48 heures après sa sortie officielle, l’Union sacrée pour la patrie (USP) a organisé sa première assemblée générale, le 20 juillet à Libreville, au cours de laquelle elle est revenue sur les enjeux de sa création.

Le porte-parole de l’USP, Wilfried Mvou-Ossialas, le 20 juillet 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

L’Union sacrée pour la patrie (USP) a organisé sa première assemblée générale, le 20 juillet à Libreville. Une rencontre au cours de laquelle les responsables du regroupement de fédérations syndicales, d’intersyndicales et de syndicats autonomes des régies financières, ont décliné les raisons de sa création.

«Nous sommes venus donner des explications aux techniciens de la finance et de l’économie, qui se sont retrouvés pour créer l’USP. Il était question pour nous de rappeler le contexte économique qui nous a amené à créer l’USP. Agents, administrateurs et gouvernement, nous sommes tous responsables de la situation chaotique dans laquelle se trouve notre pays», a affirmé le porte-parole de l’USP.

«Dans notre pays, en effet, nous avons pris la mauvaise habitude d’insérer dans l’administration, l’ensemble de nos parents lorsqu’on est nommé à un poste de responsabilités. Conclusion : le fichier de la main d’œuvre non permanente est gonflé, tout comme celui des pré-salariés. Il faut dénoncer cela», a poursuivi Wilfried Mvou-Ossialas.

Roberto Carlos Otounga face à la presse. Et, moments de l’assemblée générale. © Gabonreview

Cette assemblée générale a été organisée 48 heures après la sortie de l’USP, au cours de laquelle elle avait salué les mesures d’austérités adoptées par le gouvernement. Dans le cadre de ces mesures, 41 au total, Wilfried Mvou-Ossialas a insisté sur l’audit de la Fonction publique. «Pour nous, la solution passe avant tout par l’audit de la Fonction publique», a-t-il souligné.

«Nous, en tant que régies financières, nous avons été les premiers à demander l’audit de nos administrations, en commençant par l’Estuaire. Nous sommes en train de voir comment étendre cet audit des régies financières à l’intérieur du pays. Nous avons également accepté une décote sur nos primes, car le représentant local du FMI nous a présenté le tableau de bord des indicatifs économiques. Les régies financières ont donc consenties une décote de 30% sur l’ensemble de leurs revenus supplémentaires. Si nous avons accepté cela, ne devons nous pas rester cohérents en saluant les mesures d’austérité ?», s’est-il exclamé.

Dans le même ordre, le trésorier général du Syndicat national de l’administration du budget et de la dépense publique (Synabdp) a insisté sur le contexte de crise actuelle. Un contexte nécessitant la maitrise et l’optimisation de la masse salariale, figurant parmi les mesures adoptées par le gouvernement. «Autant que nous sommes ici, nous sommes les financiers de votre pays. J’ai travaillé avec le FMI ces dernières semaines. Si nous ne changeons pas certaines manières de faire, nous fonçons droit vers le mur», a alerté Roberto Carlos Otounga.

«Nos recettes fiscales, cette année, sont à 1200 milliards de francs CFA, dont 55% alloués aux salaires. Soit plus de 700 milliards. Que nous reste-t-il pour investir, ou pour régler les problèmes sociaux ? Là est un des enjeux des mesures d’austérité saluées par l’USP», a conclu le trésorier général du Synabdp.

 
 

8 Commentaires

  1. Mr le porte parole de l’USP, je suis désolé, mais je ne pense pas que les agents ont une part de responsabilité dans la situation chaotique du pays.Les Gouvernants sont les seuls responsables. Ils ont fait de mauvais choix. Diverstissements excessifs, éléphants blancs, amateurisme, mensonges…En plus, c’est maintenant que nos Gouvernants réalisent l’importante masse salariale au dessus de 35% des revenues de l’Etat? Le FMI a demandé de réduire le train de vie de l’Etat. Donc si la réduction de son train de vie devrait être de 40%, les Gouvernants veulent faire en sorte que l’agent publique contribut à auteur de 30% dans les 40%. Se sont des hommes politiques, ils désir que toute leurs dépenses soient faite par d’autres (l’État). Voila pourquoi ils s’accrochent à être des Gouvernants,ces fonctions ou ton salaire devient ton épargne.

  2. Paul Mikouma dit :

    Les Syndicats des Régies financières sont une honte pour notre pays. Ces messieurs et dames se sont laissés acheter par le pouvoir sur le dos des Gabonais.

