La 18e Réunion de l’équipe multidisciplinaire (MDT) de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Afrique centrale s’est ouverte, ce mardi 18 novembre, à Libreville. L’événement, placé sous le thème «la résilience climatique à travers la gestion durable des ressources naturelles», se déroule jusqu’au 20 novembre avec pour objectif principal de renforcer la coordination et la coopération régionale autour de la gestion durable des ressources naturelles pour faire face aux défis du changement climatique. 

Les officiels représentant les organisations nationales et internationales, à l’ouverture des travaux, le 18 novembre 2025. © GabonReview

 

À l’initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Afrique centrale, la 18e Réunion de l’équipe multidisciplinaire (MDT) qui a débuté, le 18 novembre, dans la capitale gabonaise, et dont la thématique est «la résilience climatique à travers la gestion durable des ressources naturelles», vise à réunir les acteurs de la région afin d’échanger sur les approches, les bonnes pratiques et les solutions adaptées aux réalités locales, dans un contexte où les ressources naturelles partagées, telles que les fleuves transfrontaliers et les forêts nécessitent une synergie régionale avec les États, institutions, communautés scientifiques, secteur privé et société civile.

Urgence d’agir collectivement 

Cette réunion bénéficie d’un alignement stratégique avec la Cop30 qui a lieu simultanément à Belém, au Brésil, et renforce la visibilité et l’importance des forêts du Bassin du Congo et du Lac Tchad en tant que piliers mondiaux de la résilience écologique. La rencontre s’inscrit  de même dans les calendriers internationaux liés aux Objectifs de développement durable (ODD 2030), à l’Agenda 2063, aux Contributions déterminées au niveau national (CDN/NDC) et aux cadres mondiaux de biodiversité et de prévention des risques. Selon le Coordonnateur du bureau sous-régional de la FAO, Athman Mravili, ce contexte mondial chargé rappelle «l’urgence d’agir collectivement» pour protéger ces écosystèmes vitaux.

Quelques clichés de l’ouverture des travaux. © GabonReview

Les travaux de la réunion se déploient autour de cinq sous-thèmes à savoir la modification des régimes pluviométriques qui perturbe la sécurité alimentaire par l’instabilité des saisons agricoles ; l’érosion et l’appauvrissement des sols liés à la déforestation et aux mauvaises pratiques agricoles ; la raréfaction et la pollution des ressources hydriques qui menacent la production agricole et la santé publique ; la dégradation des forêts du bassin du Congo, soumises à une forte pression anthropique ; et enfin, la perte de biodiversité qui compromet la productivité et la résilience des systèmes agroécologiques. Ces phénomènes aggravent entre autres la malnutrition, la baisse de productivité et la vulnérabilité socio-économique des populations.

Renforcer la croissance verte et assurer un avenir durable pour les populations

L’agenda prévoit des sessions plénières et des tables rondes multi-acteurs, avec la participation d’institutions nationales, régionales, agences de financement, ONG, universités, sociétés civiles et secteur privé. Parmi les objectifs spécifiques, les intervenants ont souligné la nécessité d’identifier les impacts climatiques, de partager des expériences d’adaptation et d’atténuation, de promouvoir la synergie interdisciplinaire et d’encourager l’inclusion des femmes et des jeunes. Le directeur du Marché commun de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Jacob Kotcho Bongnaha, a insisté sur une «gouvernance environnementale inclusive et participative» et la valorisation des savoir-faire locaux comme socle pour la résilience.

Les résultats attendus comprennent une déclaration commune de l’Afrique centrale sur la résilience climatique, des recommandations politiques intégrantes et un plan d’action sous-régional de suivi. Secrétaire générale du ministère de l’Économie numérique du Gabon, représentant le ministère de l’Agriculture, Aline Sylvie Minko-mi-Etoua, a souligné que la résilience climatique est au cœur de la transformation des systèmes alimentaires.  «Il ne s’agit pas seulement de produire pour nourrir, mais de produire mieux et bien, de consommer durablement, de distribuer équitablement et de recycler intelligemment», a-t-elle déclaré. 

L’ensemble des efforts mis en exergue vise à garantir la sécurité alimentaire, à renforcer la croissance verte et à assurer un avenir durable pour les populations d’Afrique centrale.

 
GR
 

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