22 défis, 36 recommandations : la feuille de route de l’IA gabonaise prend forme
Après trois jours de concertation, les travaux préparatoires de la future Stratégie nationale de l’intelligence artificielle (IA) se sont achevés, le 30 septembre à Libreville. Présidée par le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba, la cérémonie de clôture a consacré la remise de 22 défis et 36 recommandations, élaborés par six groupes réunissant administrations, secteur privé, monde académique, incubateurs et société civile, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développent (PNUD). L’ambition à l’horizon 2030 est d’avoir «une IA responsable au service de la souveraineté, de l’innovation et du développement du Gabon».

Le ministre de l’Économie numérique, Mark-Alexandre Doumba, présidant la clôture des travaux à côté de la Secrétaire générale du ministère et de la représentante du PNUD. © D.R.
Au terme des travaux préparatoires de la future Stratégie nationale de l’intelligence artificielle (IA), achevés, le 30 septembre à Libreville, les contours de ce document se sont dessinés après trois jours d’échanges avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développent (PNUD). Les Représentants de l’administration, du secteur privé, du monde académique, des incubateurs et de la société civile ont, en effet, identifié 22 défis et formulé 36 recommandations autour d’une ambition qui est celle d’«une IA responsable au service de la souveraineté, de l’innovation et du développement du Gabon d’ici 2030».
«Si la qualité des données est défaillante, l’IA va nous envoyer des informations défaillantes»
Les propositions portent sur les données, les compétences, les infrastructures et les capacités de calcul, la régulation, l’innovation et la transformation du secteur public. Pour le ministre, «il était important qu’à un moment donné, le gouvernement se saisisse de ce sujet de manière organisée». Les participants ont notamment appelé à améliorer la disponibilité, l’interopérabilité et la sécurisation des données, à renforcer la formation et la recherche, et à faciliter le financement des startups auprès des banques, du Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS), de la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG), du capital-risque et des incubateurs.

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Ils ont également recommandé de valoriser les infrastructures existantes, de développer les capacités nationales d’hébergement et de calcul, de réduire la dépendance aux solutions étrangères et de protéger les données sensibles. Ces priorités répondent à des défis concrets, tels que la résistance au changement dans l’administration, l’insuffisance des équipements, le faible partage des données et le besoin d’une supervision humaine pour les usages sensibles.
Comme l’a rappelé Mark-Alexandre Doumba, «si la qualité des données est défaillante, l’IA va nous envoyer des informations défaillantes».
Les conclusions de l’atelier constituent donc un diagnostic et un cadre d’orientation
Présidant la clôture, le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation a souligné que l’IA demeure l’aboutissement de quatre préalables, à savoir «la réglementation, les infrastructures numériques, la digitalisation des services publics, et l’innovation et l’écosystème». Les conclusions de l’atelier constituent donc un diagnostic et un cadre d’orientation, non une stratégie achevée. Elles seront approfondies par le ministère et le PNUD avant la rédaction du projet, de son plan d’action, de son dispositif de financement et de ses indicateurs de suivi, puis sa validation et sa présentation au gouvernement.
Pour Soahangy Mamisoa Rangers, la représentante résidente adjointe du PNUD Gabon, «nous avons collectivement posé les fondations d’une ambition nationale pour l’intelligence artificielle au Gabon». Elle a toutefois ajouté que «la réussite d’une stratégie nationale ne repose pas uniquement sur la technologie, mais sur les compétences humaines, la confiance, la gouvernance et la capacité de nos institutions à se transformer», avant d’indiquer que «le Gabon dispose des talents et de la volonté pour faire de l’intelligence artificielle un levier de son développement».
















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