    Ce qu’ils ne disent pas c’est que pendant qu’on demande aux Gabonais de se serrer la ceinture et qu’on réduit les autres fonctionnaires à la mendicité, eux se gavent sur le dos du budget de l’Etat. Pour preuve, ces dispositions qu’ils avaient introduit dans le projet de loi de finances rectificative 2018 et dont le FMI a exigé le retrait.

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    Article 22 : Il est créé une « redevance d’usure du système d’information budgétaire », en abregé RUSIB destinée à l’entretien et à la maintenance du système d’information dédié à la programmation et à l’exécution de la phase administrative du budget de l’Etat.

    Article 23 : Le recouvrement de la redevance relève de la compétence du Trésor Public.

    Article 24: L’assiette et les taux de la RUSIB sont fixés ainsi qu’il suit :
    – titre 3 Dépenses de biens et services : 1% ;
    – titre 5 Dépenses d’Investissement : 1% hors FINEX ;
    – titre 6 Autres Dépenses : 1% hors dépenses liées aux contentieux.

    Article 25 : La liquidation de la RUSIB se fait à l’engagement de la dépense, via le système d’information budgétaire.

    Article 26 : Les modalités de recouvrement de la RUSIB sont fixées par voie réglementaire.

    Article 27 : Il est institué une redevance intitulée « redevance d’usure du système d’information du trésor », en abrégé RUSIT destinée au financement de la maintenance du système d’information du Trésor. La RUSIT est calculée et prélevée sur le produit des émissions des bons du Trésor Public.

    Article 28 : Les modalités de liquidation de la RUSIT sont fixées par voie réglementaire. Le recouvrement de la RUSIT relève de la compétence du Trésor Public.

    Article 29 : Le taux de la RUSIT est fixé à 1% du montant total des émissions de BTA de l’exercice. L’assiette de la RUSIT est adossée à la limite du montant global des émissions arrêté dans le calendrier prévisonnel annuel des émissions des titres publics.

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    Ainsi donc, le Trésor et le Budget allaient se gaver sur le dos du budget de l’Etat. Du jamais vu.

    Est-ce que les Syndicats des régies financières peuvent justifier cette situation ?

  3. BEYEME dit :

    @ Roberto Carlos Otounga,

    QUESTIONS: pourquoi sommes-nous arrivés là? Et comment ? Pendant que les régies financières s’empiffrait de l’argent du contribuable, d’autres administrations n’avaient rien. Bien logique qu’on commence à dégraisser vos nombreuses primes.
    Dites-nous tout simplement que vous avez mal géré un point c’est tout. Assumez maintenant.

  4. Ikobey dit :

    Nos gouvernants auraient dû agir plus tôt, ils ont été trop complaisants et depuis trop longtemps. Maintenant, la cure est sévère et difficile pour tous, quoiqu’en disent certains. Nous sommes tous coupables, on a tous dans nos familles des gens qui ont bénéficié du système.
    Il faut désormais payer l’addition, tout fini par se payer.Personne ne peut vivre indéfiniment au dessus de ses moyens.
    Le gouvernement a pris les bonnes mesures, il a fait preuve d’un courage dont on ne le croyait pas capable. Ceux qui contestent ces mesures sont des irresponsables, qui ne souhaite que la politique du pire en espérant que le chaos leur apportera ce qu’ils n’ont jamais réussir à obtenir.

  5. Okoss dit :

    Nous ne sommes pas tous responsables.1 audit de de la fonction public s impose
    Les régies financières sont trufees d’ incompétents aux salaires astronomiques
    Et ne doivent leur présence qu a leur seule appartenance ethnique
    Certaines techniciennes de surface ont des salaires On ne peu plus scandaleux
    Pourquoi dans ce pays on veut prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages
    Qui ne sait pas que pour certains d’ une certaine province
    Les postes budgétaires sont attribues des l obtention du Bac
    La grande lessive annoncée aura bien lieu et arrêter de dire qu on est tous responsables

  6. Patrick ANTCHOUET dit :

    Brice Laccruche-Alihanga a réussi à les prendre avec lui. BLA ne donne pas son argent pour rien.

  7. Bob dit :

    Venant d’un pseudo syndicat tenu par des bateké,vpas étonnant. Vous pensez que vous êtes plus intéressant que le reste de Gabonais

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