnent ces postes à la mairie centrale.

    Alors imaginez des gens qui ont un niveau intellectuel de chauffeurs et qui manipulent des textes de lois. le résultat c’est quoi selon vous:

    de la bêtise.

    voici la taxe qu’ils ont pondu:” taxe sur la nuisance sonore”

    savez vous comment ils qualifie cette taxe: ” le principal ”

    Et il y aurait aussi des pénalité sur cette taxe. ce sont des termes ici empruntés aux impôts ou a la CNSS.(j’expliquerait prochainement leurs sens)

    la bêtise ici est a quel niveau selon vous?

    “la taxe sur la nuisance sonore ”

    une taxe est l’autorisation que l’on accorde pour faire quelque chose.

    ici cela voudrait dire que la mairie centrale autorise les Bars à faire du bruit et puisque cette taxe est payée, un voisin qui oserait se plaindre pour le bruit d’un Bars pourrait être mis en prison.

    ce que nos craques de la mairie centrale ignorent c’est que “la nuisance sonore” est souvent accompagnée du “tapage nocturne” donc du désordre dans la nuit.
    et ce que la mairie centrale pense pouvoir utiliser comme des taxes sont en fait des délits poursuivables par la loi.

    En conséquences la mairie de Libreville donne des autorisations pour violer la lois. je suis moi même détenteur d’un bars et j’ai une copie de ma quittance de payement au besoin je vais produire cela ici plus tard.
    ce que la mairie a confondu c’est que tous ces vendeurs de Musiques sur CD ou clefs USB dans nos carrefours, aussi les bars, et qui font un bruits assourdissant devraient être arrêtes pour payer des amandes mais pas des taxes et ce travail est du ressort du tribunal et non de la marie. sauf qu’au GABON comme l’escroquerie est devenu le grand sport, chacun invente sa sauce pour terminer sa maison au bord de Mer et les pauvres citoyens devront toujours payer.

  3. Ngouss Mabanga dit :

    Et celui qui a des faux actes de naissance, à quand son tour?

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